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Totem et tabou
Freud Sigmund ; Astor Dorian ; Pellegrin Pierre
FLAMMARION
7,50 €
Épuisé
EAN :9782081493674
Totem et tabou fut, au dire de Freud, la plus osée de ses entreprises. A partir d'une lecture toute personnelle de la littérature anthropologique de son temps, le père de la psychanalyse y sonde les fondements de la société humaine, de ses lois et de ses interdits, dans un mouvement qui mène des peuples "primitifs" aux enfants et aux névrosés, et inversement. "Dans le complexe d'Œdipe convergent les débuts de la religion, de la moralité, de la société et de l'art, dans une pleine concordance avec le constat de la psychanalyse que ce complexe forme le noyau de toutes les névroses" : tel est le point d'aboutissement de cet ouvrage, dans lequel Freud s'attache à étudier des phénomènes sociaux et culturels - l'inceste, le totémisme, l'animisme, la magie - à partir des principes de la psychanalyse. Offrant un tableau radicalement pessimiste de l'origine et du destin de l'humanité, à jamais marquée par le meurtre originel du père, Totem et tabou pose les bases sur lesquelles Freud édifia, avec L'Avenir d'une illusion, Le Malaise dans la culture et L'Homme Moïse et la religion monothéiste, sa théorie de la culture.
Voici ce qu'écrit Freud de sa Selbstdarstellung publiée en 1925 : "Deux thèmes parcourent cet ouvrage : celui de ma propre destinée et celui de l'histoire de la psychanalyse. Ils sont étroitement liés. Ma Présentation de moi-même montre comment la psychanalyse devint le contenu de ma vie et elle se conforme à ce principe justifié que rien de ce qui m'arrive personnellement ne mérite d'intéresser, au regard de mes relations avec la science." Ces lignes, extraites de la postface, inédite en français à ce jour et qu'on trouvera dans notre édition, définissent bien le propos de ce petit livre, qui n'est ni une autobiographie, ni un autoportrait, ni un exposé doctrinal, et qui pourtant participe de tous ces genres. Rarement un homme des "commencements" a voulu à ce point se confondre avec sa cause, également soucieux d'en assurer l'expansion et d'en maintenir avec intransigeance l'irréductible spécificité.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)