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DIEU BENISSE JOHN WAYNE
FRIEDMAN KINKY
RIVAGES
9,65 €
Épuisé
EAN :9782743606008
Larry Sloman, plus connu sous le nom de Ratso, a beau avoir tous les défauts du monde (on ne l'a jamais vu, de mémoire d'homme, régler la moindre addition), il n'en est pas moins le meilleur ami de Kinky. Alors quand Ratso lui demande d'entamer des recherches pour retrouver sa vraie mère, Kinky ne recule devant aucun sacrifice : il prend l'avion pour la Floride, affronte un avocat affublé du ridicule patronyme de Hamburger, se mesure à l'obstination du sergent Cooperman, passe une soirée entière avec la renversante Stéphanie Dupont et doit même convoquer le fantôme de Robert Louis Stevenson. Entre vrais et faux cadavres, la piste généalogique emmène Kinky et son lecteur au bout d'un récit jubilatoire où, sous l'humour irrévérencieux, perce toujours la grande crainte existentielle ainsi résumée par l'auteur : " tout le monde sait que la vie l'est qu'un magazine démodé qu'on a retiré depuis bien des années de la circulation. "
Et si l'on retournait dans les années soixante-dix, à l'époque de la pop, du LSD et du militantisme, avant le politiquement correct et les yuppies? Revenons à l'époque où Kinky ne résidait pas encore dans le loft de Vandam Street, ne disputait pas des parties d'échecs avec sa chatte, mais squattait un vieux canapé chez son ami Ratso. Sa vocation de détective ne demandait en fait qu'un coup de pouce du destin pour s'éveiller. Or voilà que son amie Judy est poursuivie par un ancien fiancé pourtant mort au Vietnam, que son pote l'activiste Abbie Hoffman est traqué par un mystérieux individu vêtu d'une vareuse militaire, que le chapeau de Kinky est transpercé par une balle dans un taxi alors que sa tête se trouve précisément sous le chapeau... Tout cela est suffisant pour transformer un paisible chanteur de country en "Sherlock Holmes des temps modernes".
La chatte d'une amie de Kinky a mystérieusement disparu au cours d'une exposition féline a Madison Square Garden. Sur la piste de l'animal, et toujours aidé de l'ineffable Ratso, le détective ex-chanteur de folk tombe sur une guerre des gangs entre cartels colombiens de cocaïne, rencontre l'amour sous les traits d'une dangereuse palestinienne et risque sa vie a tous les coins de rue. Mais que ne ferait-on pour une petite chatte aux pattes blanches ?
Résumé : New York, automne 1975. Bob Dylan est de retour à Greenwich Village. Jeune journaliste pour Rolling Stone, Larry Sloman part en virée avec la bande à Dylan dans les clubs et les fêtes de la ville. Nous assistons grâce à lui à la session d'enregistrement de "Hurricane", la chanson racontant l'histoire de ce boxeur noir accusé d'un triple meurtre et luttant pour son intégrité et son innocence depuis sa cellule. Dylan a lu son livre (Le 16e round à paraître aux Fondeurs de Briques) et lui rend visite en prison. Le 45-tours est diffusé et Bob Dylan décide de reprendre la route, sous la forme inédite pour lui d'une caravane de multiples artistes, non seulement des musiciens mais aussi des saltimbanques, des poètes... Il veut retrouver la saveur des carnivals, ces fêtes foraines de l'étrange sillonnant l'Amérique du Nord pendant sa jeunesse. L'idée de départ consiste à se produire dans de petites salles du nord-est du continent, en annonçant simplement les représentations sur la radio locale. Néanmoins, très vite, les coûts de production de la tournée, à laquelle s'est adjointe une équipe de tournage (cf. le livre de Sam Shepard, The Rolling Thunder logbook ; les rushs seront récupérés par Dylan qui en tirera son film, Renaldo & Clara), obligent les organisateurs à se tourner vers des lieux plus vastes. D'abord blacklisté par le tour-manager, à force de persévérance passionnée, Sloman gagne un surnom, "Ratso" et une place dans l'entourage des musiciens. S'ensuivent de multiples rencontres et scènes de la vie en tournée avec les prestigieux participants à cette revue : Joan Baez, Robbie Robertson, Joni Mitchell, Allen Ginsberg, Bob Neuwirth, Roger McGuinn, et bien sûr avec Dylan luimême lors de longues conversations. On découvre le beau-frère de Kerouac dans son bar à Lowell, Ginsberg et Dylan se rendant sur la tombe de l'écrivain pour y jouer et chanter un kaddish ; à Montréal, on est convié pour le di^ner chez Leonard Cohen...
N comme Nelson. Pas l'amiral, le chanteur de country. Willie Nelson est en train de sombrer dans la déprime. Rien d'étonnant " lorsqu'on a passé toute sa vie sur la route à organiser 365 représentations par an, tout en fumant l'équivalent de sept forêts tropicales à haute teneur en cannabis ", dixit Kinky. Pourtant, celui-ci n'hésite pas à rejoindre son vieil ami en pleine tournée pour lui remonter le moral. Les problèmes de Willie Nelson datent apparemment du jour ou son chauffeur a écrasé un Indien ivre qui s'est jeté sous ses roues, sur une route déserte de l'Arizona. Willie est-il victime d'une malédiction indienne ? Ou un danger plus concret le guette-t-il ? Suite des aventures de Kinky, sur la route entre le Texas et Buffalo, et dans son loft de Vandam street, entre son buste de Sherlock Holmes et sa chatte, partout où il exerce ses talents d'incorrigible buveur d'expresso (et de Jameson). Si vous aimez la musique country, ce livre est pour vous. Si vous détestez la musique country, ce livre est aussi pour vous.
Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Lawrence Passmore, scénariste d'une sitcom à succès. Son genou le fait souffrir, sa femme le quitte et les difficultés professionnelles s'accumulent. Ni sa passion soudaine pour Kierkegaard ni les thérapeutes qu'il consulte ne parviennent à le détourner de la dépression. Dans ce roman hilarant, David Lodge dresse un portrait caustique du milieu de la télévision, des psychologues et, au-delà, d'une époque atteinte d'un mal plus profond : l'obsession du bonheur. Et si le désespoir faisait joyeusement partie de l'existence ?
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.
Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique semblable à une forteresse accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables. Un matin de septembre 1954, le marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule débarquent sur cette île pour enquêter sur l?évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants. Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l?étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l?île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ? À quoi sert le phare qui domine l?îlot et dont l?entrée semble inaccessible ? Persuadés que l?évadée a bénéficié de complicités, les deux marshalls vont ruser pour découvrir tout ce qu?on leur cache mais un message codé laissé par Rachel les enfonce davantage en plein mystère. Petit à petit, ce drame fait ressurgir chez Teddy des éléments de son passé : il a connu la douleur de perdre sa femme dans un incendie criminel. Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable des malheurs de son collègue se trouve interné sur l?île, il s?interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ? Dennis Lehane a construit un puzzle diabolique et subtil dans l?intention de jouer jusqu?au bout avec les nerfs de ses lecteurs qui vont s?interroger tout au long d?un récit où les apparences sont souvent trompeuses et la vérité entrevue, contredite au chapitre suivant. Dans son précédent opus, le merveilleux Mystic River (porté à l?écran par Clint Eastwood), le romancier avait exprimé la mesure de son talent. Avec Shutter Island (en cours d?adaptation à Hollywood) il récidive de belle façon et son thriller à tiroirs se conclut par un magistral coup de théâtre. Si Lehane a changé de registre formel, il continue inlassablement à explorer les ressorts de la condition humaine. --Claude Mesplède