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Sexualités, normes et thérapies. Approches interdisciplinaires des pratiques cliniques
Frogneux Nathalie ; De Neuter Patrick
ACADEMIA
28,01 €
Épuisé
EAN :9782872098392
Certains se souviennent de l'interdit d'interdire, qui s'imposa dans les années 1960, et de l'idéalisation qui en découla d'une sexualité sans limites. La naissance d'une anarchie amoureuse - résolument "hors normes" - fut néanmoins accompagnée de l'émergence de nouvelles normes, plus individualisées et sans doute plus voilées dans la mesure où, en apparence, elles étaient moins codifiées. Le présent ouvrage reprend la question de la dimension normative telle qu'elle se pose dans les pratiques thérapeutiques et les représentations en matière de sexualité, d'une part, du côté des patients, d'autre part, du côté des cliniciens. Un malentendu se glisse sans doute entre les thérapeutes, qui tentent de ne se référer à aucune norme, et leurs patients, qui leur adressent une demande pressante en terme d'idéal ou de comportement de la majorité. En effet, à y regarder de près, les thérapeutes ne peuvent mener leur pratique sans se référer à des normes, plus ou moins nouvelles, qui demeurent le plus souvent implicites. En tentant de débusquer les ambiguïtés et les malentendus, les auteurs mettent en évidence la polysémie du concept même de norme et ses sens contemporains.
Le thème de l'histoire se présente comme un défi : penseur du face-à-face dont l'impératif retentit dans l'immémorial, Lévinas peut-il susciter une réflexion sur l'histoire et nourrir un engagement dans l'histoire ? Pour répondre à ce défi, aux confins de la philosophie, de la théologie, de l'histoire, des sciences humaines, sociales et politiques. Quelles histoires sont aux sources de la pensée de Lévinas ? Quelle pensée nous livre le philosophe aux prises avec l'histoire, celle de la Shoah, celle de la guerre et de la paix, celle de la genèse de l'Etat ou de la justice sociale ? Un événement peut-il faire date au point de rendre caduques les pensées antérieures et d'enseigner une éthique inouïe ? Comment comprendre, malgré leur violence, la nécessité des médiations institutionnelles de l'éthiques ? Comment l'éthique peut-elle investir le politique, l'économie ou les sciences biomédicales ? Comment appréhender le "décalage horaire" entre l'histoire et l'histoire "sainte" - et cependant "laïque" -, pourtant appelées à se croiser ? La sainteté a-t-elle sa place dans une société pluraliste caractérisée par un libéralisme politique ? Comment apprécier les positions de Lévinas à l'égard du sionisme, des droits de l'homme ou de la République française ? La responsabilité doit-elle se substituer à l'espérance dans l'histoire ?
L'agressivité et les violences au sein du couple sont très répandues. Elles semblent même habiter les couples comme leur ombre, malgré les tentatives renouvelées de les traquer et de les déraciner. Ainsi, 16% des femmes déclarent avoir été victimes de violences conjugales au cours des douze derniers mois. En France, une femme meurt tous les trois jours suite aux violences de son conjoint tandis qu'un homme décède tous les treize jours, victime de sa compagne. Tout cela sans compter les agressivités et les violences verbales, psychologiques et subtiles que subissent les hommes comme les femmes. Les traitements éducatifs, préventifs, répressifs, psychothérapeutiques et psychanalytiques s'avèrent avoir chacun leurs limites. Il est donc nécessaire que l'on approfondisse la compréhension du phénomène. L'ambition de cette publication est double : d'une part développer des tentatives d'explications, et d'autre part rendre compte de certaines approches cliniques psychothérapeutiques et psychanalytiques. C'est pourquoi cet ouvrage se déploie en deux volets : le premier volume, plus théorique, vise à Mieux comprendre par le croisement des disciplines, tandis que le présent volume est plus essentiellement consacré aux contributions des praticiens. D'où son sous-titre : Pour mieux intervenir dans la clinique.
Schwartz Gary ; Dispa Marie-Françoise ; Frogneux C
Monographie sur la vie et l'oeuvre de Rembrandt van Rijn (Leyde, 1606 - Amsterdam, 1669). Auteur de tableaux aussi universellement célèbres que La ronde de nuit, Rembrandt compte parmi les plus grands artistes européens du XVIIème siècle. Cette monographie a pour ambition d'explorer toutes les facettes de son immense production (600 peintures, 300 gravures, 2000 dessins), à travers l'étude de sa technique picturale et du fonctionnement de son atelier, de son milieu professionnel et de ses mécènes, des images ayant nourri son imaginaire, de sa place dans la Hollande du Siècle d'or, de sa fortune critique et iconographique. Après une introduction générale et un chapitre biographique, l'ouvrage s'organise autour de plusieurs grands thèmes transversaux : la pratique artistique et son contexte historique ; les commanditaires et le marché de l'art ; les principaux lieux d'inspiration et de création (La Haye, Amsterdam, les paysages naturels) ; la société hollandaise telle que décrite par Rembrandt ; l'humain et le divin. Des analyses détaillées des oeuvres les plus significatives et un appareil critique développé complètent le propos.
Adam et Clara vivent avec leur tante. De leurs parents morts il y a dix ans, ils n'ont qu'un souvenir vague, douloureux comme une pincette au creux du poignet. Un jour, des lettres jaillissent du passé. Elles relatent la vie d'un cirque étrange, l'oeil des Capana. Cet endroit mystérieux est le refuge d'une femme à barbe, d'un nain aux dents pointues, d'un homme élastique et de montagnes italiennes à traverser à dos d'éléphant. Tandis que la bruyante Clara tombe amoureuse d'un garçon muet, Adam se plonge dans ces intrigantes lettres qui le rattachent à son passé...
Vrancken Didier ; Thomsin Laurence ; Boujasson Lau
L'analyse des politiques sociales met de plus en plus en scène des individus saisis à travers leurs trajectoires, leurs parcours d'emploi, de vie, de formation ou d'insertion. Au cours de ces dernières années, de nouvelles politiques sociales se sont surtout adressées à des publics largement fragilisés par la montée des multiples insécurités d'existence. A ces mêmes publics, il s'est souvent agi d'assurer une continuité des droits alors qu'ils connaissaient des trajectoires discontinues et de plus en plus incertaines. Ces récentes évolutions traduisent sans doute une orientation biographique des politiques sociales annonçant un profond mouvement de dérégulation de l'héritage providentiel. A terme, un nouvel ordre social plus incitatif tend à se mettre en place. Passant de politiques protectionnelles dites "passives" à des politiques plus incitatives, nous serions dorénavant entrés dans l'ère de l'activation des politiques sociales. On assiste à l'émergence de toute une nouvelle rhétorique de l'action publique. Elle en appelle aux récits singuliers, à la mobilisation des capacités individuelles, à l'autonomie, à l'engagement. Dans ce contexte, le recours par les sciences sociales aux notions de parcours, de trajectoires, de bifurcations, de carrières doit être interrogé. Il s'agit de poser le cadre des évolutions politiques actuelles, tout en essayant d'éclaircir la portée de ces notions.
Cet ouvrage donne la parole à des praticiens-chercheurs chevronnés, immergés dans des "lieux d'exils", où vivent des populations mises au ban du social, marquées par un entrelacs de relégations et de discrédits. Qu'elles soient migrantes, immigrées ou autochtones, elles vivent différents exils qui ont des répercussions sur leurs parcours, leurs relations sociales, leurs économies psychiques et affectives. Ces auteurs "font savoir", à partir des vécus d'expérience. Issus de divers secteurs (santé mentale, aide sociale, sans-abrisme, enseignement et aide à la jeunesse), ils inventent une pratique anthropologique et clinique innovante, qui rend visible l'invisible, crée des passerelles entre les mondes et les disciplines. Leurs enquêtes de terrain donnent à penser ; elles créent les conditions de trouvailles, d'expérimentations, adaptées aux conditions de vie, aux codes et supports sociaux des groupes et des personnes, à leurs sensibilités et aspirations.
Au-delà des dichotomies recherche fondamentale - recherche appliquée et théorie académique - pratique politique, il s'agit pour l'anthropologie prospective d'explorer les voies d'une science engagée dans les évolutions et les enjeux sociétaux du 21e siècle. La collection Anthropologie Prospective entend mettre à disposition d'un large public des ouvrages concis - rédigés dans un style synthétique et enlevé - qui seront consacrés à des recherches contemporaines et inédites. reposant sur une connaissance et une expérience approfondies du terrain. Cette collection est dirigée par Pierre-Joseph LAURENT, Olivier SERVAIS et Anne-Marie VUILLEMENOT (professeurs à l'UCL et membres du LAAP, Laboratoire d'anthropologie prospective, Louvain-la-Neuve, Belgique). Cette enquête de terrain porte sur le vécu d'adolescents en exil, adolescents migrants ou issus de l'immigration, qui vivent dans des quartiers marqués par la précarisation, du nord-ouest de Bruxelles. L'ouvrage a trois parties : leurs lieux d'exil ici et là-bas, "l'ethnicisation" des regroupements de jeunes et des écoles et, enfin, les violences de l'Etat qu'ils relatent. L'originalité cette ethnographie est d'articuler processus macro-sociaux et bricolages du quotidien ; de retisser des liens entre les espaces de vie des adolescents : quartiers, écoles, rue, ce qui nous renseigne sur leur situation actuelle, mais aussi sur le fonctionnement de notre société. En effet, il n'est pas simple de vivre dans un pays divisé en plusieurs communautés. Les histoires, migratoire et coloniale, pèsent également. Les configurations spatiales - zones de relégation, logements sociaux - ainsi que la question de la reconnaissance de droits citoyens, jouent sur les possibilités d'un vivre ensemble.