Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Baleine et le ricin. D'un mai à l'autre
Frossard André
FAYARD
25,80 €
Épuisé
EAN :9782213012070
Il arrive dans la vie des civilisations que l'histoire, brusquement, change de sens, comme un essaim d'abeilles au milieu d'un champ. Il est rare qu'on puisse la prendre sur le fait. Personne n'a jamais pu dire : " Tiens, le christianisme vient de commencer ", ou " la mythologie grecque, c'est fini depuis hier ". En 476, personne n'a noté sur ses tablettes : " l'Empire romain a cessé d'exister aujourd'hui ". Mai 68 a été l'un de ces moments exceptionnels où chacun a la sensation plus ou moins nette de franchir un seuil et d'entrer dans l'inconnu. Ce ne fut pas une révolution, mais quelque chose de beaucoup plus rare : un tremblement d'histoire accompagné d'un garnd ébranlement de structures et d'un vaste remous de barricades : l'indication précise d'un changement d'ère. C'est cette crise où la violence, la fête et la liberté ont joué dans le tumulte le scénario indéchiffrable d'une sorte de psychodrame lyrique et lacrymogène qui fait l'objet principal de cette conversation avec moi-même... A. F.
Les convertis sont encombrants ", disait Bernanos. André Frossard s'est toujours reconnu dans cette affirmation. La mort l'a surpris alors qu'il achevait, avec la collaboration de Noël Bompois, sa traduction de la Bible. En compagnie de celui-ci, il travaillait aussi à un essai original sur Jésus, auquel il voulait donner la forme d'un cinquième Evangile. Noël Bompois a recueilli le fruit de ses entretiens avec André Frossard, suivant le cheminement de sa pensée jusqu'à ses derniers moments. Près de vingt-cinq ans après Dieu existe, je l'ai rencontré, on trouvera dans ce livre les ultimes paroles du Cavalier seul. Au terme de sa vie qui fut une traversée du siècle, telle était sa conviction : le vrai message du christianisme nous a échappé pendant plus de deux mille ans. Les constructions théologiques et morales ont fait de Jésus le Fils sacrifié, l'enfant livré par un Dieu cruel pour racheter, rétribuer le péché des hommes. Il est temps, soutient Frossard, de découvrir, de redécouvrir l'essence de la Bonne Nouvelle, en méditant les premiers mots de la Genèse : " Dieu a créé l'homme à son image et à sa ressemblance. " C'est pour restaurer cette image, pour faire rayonner un éclat nouveau que Dieu s'est incarné. Le vrai visage de Jésus existe : André Frossard l'a rencontré. Un bouleversant testament spirituel.
Evêques de France, écrit André Frossard dans son nouveau libelle, vous n'avez qu'un seul parti à prendre, le parti de Dieu, et vous nous donnez depuis quelque temps un christianisme dévitalisé, dépouillé de ses mystères et de ses miracles, réduit à la sociologie et à l'histoire, et qui est à la religion ce que le centrisme est à la politique. Vous multipliez les concessions à la mode intellectuelle, les compromis avec le monde ; or le monde qui vit dans l'angoisse et la pénurie spirituelle, le monde qui a eu des espérances et n'a plus que des désillusions, attend de vous des raisons de croire, et votre timidité ne lui fournit que des raisons de douter. Vous parlez de moins en moins comme saint Paul, et de plus en plus comme un sénateur centriste. Sur quoi l'auteur, qui a passé sa vie à défendre l'Eglise, a quelques remarques à vous faire. " Et il le fait sur le ton qui est le sien.
L'affaire Touvier, l'intervention du cardinal-archevêque de Lyon, le trouble de l'opinion publique réveillée par les fantômes d'un passé qui ne passe pas, les hésitations de la justice aux prises avec la notion de " crime contre l'humanité ", et les actes de contrition que l'Eglise multiplie à tout propos ont inspiré à André Frossard un certain nombre de réflexions douces-amères sur l'Eglise, qui essaie vainement de se faire pardonner d'être une institution divine, et sur le caractère français, qui pour l'instant manque singulièrement de crête. " Il n'y a pas d'orgueil à être français ", dit Bernanos. A l'être, il n'y a pas de honte non plus. D'où le titre ironique de ce nouvel ouvrage, qui a l'accent de la plainte et la brièveté du pamphlet.
La splendeur de la vérité ", tels sont les premiers mots, et par conséquent le titre de la dernière encyclique de Jean-Paul II. Cette oeuvre magistrale, qui rétablit au-dessus des discordances, des fausses notes et des vacarmes stériles du monde contemporain la magnifique harmonie de la foi, de la vérité et de la liberté, a été attaquée, avant même que Jean-Paul II en eût achevé la rédaction, par des gens d'Eglise que l'on eût plutôt crus préposés à sa diffusion. " En vérité, écrit l'auteur, ces messieurs-là ne veulent point de pape. Ils rêvent d'une Eglise en forme de congrès permanent où l'on remettrait le Credo, chaque jour, au goût du jour. " Dans ce livre qui commence par une contre-offensive énergique, André Frossard, sur le ton affable qui est le sien, leur rappelle qu'ils habitent une institution divine.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!