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Expo 64. Le printemps de l'architecture suisse
Frey Pierre ; Marchand Bruno ; Bersano Angelica ;
PU POLYTECHNIQU
38,50 €
Épuisé
EAN :9782889150670
Cet ouvrage présente des images inédites qui informent sur les conditions de la conception et de la construction de ce que le Time Magazine a qualifié de plus belle exposition du siècle. Par un heureux concours de circonstances et alors que l'architecture des expositions nationales suisses avait été polarisée jusque-là entre traditionalisme et prouesses technologiques, l'Expo 64 a échappé à l'air de son temps pour déployer une créativité joyeuse. Collectés par les Acm depuis 1994, dessins originaux, plans d'ingénieurs et d'architectes, photographies de maquettes et de terrain permettent de montrer comment cette exposition nationale, dont la gestation se déroule en pleine guerre froide, a réussi à percer. En se jouant presque fortuitement des efforts de contrôle et de contention, elle s'est affirmée par les audaces de ses caractères formels. Alors que le cinéma ne parvenait pas à se défaire d'une surveillance idéologique sans faille, l'architecture et le génie civil ont profité du climat d'urgence prévalant pour proposer ingénument une forme fraîche et innovante, avant même que les contenus ne viennent remplir les lignes de son cahier des charges. Elle a permis en outre l'émergence durable de la figure de l'architecte, tant celle d'Alberto Camenzind a imprégné toute l'entreprise.
La ville industrielle, conçue par le patronat paternaliste comme un moyen de maîtriser les mutations de la morphologie sociale, devient une force productive autonome qui lui échappe progressivement. La fréquentation des lieux publics, l'acquisition des biens de consommation, l'accès aux divers établissements scolaires, médicaux et culturels — qui sont au principe de h gorisation des groupes selon leur situation dans l'usine et leur position dans la vi apparaissent dès lors comme des signes distinctifs du statut social qui se marquent l'architecture et la forme urbaine, par des différences de rapport de l'habitation à à l'espace public et aux équipements. Ainsi organisé, l'espace urbain ne peut que devenir un obstacle à la mobilité réside ou sociale, une entrave à l'action du patronat. Une nouvelle contradiction émerge du rapport entre les forces productives aux url territorialisées, et les aventures spatiales de la raison économique patronale.
Résumé : "Sans aucun doute les philosophes ont raison de nous dire que rien n'est grand ni petit sauf par comparaison." Cette phrase, que Swift fait prononcer à Gulliver, est sans conteste le noyau invisible autour duquel est construit cet ouvrage. Cette anthologie présente un corpus de textes variés qui examine les aspects pluriels des questions d'échelle. Plus de cent auteurs (philosophes, écrivains, plasticiens, metteurs en scène, anthropologues, photographes, architectes, maquettistes, etc.) sont ainsi convoqués pour s'exprimer sur la réduction, comme objet et comme symbole, sur la miniature comme jouet ou comme dispositif cognitif, sur le modèle réduit et la maquette, sur la relativité des ordres de grandeur. S'il est bien un dénominateur commun à tous ces textes, quel que soit leur registre, leur ambition, leur provenance, c'est le fait qu'en traitant des questions d'échelle, leurs auteurs interrogent immanquablement la condition humaine, prise entre l'infiniment grand et l'infiniment petit, pour paraphraser Pascal ou Voltaire, et questionnent ainsi notre manière d'être au monde et de l'habiter.
Résumé : Le cabinet d'architectes CS Studio, fondé en 1989 par la Sud-Africaine Carin Smuts et le Suisse Urs Schmid, s'est démarqué dès l'origine par des pratiques peu conventionnelles qui l'ont porté à s'engager en faveur de projets à fortes dimensions sociales et politiques.
Etablis à Brigue depuis 1952, les architectes Heidi et Peter Wenger considèrent qu'il ne saurait y avoir de " théorie " de l'architecture, et fondent leur recherche autant sur la pratique du chantier et de la construction que sur le ressenti que leur procurent les espaces créés. Ils ont cependant créé des méthodes de développement du projet originales et sont les auteurs d'une réflexion approfondie des échanges entre architecture chinoise et architecture européenne. Cette monographie, qui leur est dédiée, et qui offre un large espace à leurs textes, se focalise sur les choix architecturaux, existentiels et techniques du couple, et plus particulièrement sur les constructions expérimentales élaborées pour leur propre usage, comme leur maison-atelier de Brigue et leur chalet Trigon (1955), parfaites illustrations de leurs préoccupations constructives et de l'ensemble de leur œuvre. Parallèlement à leur activité d'architectes, les époux Wenger ont poursuivi une activité d'enseignants. Heidi porte une très grande attention à l'écriture, et Peter a consacré de longues recherches à des variantes de structures comprimées-tendues, " tensegrity " ; sa production photographique de grande qualité éclaire l'ensemble de la démarche du couple.
Cet ouvrage plaide en faveur de deux revendications : (i) Le déterminisme en sciences n'entre pas en conflit avec le libre arbitre humain parce qu'il est descriptif plutôt que prescriptif (pas de prédétermination) ; (ii) la formulation, la vérification expérimentale et la justification des théories scientifiques présupposent le libre arbitre humain et, par là même, les personnes comme ontologiquement primitives (pas de réduction naturaliste). L'argument en faveur de (i) est essentiellement humien, tandis que celui pour (ii) est d'inspiration kantienne et s'enracine dans la pensée de Sellars sur l'image scientifique et l'image manifeste du monde. Ainsi le livre défend-il, d'une part, le réalisme scientifique contre la confusion entre fait et faux, et, d'autre part, explique-t-il pourquoi les théories, les lois et les explications scientifiques ne peuvent aller jusqu'à nous imposer des normes pour nos pensées et nos actions.
Le 14 septembre 2015, des ondes gravitationnelles sont détectées pour la première fois de l'histoire. Ces vagues dans la structure de l'espace-temps, prédites par la théorie de la relativité générale un siècle auparavant, provenaient de la collision de deux étoiles massives transformées en trous noirs, à plus d'un milliard d'années-lumière de la Terre. En suivant la piste des pionniers de l'astrophysique stellaire du milieu du 19e siècle jusqu'à nos jours, cet ouvrage retrace la vie tumultueuse des étoiles les plus massives de l'Univers, depuis leur formation dans d'immenses nuages moléculaires jusqu'à leur explosion spectaculaire en supernova, elles-mêmes à l'origine des astres les plus étranges du cosmos : les étoiles à neutrons et les trous noirs. Aussi rares qu'éphémères, les étoiles massives jouent un rôle fondamental dans l'évolution des galaxies en ionisant le gaz interstellaire, en y injectant de vastes quantités d'énergie et en fabriquant des éléments chimiques aussi divers que l'oxygène, le sodium, l'or et l'argent. C'est à une incursion de haute voltige dans le monde fascinant des étoiles massives que nous convie l'astrophysicien Laurent Drissen, tout en passant en revue les progrès réalisés en astronomie et qui nous ont permis d'étudier le Soleil, les galaxies et l'histoire de notre Univers.
Résumé : Aujourd'hui, à l'évocation de l'architecture japonaise, les images d'un temple ou d'une pagode viennent assez naturellement à l'esprit. Certains auront également en tête des oeuvres plus contemporaines : les voiles de béton brut de décoffrage, massifs et modulaires à la manière d'Ando Tadao, les architectures plus légères d'Ito Toyo, Sejima Kazuyo ou les façades ouvragées de Kuma Kengo1, pour ne citer qu'eux. Un fossé générationnel, voire historique, assez surprenant, semble s'être creusé entre les images d'une architecture traditionnelle très emblématique où le bois est le matériau de prédilection, et celles plus actuelles de projets innovants où son usage se réduit. Au Japon, bien que le charpentier en ait longtemps été le maître d'oeuvre principal, la culture architecturale contemporaine semble avoir oublié ce savoir constructif accumulé durant des siècles. Une telle constatation s'applique d'ailleurs à nombre d'autres domaines de l'art comme la musique - les enfants japonais apprennent plus volontiers le piano ou le violon que le shamisen ou le koto - la peinture et la sculpture, enseignées selon les canons occidentaux depuis la réforme de Meiji à la fin du XIXe siècle. Le déclin de l'artisanat, l'industrialisation, la modernisation des savoirs et des techniques, sont des phénomènes aujourd'hui observables à une échelle globale, mais dans le cas du Japon en particulier, le contraste est saisissant, même inquiétant, entre ce qui reste d'un patrimoine ancien et ce qui se construit en majorité dans les villes japonaises.
Résumé : La philosophie occidentale s'est, dès ses origines, inspirée et nourrie des sciences de la nature. Aujourd'hui encore, physique et métaphysique demeurent intimement liées; cet ouvrage le démontre en expliquant comment les théories des sciences de la nature et les outils conceptuels de la réflexion philosophique permettent de développer une vision cohérente et solide des traits fondamentaux de la nature. Il se pose comme une introduction au domaine, en retraçant une pensée philosophique rationnelle et homogène, depuis la mécanique de Newton jusqu'aux questions actuelles soulevées par les récentes découvertes en physique quantique. Chaque chapitre contient un appareil pédagogique avec résumé, questions d'évaluation et propositions de travail, et l'ouvrage est complété par un glossaire et une bibliographie exhaustive: il est donc tout particulièrement adapté pour l'enseignement.