Lettres à Wilhelm Fliebêta 1887-1904 Freud fait la connaissance de Fliebêta, médecin et rhinologue berlinois, à l'automne 1887 ; il a 31 ans, Fliebêta 29 ans. De leur amitié naît une correspondance qui s'étendra sur près de dix-sept ans, et dont seules ont été conservées les lettres de Freud. Ces lettres, publiées ici dans leur intégralité, se lisent comme un journal intime, dans lequel Freud livre des notations tendres, cyniques ou drôles sur ses patients, ses enfants, ses voyages, et aussi sur ses humeurs, ses doutes et ses propres symptômes. Mais Fliebêta n'est pas seulement le confident et le médecin, il est l'interlocuteur privilégié que Freud a choisi d'associer à sa recherche sur les névroses et la sexualité, le rêve et l'inconscient. Passage de la neurologie à la métapsychologie (dont témoigne le "Projet d'une psychologie" placé ici en fin de volume), théorie de la séduction, auto-analyse, élaboration de L'interprétation du rêve et d'une nouvelle "théorie sexuelle" : cette correspondance est la chronique de l'invention de la psychanalyse.
«Puisse la psychanalyse dont on nous ressasse qu'elle est désormais intégrée à notre "culture" au point d'avoir perdu tout pouvoir de subversion, toute capacité de nous surprendre, puisse la littérature dont on se plaît à nous annoncer la mort prochaine, garder longtemps, l'une et l'autre, leur inquiétante étrangeté !» J.-B. Pontalis.
Ce choix de textes réalisés à partir de l'ensemble des textes écrits par Freud et concernant la psychanalyse est organisé en quatre parties: « Qu'est-ce que la psychanalyse? », « Les concepts fondamentaux », « Domaines d'application », « Au-delà de la psychanalyse: la métapsychologie ». Les subdivisions et sous-titres permettent une approche et une lecture simplifiée de la pensée freudienne.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).