Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Revue Textuel N° 3 : Que reste-t-il de la beauté ?
Froidefond Marik ; Rabaté Dominique
HERMANN
33,66 €
Épuisé
EAN :9782705692452
Quelle place faire à la beauté dans la pensée des oeuvres et des pratiques artistiques - contemporaines ou anciennes - aujourd'hui ? Cette Beauté, entendue comme belle forme classique et harmonie, les "modernes" l'ont si bien injuriée ou rendue convulsive qu'il n'en resterait peut-être plus rien. Y a-t-il lieu de la restaurer ? de l'enterrer ? ou faut-il contre cet "oubli" de la beauté, en rappeler la nécessité, la possibilité, les formes nouvelles ? En donnant la parole aux artistes comme aux critiques, ce numéro de Textuel s'intéresse à l'évolution du statut accordé à la beauté comme critère dans les discours et les pratiques littéraires et artistiques, depuis les premiers emplois esthétiques de ce mot jusqu'à aujourd'hui, ainsi qu'aux valeurs qui lui sont associées en fonction des époques (dis-moi ce que tu trouves (encore) beau et je te dirai qui tu es) et à l'intensité des affects qu'elle suscite.
Racines, radicelles, rhizomes ; herbiers, arborescences, efflorescences. Etonnamment vivaces, les images végétales continuent d'imprégner les champs du savoir et des arts, et d'innerver les créations les plus contemporaines. Ces images ne sont pas de simples motifs cantonnés à une fonction ornementale. Bien souvent, elles s'autonomisent pour acquérir l'envergure de modèles où se mêlent des forces et des valeurs divergentes, productrices de formes innombrables. Cette multiplicité illustre la vitalité du végétal comme puissance de formation, mais aussi l'acuité avec laquelle l'écriture et les pratiques artistiques l'interrogent, voire le démodélisent. La persistance avec laquelle écrivains et artistes reprennent et déplacent la tradition organiciste, les propositions de Goethe ou encore celles de Deleuze, invitent à repenser la notion même de modèle. C'est cet imaginaire contemporain que ce livre entend déployer dans le foisonnement de ses réalisations et de ses héritages. Faisant dialoguer questionnements théoriques et démarches artistiques, la réflexion arpente plusieurs champs disciplinaires (philosophie, poésie, roman, musique, arts visuels, danse). Avec le voeu de restituer en quelques ramures et poussées un peu de la fascinante réversibilité de son objet. Car le végétal organise et perturbe l'oeuvre d'art : il sollicite l'esthétique, la met à l'épreuve tout autant qu'il en éprouve la dynamique. Il fait de même de la pensée.
Résumé : Comment s'est formée la plus haute dune d'Europe ? Pourquoi recule-t-elle chaque année de plusieurs mètres ? Quelles sont tes dernières découvertes ? La dune du Pilat séduit tous ses visiteurs, par les sensations merveilleuses qu'elle procure et le magnifique paysage qu'on admire depuis son sommet. Mais elle a aussi bien des révélations à nous faire, géologiques comme archéologiques. Des découvertes récentes ont mis à jour des vestiges enfouis dans le sable depuis des siècles. Les traces noires que l'on aperçoit sur la dune, les paléosols, sont des témoignages de différentes époques, toutes passionnantes à étudier. Le Syndicat Mixte de la Grande Dune du Pilat est membre du Réseau des Grands Sites de France. Avec ses partenaires publics, il accomplit un vaste travail de protection et de sensibilisation.
Ici, enfin rassemblées, toutes ces oeuvres sur papier et peintures sur lesquelles, dix ans durant, Gérard Titus-Carmel a décliné avec acharnement feuillages, ramures, forêts et autres motifs évoquant le végétal, clans un geste qui aujourd'hui semble se suspendre en cette majestueuse galerie des Colonnes du château de Compiègne.'"
Résumé : Cette voix qui s'annonce et qui situe son lieu a traversé bien des espaces. Partant des horizons effarants des steppes de la vieille Asie, elle a pensé trouver refuge dans l'austérité géométrique d'un cloitre de silence, loin du fracas et des mythes, avant d'être rabattue vers les régions ambiguës de l'enfance. Itinéraire poétique en cinq stations, premier recueil de son auteur, Oyats relate ainsi un lent cheminement vers la parole, via des imaginaires où le fantasmatique et le vécu se mêlent. Semblable aux roseaux des sables auxquels il doit son titre, que le vent arrache et emporte pour les replanter au loin, ce livre exprime la nécessité de rompre pour mieux persévérer, d'interroger ses héritages pour inventer son souffle propre.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.