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Sauvage, à sauvegarder
Fritsch Philippe
CROQUANT
24,00 €
Épuisé
EAN :9782365124935
Recueillir des animaux sauvages blessés et les soigner, cen'est certes pas nouveau. Mais, au cours de la seconde moitié du vingtièmesiècle, cette conduite peu commune a pris une forme et une fin bien différentesde celles qu'elle pouvait avoir précédemment. En effet si, depuis les années1960 environ, des hommes et des femmes y consacrent une bonne part de leurtemps, voire en font profession, c'est à seule fin de relâcher ces bêtessauvages dans leur milieu naturel pour qu'elles y survivent librement et s'yreproduisent. Passant de la sphère privée à la sphère publique, cette pratique, illégale en France depuis la loi de 1976 sur la protection de la nature, futd'abord tolérée avant d'être officiellement reconnue en 1992 et autorisée souscertaines conditions. Quels sens a pu et peut avoir cette pratique, à la fois singulière et collective mais surtout différente de toutes celles quiont les animaux pour objet, tout en étant proches de certaines ? Comment a-t-elle émergé tout en contribuant à un renversement radical du systèmede valeurs et de normes relatives à la faune sauvage ? Quels en ontété les initiateurs et comment les caractéristiques sociales des agents de cettepratique ont-elles varié à mesure que se transformait le champ où ils ont prisposition et dont l'enjeu n'est autre que la validation des rapports légitimesdes humains aux animaux non humains. Les réponses à ces troisquestions, essentielles dans une période profondément marquée par le déclinrapide de la biodiversité - fondamentalement imputable au mode économiquedominant -, sont fondées sur une étude sociologique qui reprend les recherchesmenées auprès des hommes et des femmes dont l'activité de sauvegarde a étésuivie à partir de 1989 (première enquête commanditée par le ministère del'environnement) jusqu'en 2024. L'analyse de l'ensemble de données recueilliestout au long de cette période permet de comprendre, dans leur relation, lagenèse d'une action militante hors norme et celle du champ où elle s'estdéveloppée, mais également la formation d'agents disposés à y intervenir. Plusencore, elle explique comment leur passion et leurs dispositions personnelles, socialement construites, sont devenues les mobiles d'une action collectived'intérêt universel.
Nul ne conteste en France l'éminence et l'actualité de Max Weber, l'une des sources principales de la sociologie contemporaine avec Marx et Durkheim notamment. Mais autant les oeuvres de ces derniers sont facilement accessibles, autant celles du maître de Heidelberg restent largement méconnues. Comment se repérer dans ce dédale d'ouvrages non traduits ? Comment saisir la cohérence d'une pensée aussi ouverte, portée par une curiosité tant économique, sociale, religieuse, qu'historique et méthodologique ? Dirk Kaesler, professeur de sociologie à l'université de Marbourg, l'un des meilleurs spécialistes de Max Weber, nous présente ici sa vie, son oeuvre, son influence. Domaine par domaine, texte après texte, son exposé, fondé sur une solide pédagogie servie par une érudition sans failles, constitue une remarquable introduction à l'un des critiques les plus pénétrants de notre modernité.
En 1944, un jeune soldat autrichien déserte et rejoint les partisans dans la forêt styrienne. Il vit parmi eux en se travestissant en fille. Douze ans plus tard, à l'occasion d'un carnaval, il retrouve ses anciens compagnons de guerre, et dans le déchaînement de cette fête, devient le bouc émissaire de la collectivité liguée contre lui. Le baroque exubérant de ce roman (peut-être le seul livre typiquement " autrichien " qui ait été écrit depuis la guerre) ne peut dissimuler sa gravité profonde.
Résumé : Prenant en écharpe l'Alsace centrale, le Pays de Ribeauvillé s'étend de la moyenne montagne vosgienne jusqu'au Ried alluvionnaire de la vallée du Rhin. Cette situation l'a doté d'une grande variété de paysages étagés en fonction du relief et modelés par l'activité agricole qui a profondément marqué l'organisation du territoire et la typologie de l'habitat. Il réunit des localités ayant appartenu à plusieurs seigneuries différentes, catholiques ou protestantes, mais ce sont deux grandes familles nobles qui sont restées propriétaires de la plus grande partie du territoire jusqu'à la Révolution, la famille de Ribeaupierre dans la moitié nord et celle des Wurtemberg dans la partie méridionale. En enrichissant ses propriétaires, le terroir si généreux du vignoble a largement favorisé la constitution d'un patrimoine particulièrement intéressant ; placé sous la protection de plusieurs châteaux forts, il a vu prospérer des bourgs fortifiés, à l'architecture civile et au patrimoine religieux d'une qualité et d'une densité remarquables. Cet ouvrage en présente les aspects les plus marquants fermes de montagne ou de plaine, maisons de vigneron ou de pêcheur, maisons bourgeoises en pan de bois ou en pierre, édifices et mobilier religieux de qualité exceptionnelle. La richesse du patrimoine, l'organisation traditionnelle des villages et la volonté des habitants de préserver leur cadre de vie confèrent à ce territoire un caractère pittoresque apprécié par de nombreux touristes. Le Pays de Ribeauvillé offre aussi, à qui sait la lire, un bel exemple de l'architecture rurale du XXe siècle. En effet, la reconstruction des villages détruits en 1944 a été accompagnée d'une réflexion sur l'urbanisme et la modernisation des exploitations et des logements, dans le respect de l'image traditionnelle du village alsacien.
Les deux édifices qui forment aujourd'hui le Musée national du Moyen Âge - Thermes et hôtel de Cluny ont chacun leur histoire. Vestiges d'un temps où Paris s'appelait Lutèce, les thermes gallo-romains restent méconnus. Comment fonctionnait un tel établissement ? Où allaient les baigneurs ? Comment chauffait-on les salles ? L'ancien hôtel des abbés de Cluny, importante résidence médiévale, devient " Bien national " à la Révolution française. Transformé en musée dès 1843, il est restauré au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. En 2000, un jardin d'inspiration médiévale est créé le long de la façade nord de l'ensemble. Ce livre, avec ses nombreux plans et illustrations, propose un parcours historique et architectural et invite à la découverte de cet étonnant îlot de mémoire niché en plein c?ur de Paris.
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.