
Philémon Tome 9 : L'Arche du "A"
Biographie de l'auteur Othon Aristides, dit Fred , naît le 5 mars 1931 à Paris. Tout môme, il remplit des cahiers entiers de bandes dessinées bourrées de fôtes d'ortografe. Il publie son premier dessin humoristique dans le courrier des lecteurs d'un journal pour enfants. Un peu plus tard, il fait ses premiers pas vers l'absurde, l'envers du décor et le dérapage contrôlé en dévorant Edgar Poe, Charles Dickens et Oscar Wilde. Vers 18 ans, il fait timidement le tour des rédactions. À sa grande fierté, il finit par placer un dessin à Ici-Paris ; à sa grande déception, sa signature est coupée. À son retour de l'armée, il dessine pour France Dimanche, Paris Match, Le Hérisson et Quartier latin, un modeste journal vendu à la sauvette par Georges Bernier, connu plus tard sous le nom de professeur Choron. C'est avec le même Georges Bernier et François Cavanna (rencontré à Ici-Paris) que Fred crée Hara-Kiri en septembre 1960. Promu directeur artistique, il exécute les soixante premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire, et revient à la bande dessinée avec Les Petits Métiers, Le Manu-Manu, Tarsinge, l'homme Zan et Le Petit Cirque. En 1966, après six mois de labeur, il propose quinze planches d'une nouvelle histoire au journal Spirou, qui les refuse : le dessin n'est pas bon, l'histoire non plus... À la lecture des mêmes planches, René Goscinny, alors rédacteur en chef de Pilote, s'enthousiasme et publie La Clairière des trois hiboux, premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred décide donc de s'en tenir à l'écriture ; il propose toute une série de scénarios qui seront mis en images par d'autres – ce qui ne l'amuse pas du tout... sauf quand il imagine Time is Money pour Alexis. Et puis, il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée d'envoyer Philémon sur les lettres de l'océan Atlantique – idée qui lui est venue dans son bain : où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide ? (Fred trouve toujours ses idées dans son bain. Quand l'idée ne vient pas, il prend cinq bains par jour ; il est donc très propre...) Il écrit le scénario, le fait lire à Goscinny et déclare assez fermement qu'il veut le dessiner lui-même. Goscinny accepte, et la grande aventure de Philémon, dont le quinzième album paraîtra en 1987, commence. Dans les années 1970, tout le monde s'arrache Pilote, même Jacques Dutronc qui demande à Fred de lui écrire des chansons. Fred tente le coup avec une fraîcheur absolue, à l'instinct : Le fond de l'air est frais entre très vite au hit-parade. Devenus copains, ensemble deux livres-disques pour enfants : La Voiture du clair de lune et Le Sceptre. En 1993, après quelques expériences autoéditées, dont le magnifique Magic Palace hôtel, Fred imagine pour l'imagerie Pellerin d'Épinal La Magique Lanterne magique, puis pour Futuropolis un superbe portfolio intitulé Manège. C'est alors que Le Matin de Paris lui offre une pleine page hebdomadaire qu'il occupe avec Le Journal de Jules Renard lu par Fred, une histoire qui sera publiée en 1988 chez Flammarion. En 1991, Fred signe trente-cinq scénarios de courts-métrages, réalisés, entre autres, par Daniel Vigne (Le Retour de Martin Guerre), Jacques Ruffio et Gérard Zingg. Tournés en trente-cinq millimètres dans des conditions extrêmement luxueuses – pour deux minutes de pellicule, ils partent par exemple à trente personnes dans le désert avec des Land Rover –, courts films sont des merveilles de poésie et d'humour. Pris au jeu, Fred signe ensuite pour Gérard Zingg le scénario d'un long-métrage, L'Autobus de la haine. Le projet est malheureusement abandonné. Après Philémon – réédité en trois gros volumes dans une édition millésimée en mars 2011 – , Fred explore d'autres univers et signe plusieurs albums considérés (à juste titre) comme des chefs-d'oeuvre : L'Histoire du corbac aux baskets, L'Histoire de la dernière image et L'Histoire du conteur électrique. À la fin de l'année 2010, Dargaud regroupe d'ailleurs ces trois albums dans un coffret, auquel est ajoutée l'histoire du Magic Palace hôtel, pour la première fois mise en couleurs ! Deux recueils de dessins d'humour – Le Noir, la couleur et lavis et Fredissimo – voient également le jour. Mais Fred se fait rare ; il se prête pourtant au jeu de la confidence dans une rubrique régulière, « Un magnéto dans l'assiette de Fred », publiée dans La Lettre (l'officiel de la BD). Cet auteur majeur de la bande dessinée a tant de choses à raconter que Dargaud lui consacre une biographie ; l'ouvrage, intitulé L'Histoire d'un conteur éclectique, sort au mois de mars 2011. Rédigée par Marie-Ange Guillaume, cette monographie de deux cents pages rassemble de nombreux documents inédits, dont les toutes premières pages du prochain Philémon, un épisode auquel Fred travaille depuis plusieurs années. En attendant la sortie de ce nouvel album, Dargaud réédite toute la série sous la forme de trois intégrales, mais présente aussi une nouvelle édition du superbe Petit Cirque. Cette version, remasterisée à partir des originaux et agrémentée de quatre pages supplémentaires, paraît en janvier 2012, à l'occasion de la grande exposition rétrospective que le festival d'Angoulême consacre à Fred. En février 2013, Fred publie son dernier Philémon, Le train où vont les choses, le tome 16 de la série qu'il avait commencée vingt-cinq ans plus tôt. Mais l'aventure n'est pas finie : le producteur Roger Frappier travaille en ce moment à l'adaptation cinématographique de la série, ce que l'auteur avait, jusqu'à présent, toujours refusé. En mai 2013 est paru Un magnéto dans l'assiette de Fred, un recueil de l'ensemble des entretiens publiés dans La Lettre. En 2014, Dargaud continue son programme de rééedition autour de Fred, avec Le Journal de Jules Renard, Cythère l'apprentie sorcière, etc. Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d'auteurs. Dans chacune de ses oeuvres – de Philémon au Petit Cirque – l'auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel son génie éblouit. Son langage résolument novateur, son inventivité, son imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. Fred est décédé le 2 avril 2013 à l'âge de 82 ans.
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| EAN | 9782205055122 |
|---|---|
| Titre | Philémon Tome 9 : L'Arche du "A" |
| Auteur | FRED |
| Editeur | DARGAUD |
| Largeur | 243 |
| Poids | 505 |
| Date de parution | 20111021 |
| Nombre de pages | 59,00 € |
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FREDBiographie de l'auteur Othon Aristides, dit Fred , naît le 5 mars 1931 à Paris. Tout môme, il remplit des cahiers entiers de bandes dessinées bourrées de fôtes d'ortografe. Il publie son premier dessin humoristique dans le courrier des lecteurs d'un journal pour enfants. Un peu plus tard, il fait ses premiers pas vers l'absurde, l'envers du décor et le dérapage contrôlé en dévorant Edgar Poe, Charles Dickens et Oscar Wilde. Vers 18 ans, il fait timidement le tour des rédactions. À sa grande fierté, il finit par placer un dessin à Ici-Paris ; à sa grande déception, sa signature est coupée. À son retour de l'armée, il dessine pour France Dimanche, Paris Match, Le Hérisson et Quartier latin, un modeste journal vendu à la sauvette par Georges Bernier, connu plus tard sous le nom de professeur Choron. C'est avec le même Georges Bernier et François Cavanna (rencontré à Ici-Paris) que Fred crée Hara-Kiri en septembre 1960. Promu directeur artistique, il exécute les soixante premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire, et revient à la bande dessinée avec Les Petits Métiers, Le Manu-Manu, Tarsinge, l'homme Zan et Le Petit Cirque. En 1966, après six mois de labeur, il propose quinze planches d'une nouvelle histoire au journal Spirou, qui les refuse : le dessin n'est pas bon, l'histoire non plus... À la lecture des mêmes planches, René Goscinny, alors rédacteur en chef de Pilote, s'enthousiasme et publie La Clairière des trois hiboux, premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred décide donc de s'en tenir à l'écriture ; il propose toute une série de scénarios qui seront mis en images par d'autres – ce qui ne l'amuse pas du tout... sauf quand il imagine Time is Money pour Alexis. Et puis, il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée d'envoyer Philémon sur les lettres de l'océan Atlantique – idée qui lui est venue dans son bain : où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide ? (Fred trouve toujours ses idées dans son bain. Quand l'idée ne vient pas, il prend cinq bains par jour ; il est donc très propre...) Il écrit le scénario, le fait lire à Goscinny et déclare assez fermement qu'il veut le dessiner lui-même. Goscinny accepte, et la grande aventure de Philémon, dont le quinzième album paraîtra en 1987, commence. Dans les années 1970, tout le monde s'arrache Pilote, même Jacques Dutronc qui demande à Fred de lui écrire des chansons. Fred tente le coup avec une fraîcheur absolue, à l'instinct : Le fond de l'air est frais entre très vite au hit-parade. Devenus copains, ensemble deux livres-disques pour enfants : La Voiture du clair de lune et Le Sceptre. En 1993, après quelques expériences autoéditées, dont le magnifique Magic Palace hôtel, Fred imagine pour l'imagerie Pellerin d'Épinal La Magique Lanterne magique, puis pour Futuropolis un superbe portfolio intitulé Manège. C'est alors que Le Matin de Paris lui offre une pleine page hebdomadaire qu'il occupe avec Le Journal de Jules Renard lu par Fred, une histoire qui sera publiée en 1988 chez Flammarion. En 1991, Fred signe trente-cinq scénarios de courts-métrages, réalisés, entre autres, par Daniel Vigne (Le Retour de Martin Guerre), Jacques Ruffio et Gérard Zingg. Tournés en trente-cinq millimètres dans des conditions extrêmement luxueuses – pour deux minutes de pellicule, ils partent par exemple à trente personnes dans le désert avec des Land Rover –, courts films sont des merveilles de poésie et d'humour. Pris au jeu, Fred signe ensuite pour Gérard Zingg le scénario d'un long-métrage, L'Autobus de la haine. Le projet est malheureusement abandonné. Après Philémon – réédité en trois gros volumes dans une édition millésimée en mars 2011 – , Fred explore d'autres univers et signe plusieurs albums considérés (à juste titre) comme des chefs-d'oeuvre : L'Histoire du corbac aux baskets, L'Histoire de la dernière image et L'Histoire du conteur électrique. À la fin de l'année 2010, Dargaud regroupe d'ailleurs ces trois albums dans un coffret, auquel est ajoutée l'histoire du Magic Palace hôtel, pour la première fois mise en couleurs ! Deux recueils de dessins d'humour – Le Noir, la couleur et lavis et Fredissimo – voient également le jour. Mais Fred se fait rare ; il se prête pourtant au jeu de la confidence dans une rubrique régulière, « Un magnéto dans l'assiette de Fred », publiée dans La Lettre (l'officiel de la BD). Cet auteur majeur de la bande dessinée a tant de choses à raconter que Dargaud lui consacre une biographie ; l'ouvrage, intitulé L'Histoire d'un conteur éclectique, sort au mois de mars 2011. Rédigée par Marie-Ange Guillaume, cette monographie de deux cents pages rassemble de nombreux documents inédits, dont les toutes premières pages du prochain Philémon, un épisode auquel Fred travaille depuis plusieurs années. En attendant la sortie de ce nouvel album, Dargaud réédite toute la série sous la forme de trois intégrales, mais présente aussi une nouvelle édition du superbe Petit Cirque. Cette version, remasterisée à partir des originaux et agrémentée de quatre pages supplémentaires, paraît en janvier 2012, à l'occasion de la grande exposition rétrospective que le festival d'Angoulême consacre à Fred. En février 2013, Fred publie son dernier Philémon, Le train où vont les choses, le tome 16 de la série qu'il avait commencée vingt-cinq ans plus tôt. Mais l'aventure n'est pas finie : le producteur Roger Frappier travaille en ce moment à l'adaptation cinématographique de la série, ce que l'auteur avait, jusqu'à présent, toujours refusé. En mai 2013 est paru Un magnéto dans l'assiette de Fred, un recueil de l'ensemble des entretiens publiés dans La Lettre. En 2014, Dargaud continue son programme de rééedition autour de Fred, avec Le Journal de Jules Renard, Cythère l'apprentie sorcière, etc. Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d'auteurs. Dans chacune de ses oeuvres – de Philémon au Petit Cirque – l'auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel son génie éblouit. Son langage résolument novateur, son inventivité, son imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. Fred est décédé le 2 avril 2013 à l'âge de 82 ans.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,50 € -

Ça va, ça vient
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Promu directeur artistique, il exécute les soixante premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire, et revient à la bande dessinée avec Les Petits Métiers, Le Manu-Manu, Tarsinge, l'homme Zan et Le Petit Cirque. En 1966, après six mois de labeur, il propose quinze planches d'une nouvelle histoire au journal Spirou, qui les refuse : le dessin n'est pas bon, l'histoire non plus... À la lecture des mêmes planches, René Goscinny, alors rédacteur en chef de Pilote, s'enthousiasme et publie La Clairière des trois hiboux, premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred décide donc de s'en tenir à l'écriture ; il propose toute une série de scénarios qui seront mis en images par d'autres – ce qui ne l'amuse pas du tout... sauf quand il imagine Time is Money pour Alexis. Et puis, il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée d'envoyer Philémon sur les lettres de l'océan Atlantique – idée qui lui est venue dans son bain : où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide ? (Fred trouve toujours ses idées dans son bain. Quand l'idée ne vient pas, il prend cinq bains par jour ; il est donc très propre...) Il écrit le scénario, le fait lire à Goscinny et déclare assez fermement qu'il veut le dessiner lui-même. Goscinny accepte, et la grande aventure de Philémon, dont le quinzième album paraîtra en 1987, commence. Dans les années 1970, tout le monde s'arrache Pilote, même Jacques Dutronc qui demande à Fred de lui écrire des chansons. Fred tente le coup avec une fraîcheur absolue, à l'instinct : Le fond de l'air est frais entre très vite au hit-parade. Devenus copains, ensemble deux livres-disques pour enfants : La Voiture du clair de lune et Le Sceptre. En 1993, après quelques expériences autoéditées, dont le magnifique Magic Palace hôtel, Fred imagine pour l'imagerie Pellerin d'Épinal La Magique Lanterne magique, puis pour Futuropolis un superbe portfolio intitulé Manège. C'est alors que Le Matin de Paris lui offre une pleine page hebdomadaire qu'il occupe avec Le Journal de Jules Renard lu par Fred, une histoire qui sera publiée en 1988 chez Flammarion. En 1991, Fred signe trente-cinq scénarios de courts-métrages, réalisés, entre autres, par Daniel Vigne (Le Retour de Martin Guerre), Jacques Ruffio et Gérard Zingg. Tournés en trente-cinq millimètres dans des conditions extrêmement luxueuses – pour deux minutes de pellicule, ils partent par exemple à trente personnes dans le désert avec des Land Rover –, courts films sont des merveilles de poésie et d'humour. Pris au jeu, Fred signe ensuite pour Gérard Zingg le scénario d'un long-métrage, L'Autobus de la haine. Le projet est malheureusement abandonné. Après Philémon – réédité en trois gros volumes dans une édition millésimée en mars 2011 – , Fred explore d'autres univers et signe plusieurs albums considérés (à juste titre) comme des chefs-d'oeuvre : L'Histoire du corbac aux baskets, L'Histoire de la dernière image et L'Histoire du conteur électrique. À la fin de l'année 2010, Dargaud regroupe d'ailleurs ces trois albums dans un coffret, auquel est ajoutée l'histoire du Magic Palace hôtel, pour la première fois mise en couleurs ! Deux recueils de dessins d'humour – Le Noir, la couleur et lavis et Fredissimo – voient également le jour. Mais Fred se fait rare ; il se prête pourtant au jeu de la confidence dans une rubrique régulière, « Un magnéto dans l'assiette de Fred », publiée dans La Lettre (l'officiel de la BD). Cet auteur majeur de la bande dessinée a tant de choses à raconter que Dargaud lui consacre une biographie ; l'ouvrage, intitulé L'Histoire d'un conteur éclectique, sort au mois de mars 2011. Rédigée par Marie-Ange Guillaume, cette monographie de deux cents pages rassemble de nombreux documents inédits, dont les toutes premières pages du prochain Philémon, un épisode auquel Fred travaille depuis plusieurs années. En attendant la sortie de ce nouvel album, Dargaud réédite toute la série sous la forme de trois intégrales, mais présente aussi une nouvelle édition du superbe Petit Cirque. Cette version, remasterisée à partir des originaux et agrémentée de quatre pages supplémentaires, paraît en janvier 2012, à l'occasion de la grande exposition rétrospective que le festival d'Angoulême consacre à Fred. En février 2013, Fred publie son dernier Philémon, Le train où vont les choses, le tome 16 de la série qu'il avait commencée vingt-cinq ans plus tôt. Mais l'aventure n'est pas finie : le producteur Roger Frappier travaille en ce moment à l'adaptation cinématographique de la série, ce que l'auteur avait, jusqu'à présent, toujours refusé. En mai 2013 est paru Un magnéto dans l'assiette de Fred, un recueil de l'ensemble des entretiens publiés dans La Lettre. En 2014, Dargaud continue son programme de rééedition autour de Fred, avec Le Journal de Jules Renard, Cythère l'apprentie sorcière, etc. Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d'auteurs. Dans chacune de ses oeuvres – de Philémon au Petit Cirque – l'auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel son génie éblouit. Son langage résolument novateur, son inventivité, son imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. Fred est décédé le 2 avril 2013 à l'âge de 82 ans.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,50 € -

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Promu directeur artistique, il exécute les soixante premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire, et revient à la bande dessinée avec Les Petits Métiers, Le Manu-Manu, Tarsinge, l'homme Zan et Le Petit Cirque. En 1966, après six mois de labeur, il propose quinze planches d'une nouvelle histoire au journal Spirou, qui les refuse : le dessin n'est pas bon, l'histoire non plus... À la lecture des mêmes planches, René Goscinny, alors rédacteur en chef de Pilote, s'enthousiasme et publie La Clairière des trois hiboux, premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred décide donc de s'en tenir à l'écriture ; il propose toute une série de scénarios qui seront mis en images par d'autres – ce qui ne l'amuse pas du tout... sauf quand il imagine Time is Money pour Alexis. Et puis, il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée d'envoyer Philémon sur les lettres de l'océan Atlantique – idée qui lui est venue dans son bain : où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide ? (Fred trouve toujours ses idées dans son bain. Quand l'idée ne vient pas, il prend cinq bains par jour ; il est donc très propre...) Il écrit le scénario, le fait lire à Goscinny et déclare assez fermement qu'il veut le dessiner lui-même. Goscinny accepte, et la grande aventure de Philémon, dont le quinzième album paraîtra en 1987, commence. Dans les années 1970, tout le monde s'arrache Pilote, même Jacques Dutronc qui demande à Fred de lui écrire des chansons. Fred tente le coup avec une fraîcheur absolue, à l'instinct : Le fond de l'air est frais entre très vite au hit-parade. Devenus copains, ensemble deux livres-disques pour enfants : La Voiture du clair de lune et Le Sceptre. En 1993, après quelques expériences autoéditées, dont le magnifique Magic Palace hôtel, Fred imagine pour l'imagerie Pellerin d'Épinal La Magique Lanterne magique, puis pour Futuropolis un superbe portfolio intitulé Manège. C'est alors que Le Matin de Paris lui offre une pleine page hebdomadaire qu'il occupe avec Le Journal de Jules Renard lu par Fred, une histoire qui sera publiée en 1988 chez Flammarion. En 1991, Fred signe trente-cinq scénarios de courts-métrages, réalisés, entre autres, par Daniel Vigne (Le Retour de Martin Guerre), Jacques Ruffio et Gérard Zingg. Tournés en trente-cinq millimètres dans des conditions extrêmement luxueuses – pour deux minutes de pellicule, ils partent par exemple à trente personnes dans le désert avec des Land Rover –, courts films sont des merveilles de poésie et d'humour. Pris au jeu, Fred signe ensuite pour Gérard Zingg le scénario d'un long-métrage, L'Autobus de la haine. Le projet est malheureusement abandonné. Après Philémon – réédité en trois gros volumes dans une édition millésimée en mars 2011 – , Fred explore d'autres univers et signe plusieurs albums considérés (à juste titre) comme des chefs-d'oeuvre : L'Histoire du corbac aux baskets, L'Histoire de la dernière image et L'Histoire du conteur électrique. À la fin de l'année 2010, Dargaud regroupe d'ailleurs ces trois albums dans un coffret, auquel est ajoutée l'histoire du Magic Palace hôtel, pour la première fois mise en couleurs ! Deux recueils de dessins d'humour – Le Noir, la couleur et lavis et Fredissimo – voient également le jour. Mais Fred se fait rare ; il se prête pourtant au jeu de la confidence dans une rubrique régulière, « Un magnéto dans l'assiette de Fred », publiée dans La Lettre (l'officiel de la BD). Cet auteur majeur de la bande dessinée a tant de choses à raconter que Dargaud lui consacre une biographie ; l'ouvrage, intitulé L'Histoire d'un conteur éclectique, sort au mois de mars 2011. Rédigée par Marie-Ange Guillaume, cette monographie de deux cents pages rassemble de nombreux documents inédits, dont les toutes premières pages du prochain Philémon, un épisode auquel Fred travaille depuis plusieurs années. En attendant la sortie de ce nouvel album, Dargaud réédite toute la série sous la forme de trois intégrales, mais présente aussi une nouvelle édition du superbe Petit Cirque. Cette version, remasterisée à partir des originaux et agrémentée de quatre pages supplémentaires, paraît en janvier 2012, à l'occasion de la grande exposition rétrospective que le festival d'Angoulême consacre à Fred. En février 2013, Fred publie son dernier Philémon, Le train où vont les choses, le tome 16 de la série qu'il avait commencée vingt-cinq ans plus tôt. Mais l'aventure n'est pas finie : le producteur Roger Frappier travaille en ce moment à l'adaptation cinématographique de la série, ce que l'auteur avait, jusqu'à présent, toujours refusé. En mai 2013 est paru Un magnéto dans l'assiette de Fred, un recueil de l'ensemble des entretiens publiés dans La Lettre. En 2014, Dargaud continue son programme de rééedition autour de Fred, avec Le Journal de Jules Renard, Cythère l'apprentie sorcière, etc. Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d'auteurs. Dans chacune de ses oeuvres – de Philémon au Petit Cirque – l'auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel son génie éblouit. Son langage résolument novateur, son inventivité, son imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. Fred est décédé le 2 avril 2013 à l'âge de 82 ans.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,50 €
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Il écrit le scénario, dessine les avions et les bateaux, tandis qu'Hubinon se charge des personnages... Promu docteur en droit, il choisit la bande dessinée et part conquérir Bruxelles avec quelques hurluberlus, parmi lesquels Weinberg et Hubinon. Entassés dans une baraque précédemment occupée par toutes les armées de passage, ils se partagent pendant trois ans sommiers, matelas, hamacs, spaghettis et descente hebdomadaire de la police. D'abord vexé, Charlier finit par écouter les conseils de Jijé : il abandonne le dessin pour le scénario. Après la publication simultanée de trois albums de Buck Danny, Charlier rassemble ses économies pour passer deux brevets de tourisme : il pense depuis un moment que, pour parler d'avions, il est plus sérieux de savoir piloter. Mais voler coûte cher et il décide de devenir pilote professionnel. Avec Hubinon, il retape un vieil avion déniché dans un surplus en Angleterre, décrypte les figures de voltige dans un manuel de l'armée belge d'avant-guerre et ils passent ensemble aux travaux pratiques : l'un voltige pendant que l'autre juge de l'effet produit. Ils décrochent le brevet et gagnent désormais leur vie en volant le week-end, consacrant le reste de la semaine à la BD. Pendant la guerre de Corée, la compagnie aérienne belge Sabena engage Charlier comme co-pilote de DC 3 et Convair. Au bout d'un an, trouvant que le métier de pilote de ligne ressemble énormément à celui de conducteur d'autobus, Charlier abandonne et vient s'installer à Paris. Entre-temps, avant le succès de Buck Danny en 1948, il a créé de nouvelles bandes dessinées ou repris le scénario d'anciennes : La Patrouille des castors avec Mitacq, Marc Dacier avec Paape, Mermoz et Surcouf avec Hubinon, Valhardi avec Gillain puis Paape. Il rencontre Goscinny à Bruxelles et Uderzo à Paris. Ensemble, ils décident de promouvoir le métier et rédigent une Charte des dessinateurs qui leur vaut de se retrouver sur le pavé du jour au lendemain. C'est le retour des vaches maigres, jusqu'à la création d'Edifrance et la naissance, en 1959, de Pilote. Pour Pilote, Charlier crée Tanguy et Belloy avec Uderzo, Barbe-Rouge avec Hubinon, Jacques le Gall avec Mitacq, Guy Lebleu avec Poïvet. Il écrit aussi les dialogues de Tanguy et Laverdure et du Démon des Caraïbes pour Radio-Luxembourg. Après un démarrage foudroyant, Pilote connaît quelques déconvenues, dont un passage suicidaire par la mode yéyé, avant de renaître plus fermement sous la co-rédaction en chef de Charlier et Goscinny. En 1962, 1964 et 1965, Charlier entreprend trois tours du monde – lors du premier, il découvre l'Ouest américain et son histoire, ce qui lui donnera l'idée de créer une BD sur cet univers, il en propose le dessin à Jijé qui lui conseillera un de ses élèves, Jean Giraud. Cela se concrétisera avec la fameuse série Blueberry. Mais la vraie "détente" de cet aventurier, c'est de tourner pour la télévision : l'adaptation des dialogues des Chevaliers du ciel, entre autres, qui lui donne l'occasion de survoler le Pérou en hélicoptère ou de manger du singe fumé en ie... En 1972, il crée les Dossiers noirs pour France 3, une grande série d'enquêtes consacrées à des personnages ou des événements sur lesquels plane encore un mystère : l'affaire Stavisky, Al Capone, les assassinats de John et Bob Kennedy ou de Martin Luther King... Recherches, scénario, tournage, interviews, montage, commentaires, mixage - il fait tout lui-même, avec son enthousiasme et son talent habituel. Auteur surdoué, apparemment infatigable et particulièrement prolifique - au total, plus de 500 scénarios et dialogues, en bandes dessinées, feuilletons radio ou TV - Charlier est décédé le 10 juillet 1989.Jean Giraud naît le 8 mai 1938 à Nogent-sur-Marne. Suite au divorce de ses parents trois ans plus tard, Jean est en partie élevé par ses grands-parents. À l'âge de 15 ans, il commence à étudier aux Arts appliqués, et c'est à cette période-là que débute sa grande passion pour la science-fiction. En 1956, paraissent ses premières illustrations et planches dans les magazines Far West, Fripounet et Marisette, Ames vaillantes, Coeurs vaillants... Appelé sous les drapeaux, Giraud fait son service militaire en Allemagne puis en Algérie. Il rencontre Jijé et en devient l'élève en 1958. Peu de temps après, Jijé confie à Giraud la réalisation de quelques planches de Jerry Spring (La Route de Coronado), publiées dans Spirou. En 1963, Hara Kiri publie les premières planches d'un jeune inconnu, Moebius, pseudonyme de Giraud. Fin octobre, dans Pilote, il crée, cette fois sous le nom de Gir, avec Jean-Michel Charlier, la série Fort Navajo. Autrement dit, Blueberry est né. Le premier tome des Aventures de Blueberry paraît en 1965. Gir multiplie les illustrations de science-fiction. Alors que les pavés volent au Quartier latin en 1968, Blueberry s'apprête à prendre congé de l'armée. L'année suivante, La Mine de L'Allemand perdu paraît dans Pilote, suivi du Spectre aux balles d'or. Tandis que le succès de Blueberry va grandissant, Gir recommence à dessiner, dès 1973, dans un style tout à fait différent, des récits sous le nom de Moebius. Le même Moebius participe à L'Écho des savanes. La parution du Bandard fou en 1974, de Moebius, coïncide avec celle en album de Ballade pour un cercueil, de Giraud et Charlier, volume agrémenté d'une longue biographie de Blueberry. Suite à un différend avec son éditeur en 1975, Gir interrompt, pendant quatre ans, la réalisation de Blueberry, après l'album Angel face. La revue Métal hurlant est créée par Moebius, Druillet, Dionnet et Farkas. Les Humanoïdes Associés voient également le jour. Le talent de Moebius commence à exploser avec Arzach. L'album Les Yeux du chat, paru en 1978 aux Humanoïdes Associés, marque le début de la collaboration entre Alexandro Jodorowsky et Moebius. Il crée Jim Cutlass en 1979, avec Jean-Michel Charlier. Moebius travaille aussi pour le cinéma : il dessine les costumes d'Alien, de Ridley Scott. En 1980, parait Nez cassé, suite tant attendue des aventures de Blueberry. Une collaboration inaboutie avec Jodorowsky (une adaptation cinématographique de Dune) débouche sur la création d'une série dessinée, Les Aventures de John Diffool, ou L'Incal. Moebius est à présent aussi célèbre que Giraud. Moebius préside le jury du Salon de la BD d'Angoulême en 1982, et participe également au film de René Laloux, Les Maîtres du temps. En 1983, il s'installe, avec son studio, à Tahiti, puis déménage à Los Angeles l'année suivante. Il crée à Paris la maison d'édition Aedena, qui publie des recueils d'illustrations de Moebius. Presque simultanément, Starwatcher est créée : société qui assure la traduction de l'oeuvre de Moebius, qui est publiée par le prestigieux Comic's Marvel. En 1985, Moebius travaille, à Tokyo, sur le script, les décors et les costumes du film Little Nemo. Giraud, quant à lui, reçoit, pour Blueberry, le prix des Arts graphiques. Il est sacré « meilleur artiste des arts graphiques » par le ministre français de la culture de l'époque, Jack Lang, et est décoré de l'Ordre des Arts et des Lettres par François Mitterrand. Il adapte en bande dessinée le livre original La Ferme des animaux de George Orwell. Puis, en 1987, il collabore sur le film américain Willow, de George Lucas et Ron Howard. L'année suivante, Giraud rentre à Paris, où il s'installe avec Isabelle. Il réalise également pour Marvel un épisode du mythique Surfer D'argent, sur un scénario de Stan Lee. Jamais un auteur français n'a connu une telle consécration outre-Atlantique. Bien qu'il travaille aussi sur Abyss, de James Cameron, cela ne l'empêche nullement de rentrer vivre en France. Au cinéma, il conçoit également en 1997 les décors du film Le Cinquième Elément de Luc Besson. La série Blueberry qui avait repris en 1979, parallèlement aux activités multiples de Moebius, est sous le choc : Jean-Michel Charlier s'éteint en 1989. Giraud décide de poursuivre la série seul, assurant désormais scénario et dessin. Mieux, il lance bientôt une autre série, Marshal Blueberry, dessinée par William Vance mais dont il assure également les textes. Seule la collection La Jeunesse de Blueberry, dessinée par Colin Wilson (avant d'être reprise par Michel Blanc-Dumont) est confiée à un autre auteur, François Corteggiani. Il débute, en 1992, une nouvelle série de trois tomes, en collaboration avec Jodorowsky, Le Coeur Couronné, éditée aux Humanoïdes Associés. En 1997, sa femme, Isabelle, reprend la maison d'édition / galerie Stardom, devenue aujourd'hui MOEBIUS PRODUCTIONS. Ils éditent ensemble livres, sérigraphies, affiches en édition précieuse et limitée, consacrés à l'oeuvre de l'artiste. MOEBIUS PRODUCTIONS organise ses expositions dans le monde entier, et le dessinateur est associé à plusieurs manifestations d'art contemporain. En 1999, une attraction autour de l'oeuvre du « Garage Hermétique », est inaugurée à San Francisco. La même année La Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris lui dédie un espace de l'exposition « un monde réel où sont présentées un recueil de peintures abstraites. En 2000, une grande exposition rend hommage à Giraud/Moebius au musée de la Bande dessinée d'Angoulême. En 2004 la monnaie de paris et Moebius Productions organisent une exposition réunissant l'oeuvre de Moebius et celle du dessinateur japonais Hayao Miyazaki et met l'accent sur le rapprochement entre ces deux artistes majeurs. En 2003, sort sur les écrans Muraya, l'histoire secrète de Blueberry, film de Jan Kounen inspiré du diptyque composé de La Mine de L'Allemand perdu et du Spectre aux balles d'or, réédité pour l'occasion en grand format et sous le titre Les Monts de la superstition. L'année suivante, paraît Icare, dessiné par Taniguchi, aux éditions Kana. Il travaille également sur le 28ème album de Blueberry, Dust, qui paraît en 2005 chez Dargaud. Il collabore en 2007 à la série culte XIII en dessinant le volume 18, intitulé La Version irlandaise, sur un scénario de Jean Van Hamme. En 2008, Jean Giraud participe à la réalisation d'une nouvelle attraction du Parc du Futuroscope, « La Citadelle du Vertige », inspirée de l'univers du « Garage hermétique ». Plus récemment, Jean Giraud a publié Arzak, l'arpenteur et Les Carnets « Major » et « Faune de Mars », sortis respectivement en 2010 et 2011, chez MOEBIUS PRODUCTIONS. D'octobre 2010 à Mars 2011, la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris, est l'hôte de la grande exposition « Moebius Transe forme ». Un succès majeur de MOEBIUS PRODUCTIONS et de la fondation. Il décède à Paris le 10 mars 2012 à l'âge de 74 ans.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,50 € -
Aldebaran Tome 2 : La blonde
LEOAldébaran, quelque part dans l'espace et dans le futur... Une planète accueillante où s'est installée, en 2079, la première colonie terrienne envoyée au-delà du système solaire. C'était il y a plus de cent ans, déjà. Depuis, les liaisons radio sont coupées. Alors, peu à peu, la vie s'est organisée. Un jour, d'étranges phénomènes surviennent : des créatures marines aux formes curieuses apparaissent. L'eau devient solide. La mantrisse, cette chose douée de raison et d'intelligence, commence à faire parler d'elle& Plonger dans la lecture d'Aldébaran est une expérience envoûtante. Le dessinateur Moebius, qui signe la préface, décrit d'ailleurs les lecteurs de la série comme "une des sectes les plus sympathiques et inoffensives qui soient'. Le charme est d'autant plus redoutable qu'il agit lentement, tel un anesthésiant. Et le dessin de Léo est étonnant : ici, pas d'esbroufe ni d'effets de style. Nulle trace de cette surenchère graphique si fréquente dans les récits de science-fiction. Juste un trait réaliste et sobre qui donne parfois l'impression que tout se passe aujourd'hui, près de nous&"EN STOCKCOMMANDER15,50 €
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Schuiten François ; Peeters BenoîtBenoît PeetersBenoît Peeters est né à Paris le 28 août 1956. Il passe son enfance à Bruxelles où il est pendant trois ans le condisciple de François Schuiten.Après une licence de philosophie à la Sorbonne (Université de Paris I), il a préparé le diplôme de l'École pratique des Hautes Études sous la direction de Roland Barthes. Il est titulaire d'une Habilitation à diriger les recherches (Université de Paris I).Il publie son premier roman, Omnibus, en 1976 aux éditions de Minuit, et se consacre entièrement à l'écriture à partir de 1982, multipliant les travaux dans les domaines du scénario, de la critique, de l'édition et de la conception d'expositions.Spécialiste d'Hergé, il a publié trois ouvrages qui sont devenus des classiques Le Monde d'Hergé (Casterman), Hergé, fils de Tintin (Flammarion) et Lire Tintin - les bijoux ravis (Les Impressions Nouvelles). Théoricien et critique, il est aussi l'auteur de nombreux essais sur la bande dessinée, le scénario et l'écriture en collaboration, mais aussi sur Hitchcock, Paul Valéry et Nadar.Depuis 1983, il développe avec François Schuiten la sérieLes Cités obscures. Quinze albums, alternant bandes dessinées, récits illustrés et DVD sont parus depuis 1983 aux éditions Casterman. Ils ont obtenu de nombreux prix et ont été traduits dans une dizaine de langues.Passionné par le récit sous toutes ses formes, et les rapports du texte et de l'image, Benoît Peeters collabore aussi avec d'autres dessinateurs (Alain Goffin, Anne Baltus, Frédéric Boilet), une photographe (Marie-Françoise Plissart), des musiciens (Didier Denis, Bruno Letort) et des cinéastes (Raoul Ruiz, Jaco Van Dormael).Il a réalisé trois courts métrages, de nombreux documentaires et un long métrage, Le dernier plan.Depuis 2001, il est conseiller éditorial aux éditions Casterman.François SchuitenFrançois Schuiten est né à Bruxelles le 26 avril 1956 dans une famille d'architectes.Il n'a que 16 ans lorsque ses planches sont publiées pour la première fois: "Mutation", une histoire courte entièrement dessinée au bic, paraît dans l'édition belge de Pilote.A l'atelier bande dessinée de l'Institut Saint-Luc, il rencontre Claude Renard avec qui il réalisera deux albums: Aux médianes de Cymbiola et Le Rail, regroupés sous le titre Métamorphoses paru chez Casterman.Avec son frère Luc, il élabore au fil des ans le cycle des "Terres creuses" dans Métal Hurlant. Trois albums sont parus à ce jour: Carapaces, Zara et Nogegon, bientôt réédités chez Casterman.Depuis 1982, il travaille avec son ami d'enfance Benoît Peeters à la série "Les Cités obscures", publiant successivement Les murailles de Samaris, La fièvre d'Urbicande, L'Archiviste, La Tour, La route d'Armilia, Brüsel, l'Echo des Cités, L'Enfant penchée, Le Guide des Cités, L'ombre d'un homme et La Frontière invisible ainsi que The Book of Schuiten et Les Portes du Possible (tous aux éditions Casterman). Ces albums ont été traduits dans une dizaine de langues et ont obtenu de nombreuses récompenses.François Schuiten a également dessiné d'innombrables affiches, illustrations, sérigraphies et lithographies. Il a réalisé une dizaine de timbres pour la poste belge.Il a collaboré à la conception graphique de plusieurs films, dont Taxandria de Raoul Servais, et est coauteur d'une série en animation de synthèse, Les Quarxs de Maurice Benayoun. Avec Benoît Peeters, il est le co-scénariste de deux documentaires-fiction: Le Dossier B et L'Affaire Desombres. Parallèlement, il a scénographié l'opéra de Rossini, La Cenerentola, présenté à La Monnaie à Bruxelles ainsi qu'à l'Opéra de Lyon.Il a réalisé de très nombreuses scénographies, dont la Ville imaginaire (Cités-Ciné Montréal), Le Musée des Ombres (présenté successivement à Angoulême, Sierre, Bruxelles et à Paris) ainsi que le Pavillon du Grand-Duché de Luxembourg à l'Exposition Universelle de Séville. Il est également le responsable de deux stations de métro: Porte de Hal à Bruxelles, et Arts et Métiers à Paris. Il fut le concepteur du gigantesque Pavillon des Utopies (A planet of visions) qui a accueilli cinq millions de visiteurs à l'Exposition Universelle d'Hanovre en l'an 2000, ainsi que du pavillon belge à l'Exposition de Aïchi 2005. Il a aussi réalisé la scénographie de l'exposition-spectacle Le Transsibérien, présentée à Bruxelles au Musée du Cinquantenaire dans le cadre d'Europalia Russie. Avec Benoît Peeters, il s'est occupé à Bruxelles de la restauration et de l'aménagement scénographique de la Maison Autrique, premier édifice Art Nouveau du grand architecte Victor Horta.François Schuiten a obtenu en janvier 2002 le grand Prix d'Angoulême, la plus haute distinction européenne du domaine.Actuellement, il travaille à la conception graphique de plusieurs films dont le prochain de Jaco Vandormael «Mr Nobody» pour 2009, et au scénario, avec Benoît Sokal, d'un film en animation de synthèse, «Aquarica» qu'ils réaliseront ensemble.Il travaille aussi sur l'univers d'un spectacle itinérant de chevaux autour des performances de Mario Luraschi.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
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