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Eglises du Nord et du Pas-de-Calais 1945-2010. De la commande à la patrimonialisation
Frémaux Céline
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753512375
Cet ouvrage issu d'une thèse de doctorat analyse, à partir d'un minutieux travail de terrain et de dépouillement d'archives, les mutations formelles et structurelles du bâtiment-église de 1945 à 2010. Considérant le patrimoine religieux dans sa globalité plutôt que dans son exceptionnalité, il traite de l'implication des commanditaires dans les projets (associations diocésaines mais aussi pouvoirs publics), de l'évolution des rapports de l'église à l'urbanisme, et des enjeux de la construction des églises paroissiales dans le contexte des mutations historiques, économiques et sociales de la seconde moitié du XXe siècle. Le terrain choisi pour cette étude est représentatif des évolutions de l'architecture religieuse au niveau national. En effet, la région Nord-Pas de-Calais compte près de 200 chantiers d'église entre 1945 et 2010, menés dans les contextes variés de la reconstruction, de l'expansion urbaine des Trente Glorieuses ou d'expérimentations urbaines originales telles que la création de cités ouvrières et d'une ville nouvelle. A travers l'analyse de la construction des églises paroissiales, cet ouvrage croise l'histoire de l'architecture, l'histoire religieuse et l'histoire sociale de la croissance urbaine après la Seconde guerre mondiale. Il aborde en outre les questions de la mutation du spirituel dans la société et des enjeux de la patrimonialisation des églises contemporaines. Les annexes comportent les notices des 188 édifices étudiés ainsi que les notices biographiques des architectes.
Publics : Etudiants de BTS, DUT en informatique, étudiants d'écoles d'ingénieurs, futurs développeurs informatiques, futurs Chefs de Projets informatiques, décideurs en Systèmes d'information. Objectifs : Fournir à tous ceux qui ont en vue une carrière professionnelle dans l'informatique une vue d'ensemble des problématiques liées à l'activité de développement, de construction et de mises en ?uvre de solutions informatiques ; permettre de prendre toute la mesure des difficultés opérationnelles dans les projets réels et de découvrir les techniques, solutions et méthodologies disponibles.
Gaudichon Bruno ; Méreau Mathilde ; Frémaux Céline
Classée au titre des monuments historiques, la chapelle Sainte-Thérèse de l'Enfant- Jésus et de la Sainte-Face d'Hem constitue un remarquable témoignage du renouveau de l'art sacré à la fin des années 1950. Née de la volonté de Philippe et Marthe Leclercq-Lestienne, elle réunit, dans un espace à caractère intime signé par l'architecte suisse Hermann Baur, les peintres Alfred Manessier et Georges Rouault, les sculpteurs Eugène Dodeigne et Jean Roulland, le couple de tisserands Jacques et Bilou Plasse Le Caisne et l'orfèvre Christian Fjerdingstad. Souhaitant faire oeuvre de mécénat, l'industriel roubaisien Philippe Leclercq imagine l'édification d'une chapelle dans le quartier ouvrier d'Hempempont en banlieue de Roubaix. Issue d'une étroite collaboration, tout au long du chantier, entre le commanditaire, le clergé et les artistes, la chapelle Sainte-Thérèse constitue un exemple rare d'oeuvre d'art total dans laquelle les "? murs de lumière ? " d'Alfred Manessier crée une atmosphère si particulière. Grâce au soutien de la paroisse, du diocèse de Lille et de la Conservation régionale des monuments historiques, et avec la contribution des familles des artistes et du commanditaire, plans, notes, photographies, coupures de presse, mais aussi études peintes, pièces d'orfèvrerie et ornements liturgiques permettent de retracer la genèse de cet ensemble exceptionnel. L'iconographie réunie ici comme la richesse des textes associés mettent en lumière la qualité d'une architecture et d'un mobilier pensés pour la chapelle par des artistes de renommée nationale et internationale, faisant de cette publication l'ouvrage de référence qui manquait jusqu'alors.
Cent ans après la Séparation des Églises et de l'État, la spécificité française du patrimoine religieux du XXe siècle est manifeste. La construction de nouveaux lieux de culte après 1905 avant été prise en charge par les associations représentant les différentes institutions religieuses, la transmission et la préservation de ce patrimoine se posent en des termes nouveaux. A ce particularisme français vient s'ajouter la difficulté d'appréhension de ce patrimoine contemporain. Malgré l'importance numérique des constructions de lieux de culte en France au XXe siècle et le rôle joué par elles dans l'évolution des rapports entre architecture et art, entre architecture et liturgie, dans la réception de l'art non figuratif ou dans la question de la place du monument dans le tissu urbain, il est évident que l'historiographie les a négligées. Les actes du colloque organisé en 2004 par l'INHA et la DAPA au couvent des dominicains de Lille, premier édifice labellisé " Patrimoine du XXe siècle " en l'an 2000, rendent compte d'une prise de conscience de la marginalisation patrimoniale de cette typologie architecturale. Ils réunissent, au travers des études de cas ou des sujets de synthèse, de multiples approches de la recherche sur ces objets, et abordent les questions complexes dévaluation et de conservation du patrimoine cultuel contemporain.
Les églises reconstruites après la Grande Guerre sont particulièrement nombreuses dans les cantons de Péronne et alentours. Cette région meurtrie par les bombardements constitue après-guerre l'un des terrains d'expérimentation de l'architecture religieuse et de l'art sacré. Les églises reconstruites dans les années vingt et trente affichent une variété de styles étonnante: néo-roman, néogothique ou régionalisme voisinent avec Art déco et modernisme. Si l'architecture religieuse s'approprie de manière discrète les innovations tant techniques que formelles de la Reconstruction, l'art sacré connaît quant à lui un complet renouvellement. Les artistes (vitrail, mosaïque, peinture) mais aussi les artisans (mobilier, ferronnerie) profitent de l'immense chantier de la Reconstruction pour créer des chefs-d'?uvre. Ce guide propose, à travers un texte d'introduction générale et un choix d'itinéraires à parcourir d'église en église, la découverte d'une sélection de ces édifices et de leur décor. L'Inventaire recense, étudie et fait connaître le patrimoine historique et artistique de la France. Les Parcours du Patrimoine, conçus comme des outils de tourisme culturel, sont des guides sur les chemins de la découverte.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour