L'Europe est sur le déclin. Est-elle appelée à disparaitre où à se réinventer ? Le texte de Julien Freund trouve aujourd'hui toute son actualité et son acuité. Aux rodomontades et aux provocations, il oppose la réflexion. Aux défaitistes, un avenir. L'Europe serait-elle sur le déclin ? Fragilisée par la montée des nationalismes, ébranlée par une profonde dépression spirituelle, affaiblie par l'émergence de nouvelles puissances qui l'ont reléguée au second plan des relations internationales, elle semble avoir perdu son ancienne splendeur. Mais s'agit-il d'un épuisement fatal ou bien d'un accomplissement annonciateur d'un autre style de civilisation ? L'histoire est riche d'exemples d'empires florissants qui ont connu un brusque crépuscule, de l'Egypte antique aux Incas en passant par Athènes ou Rome. Toutefois, alors que les autres peuples n'ont pas eu conscience de la chute qui les menaçait, la force et l'originalité de la civilisation européenne résident dans la crainte, depuis toujours, d'une possible décadence. Face aux menaces qui pèsent de manière croissante, Julien Freund exhorte les Européens à retrouver leur grandeur, leur fierté et leurs valeurs. Un ouvrage fondateur, une analyse d'une surprenante actualité, un livre d'espérance contre tout défaitisme. Préface de Jerónimo Molina Cano
Résumé : Les préoccupations éthiques des scientifiques, l'autonomisation de la technologie par rapport à la technique, l'adoption par les diverses sciences sociales d'éléments du discours philosophique, sont pour beaucoup les indices d'un effondrement de la philosophie. Mais cette fin de la philosophie moderne marque-t-elle la fin de toute philosophie ? Julien Freund, après tant d'années consacrées aux sciences sociales et à la polémologie, revient sur son terrain de prédilections : la philosophie. Dans cet essai, qui contient à la fois une histoire de la philosophie moderne et la construction d'une nouvelle métaphysique, il répond que la philosophie entendue comme liberté du présupposé ne doit pas s'évanouir dans d'autres savoirs, mais s'affirmer comme discours spécifique. L'esprit de la métaphysique ne réside pas, comme Heidegger l'a répété après Kant, dans le souci du fondement de l'être, mais dans les diversités de ses expressions, positives ou négatives, logiques ou contradictoires, et dans le contexte inéluctable de l'identité et de l'altérité. Ce qui intéresse le métaphysicien ce sont les immenses possibilités de l'expressivité de l'être. Le philosophe n'a pas pour mission d'expliquer l'être mais de méditer sur lui. Ainsi Julien Freund médite-t-il sur la science et le progrès, sur la foi et la croyance, sur l'humeur et le sentiment et nous offre une remarquable leçon de philosophie philosophique.
Comment l'arrivée d'Hitler au pouvoir fait d'une jeune sociologue exilée une photographe bientôt mondialement célèbre, c'est ce que Gisèle Freund nous raconte ici. Photographe des écrivains, grand reporter, elle s'intéresse avant tout aux individus, aux visages. Avec son outil, qui nous apparaît aujourd'hui d'une modernité inégalée, elle devance toujours d'une longueur son époque. Des années 30 aux années 60, émaillé d'anecdotes, de paysages, de portraits de célébrités ou d'inconnus, ce texte est l'histoire d'un des regards les plus éveillés du XXe siècle.