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Mettre en forme et composer le projet d'architecture. Volumes 3 et 4
Fredet Jacques
FARIO
135,00 €
Épuisé
EAN :9791091902229
Ce livre aborde un sujet peu traité, parfois malmené : la mise en forme de bâtiments, quels qu'ils soient. On a souvent discouru sur leur contenu d'activités, la manière de les bâtir, l'histoire de leur apparition ou de leur destruction, mais rarement sur ce qui fait la spécificité des connaissances de celui ou de ceux qui les ont conçus. Mettre en forme implique l'action de composer dans tous les sens de ce mot qui diffère de ce qu'on appelle trop souvent créer. Il n'y a qu'une part modeste d'invention dans la plupart des travaux d'un architecte. Les principes, concepts, opérations de base de la mise en forme et de la composition sont introduits par le truchement du dessin d'architecture en tant que mode codifié (un ensemble coordonné de projections orthographiques) pour explorer et représenter un projet ou un bâti préexistant selon une faculté à composer que l'oeil peut acquérir lorsqu'il est associé à la main, comme cela s'est fait tout au long de l'ère désormais qualifiée de "pré-numérique". Délibérément, il n'y a pas de photographies dans cet ouvrage. Les thèmes sont exposés en partant de l'intérieur du champ considéré, dans son propre langage dessiné et discursif, parfois prétendu "savant" - modérément, pensons-nous. Trois cents soixante-neuf planches - réparties en deux volumes, chacun de ces volumes associé à un volume de texte - accompagnent le texte tout en pouvant être consultées à l'écart de celui-ci. Elles offrent une trame complémentaire et autonome qui s'adresse prioritairement aux personnes qui s'adonnent régulièrement audit dessin en tant que langage graphique, pratique et symbolique. Elles renvoient à un certain nombre d'études de cas développées dans les huit parties de l'ouvrage et puisés dans la période contemporaine ainsi que dans les époques préindustrielles. On y verra aussi qu'un dessin d'architecture, quoiqu'objectif et exhaustif, n'est pas réaliste et n'a pas à l'être. L'auteur esquisse le champ de ce qu'il appelle morphologie architecturale, notamment les différentes géométries qui la sous-tendent en utilisant une méthode des tracés, présentée et développée dès le début, avec trois monographies (Maison Fisher de Louis I. Kahn, Villa Müller d'Adolf Loos, Projet de résidence extrait de l'Encyclopédie). Il précise ensuite ce qu'il entend par catégories architecturales, morphologiques et vitruviennes. Ce faisant, il s'attaque à l'idéologie qui sous-tend la production actuelle du bâti, le fonctionnalisme, et remet à leurs places certaines esthétiques qui en dérivent, notamment celle de la vérité de la construction. Les différentes acceptions du mot "espace bâti" sont ensuite précisées, après quoi les opérations élémentaires de la composition sont introduites et développées dans des exemples qui leurs conviennent. Un accent est mis sur les parcours spatiotemporels avec un aperçu sur la composition de trois jardins célèbres (Villa d'Este, Ermitage de Katsura, Maison Beaumarchais). Quant à l'industrialisation en cours du travail intellectuel de ceux qui mettent effectivement en forme le bâti, elle est analysée par rapport au phénomène de prolifération des partisans de l'industrie du numérique dans leur tentative d'asseoir une nouvelle bureaucratie planétaire. Finalement, l'ouvrage surgit sous le regard d'un lecteur surpris de voir que sous la plage où semble s'être échoué le génie de l'architecture on trouve une quantité de pavés... Que va-t-il en faire ? Plongé dans une lecture qui donne au jugement l'occasion de s'exercer, le valeureux n'est donc pas obligé de souscrire au point de vue de l'auteur. Mais pour le réfuter, il lui faudra affûter ses arguments. C'est déjà ça.
Ducros Albert ; Ducros Jacqueline ; Joulian Frédér
Dans les forêts d'Afrique, des chimpanzés utilisent des outils comparables à ceux des hommes, en fabriquent même. Les variations observées entre les outillages de différentes communautés de primates s'analysent désormais en termes de tradition ou de culture. La culture définie comme «propre de l'homme» est aujourd'hui remise en question. L'évolution de disciplines diverses, ethnologie, préhistoire, éthologie, anthropologie biologique, sociobiologie, histoire des sciences, apportent des éléments nouveaux au vieux débat «nature contre culture».Ce livre réunit des chercheurs soucieux de dépasser les barrières disciplinaires pour comprendre le phénomène culturel, en décrivant la constitution de cette notion dans le passé, ses apports dans différents secteurs du savoir et en exposant les données récentes de l'éthologie et de la préhistoire. Le lecteur rencontrera les réflexions qui abordent les fondements naturels de la culture, ses différentes formes et ses dimensions historique et épistémologique pour éclairer l'interrogation paradoxale : «la culture est-elle naturelle ?».
En portant leur duel fratricide du terrain des affaires sur celui des arts, les milliardaires Bernard Arnault et François Pinault sont devenus mécènes. Donations, fondation, musées, collections largement ouvertes au public témoignent de leur contribution. En retour, l'art a anobli leurs affaires, dopé leurs bénéfices, sculpté leur statue. Renforcé aussi leur volonté de décrocher le titre de nouveaux Médicis. Le soleil de cette philanthropie a pourtant sa part d'ombre. Déclaration d'amour de Bernard Arnault à l'art contemporain, la Fondation Vuitton est aussi un formidable outil marketing. Ce "cadeau aux Parisiens" et sa collection profitent d'abord au premier groupe mondial du luxe, avec un retour sur image inouï. Ami et promoteur d'artistes d'avant-garde, François Pinault est un grand collectionneur. Mais pourquoi ce refus obstiné de créer une fondation pour sa collection ? La Bourse de Commerce est-elle le musée d'un passionné ou la vitrine d'un homme d'affaires, parfait connaisseur du marché de l'art ? Dans un pays détestant la réussite et l'argent des autres, mais avec un Etat sans discours et sans moyens, l'affrontement des deux milliardaires a ouvert leurs concitoyens à la création contemporaine. Mais il révèle aussi les ambiguïtés de ce nouveau mécénat.
Lagroye Jacques ; François Bastien ; Sawicki Frédé
Les activités et les organisations politiques, l'Etat et l'action publique, les formes de gouvernement et les conditions de la démocratie sont objet de recherche pour des anthropologues, des juristes, des théoriciens du pouvoir ou des sociologues ; aucun n'a le monopole de ce domaine d'études. Adopter la démarche sociologique, sans ignorer tout ce qu'elle-même doit à d'autres démarches, c'est se placer à ce point de vue d'où la politique apparaît comme un ensemble d'activités sociales, certes spécialisées mais inséparables des relations, des pratiques et des croyances qui structurent les rapports sociaux. Depuis les années 1970, les travaux de sociologie politique se sont multipliés, les approches se sont diversifiées et enrichies. C'est ce renouvellement que ce livre tente de montrer. Il rend compte de l'élargissement des champs de recherche, sans négliger ce que la sociologie politique doit à des travaux anciens aujourd'hui consacrés. Cette nouvelle édition (la cinquième) a été actualisée pour tenir compte des avancées les plus récentes dans les sciences sociales du politique, s'agissant en particulier de l'analyse des institutions politiques, de la sociologie des mobilisations collectives et des organisations partisanes, de l'étude des pratiques de participation. L'ambition des auteurs est de fournir un outil de travail à tous ceux qui veulent comprendre la politique de façon réaliste, en leur proposant notamment de nombreuses références à la sociologie politique en langue étrangère, sans méconnaître pour autant la vitalité d'une production française à laquelle les étudiants peuvent avoir accès aisément.
Une destination, apparente ou souterraine, peut assurer à des pages disjointes, écrites au cours de quelques années, une même focale. C'est du moins ce dont l'éditeur a pris conscience et ce dont l'auteur a bien voulu se laisser convaincre. La destination apparente, c'est un lieu, puisque la revue fario a publié une première version des cinq premiers textes de ce petit volume. Le sixième, L'éloquence de la perruche, est inédit. La destination souterraine, au lecteur de la dessiner, mais on ne peut écarter ceci, une hypothèse : la margelle du temps où nous nous tenons en déséquilibre est celle des effondrements et des désastres à une échelle qu'on aurait eu naguère peine à imaginer. Elle conduit à une inévitable et hélas nécessaire opération, que seule une sensibilité encore aiguisée peut effectuer à l'intention des hommes nouveaux que nous devenons : un inventaire de ce qui tenait à l'âme et au corps de ceux que nous pensions pouvoir demeurer.
Il ne suffit pas de changer le monde. Nous le changeons de toute façon. Il change même considérablement sans notre intervention. Nous devons aussi interpréter ce changement pour pouvoir le changer à son tour. Afin que le monde ne continue pas ainsi à changer sans nous. Et que nous ne nous retrouvions pas à la fin dans un monde sans hommes." C.A.