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La théorie fictive de Maurice Blanchot
Fries Philippe
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782738483911
Imaginons que l'oeuvre critique de Maurice Blanchot vienne un jour à disparaître, s'effaçant comme une mer se retire. Imaginons qu'un lecteur curieux cherche, à la lumière des innombrables commentaires dont elle a fait l'objet, à reconstituer ce que pouvait être cette oeuvre. Ce lecteur serait, à coup sûr, dans l'embarras. Il lui faudrait concilier les louanges les plus démesurées et les reproches les plus graves, les accusations d'obscurantisme et de terrorisme intellectuel, et les protestations d'admiration à l'endroit de l'oeuvre considérée comme la plus clairvoyante. Cette situation pourrait n'être pas exceptionnelle. Mais le désaccord des critiques ne relève pas d'une simple divergence de jugements, les critiques ne s'entendent pas même sur la nature de l'objet qu'ils commentent. Pour les uns, l'oeuvre "théorique" de Blanchot développe une réflexion philosophique, ou une pensée éthique ; pour d'autres, elle expose plutôt une réflexion politique ; pour d'autres encore, il s'agit d'une théorie de la littérature... L'oeuvre dite "critique" de Maurice Blanchot peut se lire comme une oeuvre littéraire, comme un jeu scriptural dont l'ambition ne serait pas d'ajuster une forme déterminée à une exigence de sens, mais de conduire le plus loin possible le double souci d'une absence de forme (le fragmentaire) et d'une absence de sens (le neutre). L'écriture de Blanchot, à l'extrême, se replie sur soi en un récit et une théorie de ce qu'elle "réalise", en la description et la narration de cet étrange acte d'écrire qui consiste à ne rien faire et qui expose celui qui s'y livre, à son image, à n'être rien. Cependant, parce qu'il n'est rien de plus étranger au monde que l'écriture qui ne produit rien quand le monde n'a de regard que pour ce qui contribue à le produire, l'écriture est essentielle au monde...
Des politiques européennes, dont on entend dire pourtant si souvent qu'elles occupent une place désormais décisive dans la vie des Français, on ne sait finalement pas grand-chose. Il existe, certes, nombre d'essais polémistes, souvent brillants, pour ou contre l' "Europe de Maastricht ". Mais ces prises de parti n'aident pas toujours à comprendre quels sont les termes concrets des débats de Bruxelles et de Strasbourg. Quelles institutions pour l'Europe de demain ? Comment expliquer les difficiles débuts de la politique étrangère et de sécurité commune ? Quels sont pour l'Europe les grands défis commerciaux de l'après-Uruguay Round ? Une véritable politique industrielle européenne est-elle envisageable ? Une nouvelle réforme de la politique agricole commune est-elle inéluctable ? L'Union économique et monétaire est-elle une perspective crédible ? Verra-t-on naître une Europe des polices et de la justice ? Comment préparer l'adhésion des pays d'Europe centrale et orientale ? Ce sont là quelques-uns des grands débats abordés dans cet ouvrage, à la fois manuel et essai puisque, pour chacun d 'eux, l'auteur expose les données exactes du problème, les pratiques en vigueur, les points de vue qui s'affrontent et, finalement, ses propres suggestions. Ainsi la discussion des politiques européennes peut-elle, grâce à ce livre, s'appuyer sur la connaissance de leur réalité.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.