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Robert et Elisabeth Badinter. Deux enfants de la République
Frèrejean Alain
ARCHIPEL
22,00 €
Épuisé
EAN :9782809824117
Depuis plus de quarante ans, ils incarnent une certaine idée de la République. Croisés des droits de l'homme, lointains disciples d'Hugo et de Condorcet, ils évoquent une image d'intégrité et de droiture. L'engagement de Robert Badinter pour l'abolition de la peine de mort est entré dans l'histoire. Mais on a parfois oublié que l'ancien garde des Sceaux n'a cessé d'oeuvrer pour l'humanisation des prisons et la réinsertion des détenus, et qu'on lui doit la dépénalisation des relations homosexuelles de mineurs de plus de quinze ans. Autant de causes qui lui valurent une fausse réputation de "laxisme", malgré ses colères à la barre des tribunaux, à la tribune des assemblées ou lors de commémorations. Aussi indomptable que son mari, Elisabeth Badinter a su préserver son indépendance et bâtir sa réputation de philosophe et d'historienne des idées. Si ses indignations sont moins bruyantes, la petite-fille d'Edouard Vaillant n'en dénonce pas moins le conformisme et l'aveuglement intellectuels, les violations des droits des femmes et de la liberté de pensée. Au risque de passer pour une inflexible laïcarde, lorsqu'elle prend position en faveur de Charlie Hebdo ou contre les communautarismes. En dépit de leurs interventions publiques, Elisabeth et Robert Badinter se sont toujours gardés de la surexposition médiatique. Rares sont ceux qui ont été admis dans leur tanière parisienne, face au jardin du Luxembourg. C'est l'histoire de ce couple uni, secret et passionné que raconte cette biographie.
Extraordinaire destin que celui de cet enfant du Cantal : normalien, professeur, maître des requêtes au Conseil d'Etat, directeur de la Banque Rothschild, Premier ministre du général de Gaulle et enfin président de la République de 1969 à 1974. Il est pour la France le miroir d'une époque unique par son développement et son expansion. Ce que l'on nomme "les années Pompidou" reste pour la plupart des français l'évocation nostalgique d'une époque des plus fécondes. La France pompidolienne, dans la foulée de l'ébullition soixante-huitarde, avance au rythme d'une croissance économique de 5 à 6% par an. Elle prospère, invente le Smic (en 1970), consomme, travaille, ne connait pas le chômage et se modernise. On tourne aussi la page du général de Gaulle et on relance la construction européenne. Qui était réellement l'homme qui mit en place cette politique ? Issu d'un milieu très modeste mais brillant élève, Georges Pompidou entre en politique après sa rencontre avec le général de Gaulle. Brillant dilettante, l'homme se métamorphose, prend goût au pouvoir et nourrit une grande ambition pour la France. Premier Ministre, il exerce ses dons politiques et se prépare à l'élection présidentielle de 1969 qu'il remportera avec un succès confortable. Il met alors en place des réformes et ouvre la France à la modernité. Son septennat est entaché de luttes cruelles dans son propre camp, de scandales privés montés de toute pièce et, inachevé, se conclut par sa mort en avril 1974.
L'aventure des chemins de fer est une histoire de visionnaires, de passionnés qui ont conquis la vitesse, dompté la nature, dépassé les limites de la science. Une histoire d'hommes en somme. C'est dans leurs vies que cet ouvrage nous plonge, racontant avec esprit et anecdotes ceux qui ont imaginé les rails, les locomotives, les signaux, les aiguillages. Ceux qui ont pensé les bogies et les wagons-lits, inventé les marteaux-piqueurs et la dynamite, réalisé les projets les plus fous - les premiers transcontinentaux, le Train des nuages jeté des ponts sur les précipices, volé des locomotives, créé des empires à partir de rien. Ceux qui, des origines jusqu'à nos jours, ont révolutionné le plus fascinant des moyens de transport. De 1825 à 1914, le rail a changé la face du monde, supprimé les disettes, fait les nations, décidé du sort des armes. Puis un déclin s'est amorcé, suivi depuis peu d'un réveil inattendu. Un réveil dont on ne prend la mesure qu'en découvrant ce qui se passe au Brésil, en Chine, en Australie, où circulent de vrais défis sur roues. Un réveil constaté dans les vieux pays comme les puissances émergentes, où se posent des questions stratégiques: faut-il creuser des tunnels sous les détroits ou à travers les montagnes, donner la priorité aux voyageurs ou aux marchandises, nationaliser ou privatiser, faire flotter les trains ou alourdir les rails? Autant d'enjeux et de réflexions majeures pour les bâtisseurs des transports de demain. Biographie de l'auteur Alain Frerejean, passionné par l'esprit d'entreprise, est l'auteur des Maîtres de forges (Albin Michel), de Peugeot, deux siècles d'aventure (Flammarion) et de C'était Georges Pompidou (Fayard).
Ils ont libéré la France ! La Libération de la France n'a pas été la remontée d'un long fleuve tranquille. Pas moins de onze mois se sont écoulés entre l'entrée des Américains dans Bayeux, début juin 1944, et la libération de Colmar, en janvier, puis de Dunkerque et des poches de l'Atlantique en mai 1945. Onze mois d'attente sous d'effroyables bombardements et d'interminables combats dans les haies du bocage normand, les champs de mines et les forêts enneigées des Vosges, onze mois de piétinements entrecoupés de rebonds et de percées fulgurantes. On oublie trop souvent qu'une dizaine de villes ont été reprises par l'ennemi, que Strasbourg a failli connaître le même sort et que Paris ou Bordeaux n'ont échappé à la destruction que par un concours extraordinaire de circonstances. La libération de la France fut l'oeuvre de milliers d'acteurs : elle constitue un puzzle de situations diverses. Un mélange parfois explosif d'individus aux motivations différentes et de chefs d'exception, tels de Gaulle, Leclerc, de Lattre, Eisenhower, Parodi, Guingouin ou Rol-Tanguy, qui ont su aplanir leurs divergences et forger l'unité. Alain Frèrejean et Claire L'Hoër ne racontent pas seulement cette histoire mouvementée ; ils donnent la parole aux dizaines de témoins et acteurs de cette aventure, en reproduisant leurs écrits et témoignages.
Résumé : Louis-Napoléon Bonaparte n'est pas seulement notre premier président de la République. Il est aussi l'inventeur des voyages présidentiels, de la propagande, des grands défilés. Du contact avec la France profonde. Avec ses yeux mi-clos, son visage impénétrable, il agit en homme masqué. Déguisé en valet de sa mère pour échapper à la police autrichienne. En maçon pour s'évader de prison. En héritier des Bonaparte pour se faire élire président. En président de la République pour la renverser. En soutien du pape et grand bâtisseur d'églises pour gagner l'appui des curés et de leurs fidèles, alors qu'il ne croit ni à Dieu ni à diable. Or voilà que tout se retourne contre lui. Est-ce l'effet de ses troubles de santé ? De l'influence néfaste d'une épouse ambitieuse ? Cette vie, véritable comédie du pouvoir caricaturée à l'envi, ne doit pas faire oublier les embellissements de Paris, le Paris de l'eau courante, des squares et des Expositions universelles. Ni l'acquisition de Nice et de la Savoie. La création d'une France moderne, avec ses chemins de fer, l'éclairage au gaz, une industrie en progrès foudroyants et une agriculture florissante. Elle ne doit pas non plus occulter l'image d'Epinal, la fête impériale où la France entière applaudit les pantalons rouges et les cuirasses étincelantes.
On se souvient du "pornographe" un peu canaille, amateur de chansons paillardes, brocardant les putains, les pucelles et les femmes faciles. On n'a pas oublié le misogyne fustigeant les emmerdantes et les casseuses. Mais qui fut vraiment Georges Brassens (1921-1981) ? Coureur de jupons ou " fidèle absolu" ? Tendre canaille ou amoureux transi ? Tous à la fois ! En fin connaisseur, il a chanté la femme à tous les âges de la vie, et dans tous ses états, qu'elle soit épouse modèle ou veuve éplorée, adolescente ou fille publique et nous a dressé un bel inventaire de ses vices et vertus. Ce livre invite à rencontrer le troubadour sétois au petit air frondeur à travers les femmes qui ont marqué sa vie : sa mère Elvira, sa compagne Joha Heyman, la Jeanne et sa célèbre canne, mais aussi ses amours d'adolescent, les femmes mariées de ses années de vache maigre, la " princesse amoureuse du croque-note " débutant, les chanteuses qui firent ses premières parties, bref toutes "les jolies fleurs et les peaux de vache" .
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.
Il a connu la notoriété pour l'aide apportée aux femmes victimes d'abus sexuels durant les guerres en cours dans l'Est du Congo. Il a réchappé à de nombreuses tentatives d'assassinats, dont la dernière en 2014. Et, s'il côtoie des célébrités, il a aussi de très dangereux ennemis : la vie de Denis Mukwege est toujours menacée. C'est en découvrant les difficultés rencontrées au Congo par les femmes enceintes pour accéder à des soins adaptés que le Dr Mukwege trouva sa vocation. Depuis, il a fondé son propre hôpital, où il soigne les femmes victimes de violences sexuelles. En dépit des menaces qu'il reçoit, Denis Mukwege continue à se battre pour ces femmes. Pour raconter leur histoire, et la sienne.
En 1963, Sheila décrète que l'école est finie. Sa carrière débute... Cinq décennies après, elle se retourne sur sa carrière, et sur sa vie. On sait sa passion pour la danse, qui a rythmé son existence depuis qu'enfant elle rêva d'être petit rat de l'Opéra. Twist, yé-yé, pop, disco: elle a traversé toutes les modes et conservé intact sa popularité.Les moments de doute, pourtant, n'ont pas manqué. Mais Sheila a toujours rebondi, retrouvant le chemin des studios et la joie de vivre.Amitiés fortes, grandes rencontres, coups durs... Sheila refait ici le parcours de sa vie. En toute sincérité.