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VOYAGE EN EGYPTE. Journal publié d'après les carnets manuscrits
Fromentin Eugène
OMBRES
11,20 €
Épuisé
EAN :9782841420810
En 1869, sont conviées à l'inauguration du canal de Suez, percé par Ferdinand de Lesseps, des délégations internationales comprenant altesses et hautes figures des milieux scientifiques, littéraires et artistiques. Eugène Fromentin (1820-1876) est présent. Soucieux de clore la trilogie commencée avec Un été dans le Sahara (1856) et Une année dans le Sahel (1858), il rédige ses notes de voyage, destinées pourtant à rester inachevées. Elles seront d'abord publiées par Louis Gonse en 1881, puis par Jean-Marie Carré en 1935. Plus que les tableaux de Fromentin inspirés par le séjour égyptien, souvent d'après les photographies prises sur place, les notes des carnets enregistrent la vision pure d'un peintre fou de couleurs, résolument indifférent à l'archéologie. Elles nous séduisent comme autant de tableaux rêvés, qu'elles suscitent aussi en chacun de nous.
Un été dans le Sahara relate un séjour de l'auteur effectué en 1853. C'est le début de la colonisation française en Algérie. Contrairement à ce qu'aurait décrit un "touriste ordinaire", Eugène Fromentin ne se satisfait pas de simples descriptions, de trajets, de portraits et de paysages. Il y ajoute de l'émotion, de la sensualité, des couleurs et de l'odeur. La justesse de l'écriture ajoute un supplément de sensation et fait surgir, chez le lecteur, une folle envie de découverte et de besoin d'exotisme.
Dominique" est un roman écrit par Eugène Fromentin, un écrivain et peintre français du XIXe siècle. Dans ce roman, Fromentin raconte l'histoire de Dominique, un jeune artiste peintre français passionné par l'art et la beauté de la nature. Dominique décide de quitter sa vie confortable à Paris pour se rendre en Algérie, alors colonie française, afin de trouver l'inspiration et vivre de nouvelles expériences. Au cours de son séjour en Algérie, Dominique découvre la beauté saisissante du désert, les paysages somptueux, et la culture riche et complexe de ce pays. Il se lie d'amitié avec des autochtones et noue des relations sentimentales avec des femmes algériennes, ce qui le conduit à remettre en question ses convictions et ses idéaux. Le roman explore les thèmes de l'art, du voyage, de la quête de soi, de la rencontre avec l'autre et de l'impact du colonialisme sur la vie des autochtones. Il offre également une réflexion sur la nature humaine et les dilemmes moraux auxquels sont confrontés les personnages. "Dominique" est une oeuvre qui allie la beauté littéraire de l'écriture à une profonde observation psychologique, faisant de ce roman une oeuvre incontournable de la littérature du XIXe siècle.
Avec les Lettres de jeunesse, et même s'il ne s'agit que d'une partie de la volumineuse correspondance d'Eugène Fromentin (1820-1849), le lecteur pénètre dans un univers total, constitué à la fois d'expériences familiales, de choix décisifs quant aux engagements personnels et esthétiques, de voyages et de rencontres culturelles. Le jeune homme hésite encore, il renonce aux études de droit et leur préfère la peinture, domaine dans lequel il va affirmer non seulement sa maîtrise de la composition et de la couleur mais une prédilection pour des sujets orientalistes.
Eugène Fromentin (1820-1876) fut à la fois peintre et écrivain : auteur de ce roman magnifique que l'on lit encore de nos jours : Dominique, et d'une oeuvre picturale abondante qui le classe parmi les peintres orientalistes. Mais ne fut-il pas aussi et surtout un grand, un immense voyageur, si l'on tient compte de ses récits relatant ses plus belles escapades dans le nord de l'Afrique, et de ce texte magistral : Les Maîtres d'autrefois, qui rend compte du voyage que Fromentin entreprend en Belgique et en Hollande, à la fin de sa vie. Belgique (Les van Eyck et Memling) est le dernier épisode de ce périple exceptionnel et le dernier chapitre de ce magnifique traité d'esthétique. Fromentin nous y invite à la découverte et la contemplation de ce qu'il peut y avoir de grâce et de splendeur chez les plus grands maîtres. En l'occurrence, deux chefs-d'oeuvre de l'art primitif flamand : Le retable de L'Adoration de l'Agneau mystique, de Jan et Hubert van Eyck, et Le Tryptique du Mariage mystique de sainte Catherine, de Hans Memling.
Récit de jeunesse de Jules Barbey d'Aurevilly (1808 - 1889), qui résume peut-être mieux que tout autre les caractéristiques et les mérites de l'art du narrateur. Publié en 1843, il se compose de cent cinquante petits chapitres épigrammiques ; bien que le récit soit plutôt long, il se ramène à un sujet très simple. La scène : les conversations et les réceptions du monde élégant parisien vers le milieu du XIXème siècle ; le personnage principal : Joséphine d'Alcy, jeune femme de vingt-sept-ans... Une charmante petite personne, au passé pas très clair, riche d'esprit et au fond sèche de coeur, résolue à se faire une situation dans la société. M. Baudoin d'Artinel s'éprend d'elle ; c'est un digne magistrat, resté veuf avec trois fils ; une sorte de beau ténébreux devient également amoureux d'elle : intelligent, sceptique et ardent, il a reçu le nom pittoresque d'Aloys de Synarose. Il fait impression sur la jeune femme qui, pourtant sans abandonner le vieillard, voudrait conquérir Aloys ; mais celui-ci devine le calcul et la mesquinerie de cette âme et réussit à vaincre la tentation. L'anneau qui est passé au doigt de Joséphine lors de son mariage avec le vieux magistrat, cérémonie à laquelle Aloys assiste, lui semble comme le légendaire anneau d'Annibal qui contenait un poison caché sous la pierre. Il s'agit ici d'un poison plus subtil, invisible, qui ne tue pas les hommes, mais l'amour. Sur le thème romantique, l'originalité de Barbey d'Aurevilly a modulé une quantité de brillantes variations, mordantes, ironiques, sentimentales, cyniques et poétiques avec un brio et un sens de la mesure qui ne se retrouvent dans aucune de ses autres oeuvres.
Voici donc quel est le sens du récit qui suit. De Quincey considère que jamais l'intelligence humaine ne s'éleva au point qu'elle atteignit en Emmanuel Kant. Et pourtant l'intelligence humaine, même à ce point, n'est pas divine. Non seulement elle est mortelle mais, chose affreuse, elle petit décroître, vieillir, se décrépir. Et petit-être De Quincey éprouve-t-il encore plus d'affection pour cette suprême lueur, au moment où elle vacille. il suit ses palpitations. Il note l'heure où Kant cessa de pouvoir créer des idées générales et ordonna faussement les faits de la nature. Il marque la minute où sa mémoire défaillit. Il Inscrit la seconde où sa faculté de reconnaissance s'éteignit. Et parallèlement Il peint les tableaux successifs de sa déchéance physique, jusqu'à l'agonie, jusqu'aux soubresauts du râle, jusqu'à la dernière étincelle de conscience, jusqu'au hoquet final."
Résumé : Emile Verhaeren (1855-1916), est l'un des plus grands poètes belges d'expression française. Dans ses vers, marqués par un symbolisme sensuel et mystique, sa conscience sociale lui fait évoquer avec lyrisme, et sur un ton d'une grande musicalité, le monde moderne dans ce qu'il a de plus brutal mais aussi de plus vrai : Les Débâcles (1888), Les Campagnes hallucinées (1893), Les Villes tentaculaires (1895), Les Villages illusoires (1895). Auteur de très nombreux recueils de poèmes, d'impressions de voyage, de critiques littéraires, d'études d'art ainsi que de pièces de théâtre, Emile Verhaeren fut aussi un magnifique conteur, au style chatoyant et imagé, usant volontiers du fantastique et de l'insolite. On trouvera ici réunis pour la première fois, l'ensemble des récits et des contes publiés par ses soins dans des revues et dans les Contes de minuit (1884), ainsi que ceux recueillis après sa mort dans Cinq récits (1920) et dans Le Travailleur étrange (1921), illustrés des cinquante-quatre admirables gravures sur bois de Frans Masereel.
Publié en 1985; Les Tentations de Grazia Deledda (1871-1936) est l'un des premiers grands recueils de nouvelles de celle qui deviendra le prix Nobel de littérature en 1926. On y trouve déjà la maturité qui la conduira dix ans plus tard à écrire Elias Portolu et La Madre en 1920. La diversité des personnages, des lieux y est organisée autour du thème de la tentation. Le péché charnel, l'orgueil, le mensonge sont exprimés au travers de fables, contes, qui révèlent des personnages du peuple sarde: paysans, notables, religieux, incités à la faute par l'injustice des hommes. Mis en scène avec réalisme, ces acteurs ne tardent pas à s'ériger en figures tragiques, opposant avec simplicité au "poids du monde", la conviction des gens de la terre que l'harmonie existe et que la mort n'est que le prolongement de la vie.