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La chevauchée des étoiles. Conversations Musique Scène
Frédric Kristian ; Kawka Daniel ; Olivier Philippe
EST EDITIONS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782868180872
Une symbiose atypique. Telle pourrait être considérée La Chevauchée des étoiles, titre joycien à souhait, juste expression d'une rencontre inédite entre un chef d'orchestre - Daniel Kawka - et un librettiste- metteur-en-scène - Kristian Frédric - qui se forge autour de l'opéra du brillant Benoît Menut - Fando & Lis -. Sa musique obtempère une polyphonie sereine et délibérée envers l'étrange récit de Fernando Arrabal, un incessant enthousiaste créateur. Il vrille au temps la mémoire de ceux qui savent l'exclusion, toujours en quête du merveilleux, inatteignable apparemment. Durant le temps des répétitions, certains aléas du metteur en scène furent notés par le chef d'orchestre, pour percuté qu'il fut, concevant naturellement une sorte de mémorandum ou, plus succinctement exprimé, un talisman. Ainsi naquirent ces Conversations Musique Scène saluées par Alain Mercier comme "du jamais vu" et mises en lumière par Philippe Olivier pour lequel "ce très beau livre de réflexions résulte d'une magnifique réalisation de spectacle vivant". Cet ouvrage à quatre mains, telle une partition où l'exigence est sans appel, nous confronte à un dialogue d'une rare portée.
L'un des humoristes de la SF américaine, Fredric Brown ? l'auteur du célèbre Martiens go home ! ? a écrit de nombreuses nouvelles au début des années cinquante. Quelques-unes d'entre elles sont ici réunies sous le titre Une étoile m'a dit. On est amusé par les personnages, les situations, les dialogues délirants... On appréciera, par exemple, le personnage principal de Quelque chose de vert..., naufragé incapable d'admettre la réalité au moment où, enfin, on lui porte secours.Brown n'hésite pas à évoquer ses pannes d'écriture, comme dans Myeups (Monstres aux yeux pédonculés...), où il se met en scène en écrivain frappé par une crise d'inspiration ("il n'y avait toujours pas le moindre mot sur la feuille blanche insérée sous le rouleau") dans un récit désopilant d'extraterrestres aussi drôles qu'incroyables.Malgré des personnages au comportement daté (les femmes rougissent quand un homme évoque, même à mots couverts, une future relation sexuelle, mariage à l'appui !), Une étoile m'a dit conserve un charme certain. --Stéphane Nicot
Salut Toto ! Salut Chouquette !", voilà les mots prononcés lors de la première rencontre entre un martien et un homme. L'étonnement et l'émerveillement vont être cependant de courte durée. En effet, les petits hommes verts ne sont pas du tout comme nous avions pu les imaginer jusqu'à présent. Malpolis, prétentieux, indécents, curieux à l'extrême, ils sont tout simplement insupportables. Ils prennent, de plus, un malin plaisir à révéler les secrets les mieux gardés. Grâce au "couimage", ils sont insaisissables et se déplacent instantanément où ils veulent. Seuls les psychiatres et les pharmaciens profitent de leur arrivée. Lorsqu'on leur demande pourquoi ils sont là, ils répondent : "Qu'est-ce que les gens vont faire dans les zoos sur ta cochonnerie de planète ?" Que pourra bien faire un auteur de science-fiction en mal d'inspiration, un marabout africain ou un portier de Chicago face à ce fléau impitoyable. Brown, qui excelle dans l'art du coup de théâtre et de la chute, nous propose une oeuvre absolument "loufoque" ! Un grand moment de rire et de détente pour tous. --Laurent Schneitter
Quatre poèmes puissants où les oiseaux sont de vrais oiseaux, à la fois familiers et irréductibles aux humains, par lesquels Marc Le Gros nous fait entrer dans un monde complexe et limpide, fait de langage. En relisant ces poèmes, je n'ai cessé de penser à une phrase que j'ai apprise de Jean-Marie Serreau, qui la tenait de Bertolt Brecht : "L'important c'est ce qui est devenu important". L'oeuvre de Marc Le Gros, trop souvent, passée sous silence, écartée des anthologies, à mesure qu'on la découvre et la redécouvre, ne cesse de prendre de l'importance, et il faut s'en réjouir.
Résumé : Le mot golem ne figure qu'une seule fois dans la Bible (Ps 139, 16), et c'est de là que vient le sens talmudique du terme, "quelque chose d'inachevé et d'imparfait ". Selon l'usage philosophique médiéval, il s'agit d'une matière sans forme. Adam est appelé golem, au sens de corps dépourvu d'âme, dans une légende talmudique concernant les douze premières heures de son existence (Sanh., 38b). Néanmoins, bien qu'il fût dans cet état, il lui fut accordé de contempler toutes les générations à venir (Gen. R., 24, 2) comme s'il y avait dans le golem un pouvoir secret de comprendre ou de voir, lié à l'élément duquel il est tiré, la terre. - Gershom Scholem - L'homme obéit à ses aspirations, aux bonnes et aux mauvaises ; c'est pourquoi il ne lui est pas possible de voir les choses secrètes qui existent en dehors de la réalité visible. Mais le Golem pouvait comme les animaux et les oiseaux, les démons et les esprits, voir les choses secrètes.
Courmes Yves ; Alagna Roberto ; Olivier Philippe ;
Vingt-cinq années (1995-2020) de critique musicale sont répertoriées dans cet ouvrage. Doté d'une écriture généreuse, scrupuleuse et enthousiaste, l'auteur nous remémore, à vif, les grands moments de création des Opéras de Nice et de Monte-Carlo où ténors, barytons et sopranos - débutants ou consacrés - ont enrichi ces indispensables théâtres. Ce panorama azuréen vivifiant n'oublie nullement, en parallèle, les lieux mythiques du bel canto - car Yves Coures est aussi un impénitent globe-trotteur : le Met à New York, le Teatro Colón à Buenos Aires, La Fenice à Venise, la Scala à Milan, le Regio ü Turin, le Carlo-Felice à Gênes et le légendaire estival Festspiele à Bayreuth. Pour chaque opéra ciblé, la force stylistique nous enjoue à redevenir un spectateur attenté et attentif. Ces critiques - elles méritent noblement cette appellation - sont de rares bijoux dont les feux aux couleurs variées dispersent à leur lecture un saisissement savoureux. On jubile, on trépigne, on s'enchante. Sans omettre, parmi tant d'autres qui jalonnent l'exercice, cette pertinente réflexion : Nos édiles comprendront-ils que dans une société qui se déshumanise et qui accule de plus en plus l'homme à la solitude, l'art lyrique agit socialement comme un véritable exutoire au stress de la vie quotidienne ? D'une virtuosité assurée, Chroniques musicales azuréennes interpelle le monde lyrique, de plein fouet.