Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Maniérisme et antimaniérisme dans la peinture italienne
Friedlaender Walter ; Bouniort Jeanne ; Darragon E
GALLIMARD
27,90 €
Épuisé
EAN :9782070724765
Maniérisme et antimaniérisme, aujourd'hui traduit en français, est un classique de l'histoire de l'art qui a été lu et pratiqué par des générations d'étudiants et de spécialistes, surtout depuis 1957, date de la publication en anglais des deux essais qui composent ce volume. Si le maniérisme italien (avec Pontormo, Rosso Fiorentino, Parmesan, pour ne citer que les plus célèbres) est devenu pour nos contemporains un des aspects majeurs de l'art du XVI ? siècle, on le doit en grande partie à l'efficacité de la méthode proposée ici, au caractère convaincant qui a été donné ainsi à cette invention du XX ? siècle. Dans son essai sur l'antimaniérisme, l'auteur place l'accent sur une série d'oeuvres qui lui permet de constater, chez des personnalités artistiques très différentes (Cigoli, Baroche, les Carrache, Caravage enfin), une réaction antimaniériste et de confirmer une nouvelle lecture du classicisme par-delà une période de soixante ou soixante-dix années. Ce texte pionnier, par sa grande clairvoyance, reste un ouvrage indispensable pour la connaissance d'une période fondamentale de l'histoire de l'art.
Résumé : Depuis sa rencontre avec l'amiral Dönitz, le successeur désigné de Hitler, au tout début des années 1960, jusqu'à l'écriture de L'Allemagne nazie et les Juifs (achevée en 2008), pour laquelle il invente une nouvelle forme de récit qui donne toute sa place à la parole des victimes, en passant par les grandes controverses des années 1980 avec les historiens allemands, Saul Friedländer n'a cessé de s'interroger sur les moyens de penser le nazisme et le génocide des Juifs et d'écrire une histoire qui soit à la mesure du phénomène. Répondant aux questions du journaliste Stéphane Bou, il évoque aussi bien Hannah Arendt que Raul Hilberg, Fassbinder que Lanzmann, la mémoire juive que les mémoires allemandes de la Shoah. Et n'hésite pas à se dire moraliste. Une parole d'une grande liberté qui n'a rien perdu de son tranchant.
En 1964, Saul Friedländer livrait au public français le fruit de ses recherches dans les archives du IIIe Reich concernant les relations entre le Vatican et l'Allemagne nationale-socialiste. Complétés de textes issus d'archives américaines et israéliennes, ces documents jetaient un éclairage nouveau sur des sujets brûlants: l'attitude du souverain pontife à l'égard de la question polonaise, de la défaite de la France, de l'attaque allemande contre l'Union soviétique, de l'entrée en guerre des Etats-Unis; et face aux crimes nazis, notamment l'extermination des Juifs. A sa parution, Pie XII et le IIIe Reich suscita une avalanche de réactions passionnées et contradictoires, puis il s'imposa comme un livre de référence. Près d'un demi-siècle plus tard, alors que le Vatican a engagé la procédure qui devrait aboutir à la béatification et à la canonisation de Pie XII, Saul Friedländer réinterprète ce matériel ancien à la lumière des données nouvelles.
Résumé : Kafka. Poète de la honte est l'occasion pour Saul Friedlànder de se pencher sur la vie du célèbre écrivain qui, comme lui, a grandi à Prague. L'historien fait de Kafka le poète de ses égarements, luttant toute sa vie contre le poids de la honte et de la culpabilité - une lutte dont les traces sont bien visibles dans ses lettres et son journal comme dans ses oeuvres de fiction. "Très tôt, écrit Saul Friedlànder, Kafka dut saisir à quel point il était différent d'une grande partie de son entourage, qu'il s'agisse de sa libido ou de sa puissance d'imagination et de création. En apparence, il s'adaptait: à un entourage familial qu'il ne quittera pour de bon qu'un an avant sa mort ; aux codes réglementant ses liaisons avec les femmes et ses prétendus projets de mariage; à sa carrière d'employé modèle dans une compagnie d'assurance. Autant d'arrangements à multiples facettes qui, à divers degrés, lui faisaient horreur. Et tandis qu'il jouait pleinement son rôle dans le monde, il cherchait à s'en protéger en le sabotant avec acharnement dans ses textes. " Prenant délibérément à contre-pied la biographie-hagiographie de Max Brod, l'ami et exécuteur testamentaire de Kafka, Saul Friedlànder plaide pour une lecture non censurée des textes. Son interprétation audacieuse est aussi l'une des meilleures invitations à lire et à relire l'un des plus grands écrivains du XXe siècle.
Officier nazi, engagé volontaire dans les SS, Kurt Gerstein était responsable de l'approvisionnement de l'acide prussique (Zyklon B) dans les camps d'extermination. Parallèlement à cette fonction qui faisait de lui un complice des bourreaux, il chercha à avertir sans relâche les puissances occidentales, les pays neutres et le Saint-Siège des massacres perpétrés contre les Juifs dans les chambres à gaz. Qui fut donc Gerstein? Quels mobiles guidèrent son action? Que fit-il exactement pour saboter la machine d'extermination nazie? Quel fut le prix de son engagement? Comment ce protestant si croyant, plusieurs fois arrêté par la Gestapo et opposant au national-socialisme, put-il devenir un acteur du génocide du fait de ses fonctions, mais aussi un inlassable témoin? Confrontant les correspondances de Gerstein, les témoignages et les extraits du rapport qu'il a lui-même rédigé, l'auteur brosse le portrait d'un homme ayant pénétré dans l'enfer avec l'intention de témoigner devant le monde et d'aider les victimes. Il en révèle aussi les contradictions et les ambiguïtés. Plus qu'une biographie, ce texte examine non seulement l'attitude des bourreaux mais aussi celle des "spectateurs" que Gerstein aura essayé d'alerter par tous les moyens face à la "solution finale de la question juive", sans jamais obtenir la réaction espérée. Kurt Gerstein a inspiré Costa-Gavras pour son film, Amen.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.