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Images à mi-mots. Bandes dessinées, dessins d'humour
Fresnault-Deruelle Pierre
IMPRESSIONS NOU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782874490484
Lire une bande dessinée ou un dessin de presse est simple, mais cette simplicité est trompeuse. Dans Images à mi-mots, Pierre Fresnault-Deruelle nous apprend à lire les images, vignettes de bande dessinée et dessins de presse confondus. Il le fait à mi-mots, car les images sont à bien des égards porteuses de mots, par exemple sous forme de calembours visuels ou encore sous forme de mots dans l'image. Ce livre, toutefois, est bien plus qu'un manuel. Ecrit dans un style brillant et jubilatoire, il nous communique aussi son amour et son intelligence des images. Rassemblant et rapprochant de nombreux exemples très variés, de Winsor McCay à Emmanuel Guibert en passant par Plantu et Geluck, il offre enfin un éventail tout à fait étonnant de ce que l'image peut représenter et produire actuellement. Biographie: Pierre Fresnault-Deruelle enseigne la sémiologie de l'image à l'université de Paris 1. Pionnier des études sur la bande dessinée, il a publié une quinzaine de livres traitant d'Hergé, du dessin de presse, de la peinture classique, de la photographie et de l'affiche. Il est directeur du Musée Critique de la Sorbonne (mucri).
La bande dessinée est, dans le domaine de l'image fixe, une forme moderne de narration figurative. Outre le fait qu'elle peut être utilisée comme moyen d'information, la bande dessinée est avant tout un moyen d'expression. Si l'auteur a choisi une approche largement esthétique de ce médium, il en propose également une étude historique, médiologique (les supports) et technique (noir et blanc, couleurs, rhétorique des effets produits, etc.). En bref, il s'est agi de mettre l'accent sur l'intelligence graphique de ce qu'on appelle, par ailleurs, le "IXe art".
Résumé : Une relecture de l'album Le Temple du Soleil , la suite des 7 Boules de cristal, sur le principe de l'analyse de vignettes sous forme de commentaires minutieux et... passionnants ! Structuré en trois parties qui suivent la chronologie de l'histoire, le livre convoque une iconographie variée : détails de vignettes, affiches, tableaux, extraits de films, imagerie populaire, bandes dessinées, photographies, objets culturels...
La force d'Edward Hopper est de s'être très vite confronté aux images de masse. Hopper comprend que peindre le monde revient à reconstituer une image toujours déjà donnée par la photographie, les couvertures de magazines ou le cinéma. Travaillant donc sur des images d'images, Hopper se livre à un patient filtrage au terme duquel la peinture se dépouille du pathos qui informait les toiles de ses contemporains. Relativement à la narration, l'artiste n'aura de cesse de capter ces temps morts qui, contrairement aux moments consacrés du récit peint classique, sont pour lui les seuls espaces de peinture possible.
Relevant à la fois de la création graphique et du monde de la rue, l'affiche fait partie de notre quotidien visuel. Elle mériterait souvent qu'on lui prête une attention plus soutenue qu'un simple regard. A travers plus de vingt exemples d'affiches, traversant les époques depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à la création contemporaine, Pierre Fresnault-Deruelle nous montre leur richesse visuelle et sémantique. Il nous présente des exemples illustres de placards vantant des produits de marque ou des spectacles et nous amène ainsi à la rencontre de quelques-uns des plus grands affichistes (Lautrec, Cassandre, Savignac, Bundi, etc). Dans son texte foisonnant et savoureux, Pierre Fresnault-Deruelle allie la description à l'interprétation, la référence pointue au trait d'humour et l'analyse sémiologique à l'enthousiasme du simple "regardeur".
Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.
Malgré la résistance de Roland Barthes à l'histoire littéraire et à la logique séculaire que l'école imposait, le XIXe siècle constitue dans son oeuvre un pivot, dont on ne peut se débarrasser à si bon compte, et sur lequel il bute dès qu'il veut construire certains de ses objets d'élection : une histoire des "écritures", une histoire des "mythologies". Si, dans le titre, le pluriel s'est imposé, c'est parce que ses rapports à ce siècle repère furent multiples et parce que, tout au long de sa carrière, ils n'ont cessé d'évoluer. Siècle amical lors de son adolescence, plutôt mal vu au temps de la "nouvelle critique" structuraliste, le XIXe siècle rentre en grâce à partir de S/Z et des Fragments du discours amoureux, et plus encore dans les derniers séminaires sous les auspices du romantisme allemand. La place qui leur revient a été ici donnée aux principaux auteurs de prédilection : Balzac, Chateaubriand, Stendhal, Flaubert, sans oublier Michelet, un auteur qui pourtant "n'était pas son genre". Mais ont été prises en compte aussi des affinités plus partielles (Baudelaire, Nietzsche), voire bien plus ambiguës (Zola). Plus qu'une étude raisonnée, ce volume propose donc une approche en mosaïque des amours et désamours du lecteur et de l'auditeur pour certains créateurs, certaines oeuvres, parfois même pour de simples phrases qui façonnent une oeuvre et un imaginaire critique. Mais il dessine en fin de compte un panorama aussi complet que possible du rapport de Barthes au XIXe siècle : à sa littérature principalement, mais aussi à sa musique, à sa philosophie et à son histoire.
Au premier abord, tout semble opposer le monde créé par Brassens à travers quelque 300 chansons et celui où évoluent Tintin et ses compagnons au long des 24 albums. L'univers des chansons est rèvé, légendaire, celui des Aventures est concret, comme une copie du réel. La poésie et la folie planent sur l'oeuvre du premier tandis que le petit reporter est immergé dans l'action. Brassens est un spectateur distancié, Tintin un aventurier engagé. L'un, amoureux des femmes, parle cru, l'autre, asexué, ignore le désir. Anticonformisme et anticléricalisme d'un côté, valeurs boy-scouts chrétiennes de l'autre. Et pourtant... Ces deux créations majeures du XXe siècle séduisent des publics communs. Est-ce seulement dù à l'immense talent de leurs démiurges ou à leur contemporanéité - 1921-1981 pour Brassens, 1907-1983 pour Hergé - qui suffirait à engendrer une connivence générationnelle et culturelle ? Ce livre démontre qu'une telle explication ne suffit pas : il existe des analogies, voire des affinités entre ces oeuvres apparemment si dissemblables. Contrairement à ce que pourrait laisser penser une approche superficielle, les "philosophies de vie" des personnages mis en scène par Georges Brassens et Georges Remi sont loin d'ètre incompatibles. Grâce à une analyse approfondie des récits du poète sétois et du dessinateur belge, Renaud Nattiez met en évidence des correspondances surprenantes, des similitudes insoupçonnées. Deux mondes parallèles, au double sens du mot : ils ne se confondent pas, ils ne se rejoignent pas, mais ils évoluent dans la mèmc direction comme si, au fil des ans1 Brassens s'était rapproché de Tintin et Tintin de Brassens. Renaud Nattiez est né entre Mouhnsart et Sète, lorsque Tintin s'apprétait a marcher sur la Lune et Brassens à enregistrer son premier disque. Le premier lui a donne le gout de l'ailleurs, le second celui du jeu avec les mot, de la langue française. L'auteur a publié Le Mystère Tintin (2016), Le Dictionnaire Tintin (2017), Les Femmes dans le monde de Tintin (2018). Ancien élève de l'ENA, ex-diplomate, il est docteur en économie.