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Autour de Philémon
FRED
DARGAUD
39,00 €
Épuisé
EAN :9782205074123
Un ouvrage exceptionnel autour de Philémon, l'oeuvre phare de Fred et de la bande dessinée moderne. Philémon est apparu dans Pilote, sous la plume inspirée de Fred, il y a 50 ans. À l'occasion de cet anniversaire, un art-book réunit toutes les créations de Fred autour de son personnage mythique, ainsi que de nombreux documents inédits (le story-board du Naufragé du A) et plusieurs témoignages de personnalités. Un ouvrage qui rend aussi hommage à cet immense auteur que reste Fred. Thierry Groensteen, spécialiste de la bande dessinée, signe le texte d'introduction et Jean-Michel Ribes, la préface.Notes Biographiques : Othon Aristides, dit Fred, naît le 5 mars 1931 à Paris. Tout môme, il remplit des cahiers entiers de bandes dessinées bourrées de "fôtes d'ortografe". Il publie son premier dessin humoristique dans le courrier des lecteurs d'un journal pour enfants. Un peu plus tard, il fait ses premiers pas vers l'absurde, l'envers du décor et le dérapage contrôlé en dévorant Edgar Poe, Charles Dickens et Oscar Wilde. Vers 18 ans, il fait timidement le tour des rédactions. À sa grande fierté, il finit par placer un dessin à ?Ici Paris' ; à sa grande déception, sa signature est coupée. À son retour de l'armée, il dessine pour ?France Dimanche', ?Paris Match', ?Le Hérisson' et ?Quartier latin', un modeste journal vendu à la sauvette par Georges Bernier, connu plus tard sous le nom de professeur Choron. C'est avec le même Georges Bernier et François Cavanna (rencontré à ?Ici Paris') que Fred crée ?Hara-Kiri' en septembre 1960. Promu directeur artistique, il exécute les 60 premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire, et revient à la bande dessinée avec "Les Petits Métiers", "Le Manu Manu", "Tarsinge, l'homme Zan" et "Le Petit Cirque". En 1966, après six mois de labeur, il propose 15 planches d'une nouvelle histoire au journal ?Spirou', qui les refuse : le dessin n'est pas bon, l'histoire non plus... À la lecture des mêmes planches, René Goscinny, alors rédacteur en chef de ?Pilote', s'enthousiasme et décide de publier le récit : "La Clairière des Trois-Hiboux" est le premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred décide donc de s'en tenir à l'écriture ; il propose toute une série de scénarios qui seront mis en images par d'autres ? ce qui ne l'amuse pas du tout... sauf quand il imagine "Time Is Money" pour Alexis. Et puis, il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée d'envoyer Philémon sur les lettres de l'océan Atlantique ? idée qui lui est venue dans son bain : où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide ? (Fred trouve toujours ses idées dans son bain. Quand l'idée ne vient pas, il en prend cinq par jour ; il est donc très propre...) Il écrit le scénario, le fait lire à Goscinny et déclare assez fermement qu'il veut le dessiner lui-même. Goscinny accepte, et la grande aventure de Philémon, dont le quinzième album paraîtra en 1987, commence. Dans les années 1970, tout le monde s'arrache ?Pilote', même Jacques Dutronc qui demande à Fred de lui écrire des chansons. Fred tente le coup avec une fraîcheur absolue, à l'instinct : "Le fond de l'air est frais" entre très vite au hit-parade. Devenus copains, les deux artistes réalisent deux livres-disques pour enfants : "La Voiture du clair de lune" et "Le Sceptre". En 1983, après quelques expériences autoéditées, dont le magnifique "Magic Palace hôtel" (1980), Fred imagine, pour l'imagerie Pellerin d'Épinal, "La Magique Lanterne magique", puis, pour Futuropolis, un superbe portfolio intitulé "Manège". C'est alors que ?Le Matin de Paris' lui offre une pleine page hebdomadaire qu'il occupe avec "Le Journal de Jules Renard lu par Fred", une histoire qui sera publiée en 1988 chez Flammarion. En 1991, Fred signe trente-cinq scénarios de courts-métrages réalisés, entre autres, par Daniel Vigne ("Le Retour de Martin Guerre") Jacques Rouffio et Gérard Zingg. Tournés en trente-cinq millimètres dans des conditions extrêmement luxueuses ? pour deux minutes de pellicule, une équipe de 30 personnes part, par exemple, dans le désert avec des Land Rover ?, ces courts films sont des merveilles de poésie et d'humour. Pris au jeu, Fred signe ensuite, pour Gérard Zingg, le scénario d'un long-métrage, "L'Autobus de la haine". Le projet est malheureusement abandonné. Après "Philémon", Fred explore d'autres univers et signe plusieurs albums considérés (à juste titre) comme des chefs-d'oeuvre : "L'Histoire du corbac aux baskets" (Dargaud, 1993), "L'Histoire du conteur électrique" (Dargaud, 1995) et "L'Histoire de la dernière image" (Dargaud, 1999). À la fin de l'année 2010, Dargaud regroupe d'ailleurs ces trois albums dans un coffret, auquel est ajoutée l'histoire du "Magic Palace hôtel", pour la première fois mise en couleurs ! Deux recueils de dessins d'humour ? "Le Noir, la couleur et lavis" (Dargaud, 1997) et "Fredissimo" (Dargaud, 2000) ? voient également le jour. Mais Fred se fait rare ; il se prête pourtant au jeu de la confidence dans une rubrique régulière, "Un magnéto dans l'assiette de Fred", publiée dans ?La Lettre, l'officiel de la bande dessinée'. Cet auteur majeur de la bande dessinée a tant de choses à raconter que Dargaud lui consacre une biographie : "L'Histoire d'un conteur éclectique" (Dargaud, 2011). Rédigée par Marie-Ange Guillaume, cette monographie de 200 pages rassemble de nombreux documents inédits, dont les toutes premières pages du prochain "Philémon", un épisode auquel Fred travaille depuis plusieurs années. En attendant la sortie de ce nouvel album, Dargaud réédite, en 2011, les 15 épisodes de la série dans une intégrale millésimée en trois volumes, et présente aussi une nouvelle édition du superbe "Petit Cirque". Cette version, remasterisée à partir des originaux et agrémentée de quatre pages supplémentaires, paraît en janvier 2012, à l'occasion de la grande exposition rétrospective que le festival d'Angoulême consacre à Fred. En février 2013, Fred publie son dernier Philémon, "Le train où vont les choses", le tome 26 de la série qu'il avait commencée vingt-cinq ans plus tôt. Mais l'aventure n'est pas finie : le producteur Roger Frappier travaille en ce moment à l'adaptation cinématographique de la série, ce que l'auteur avait, jusqu'à présent, toujours refusé. En mai 2013 paraît "Un magnéto dans l'assiette de Fred" (Dargaud), un recueil de l'ensemble des entretiens publiés dans ?La Lettre'. En 2014, Dargaud continue son programme de réédition autour de Fred, avec "Le Journal de Jules Renard lu par Fred" et "Cythère l'apprentie sorcière". En 2015, pour les cinquante ans de la création de Philémon dans ?Pilote', sort "Autour de Philémon" (Dargaud), un beau livre autour du personnage fétiche de Fred. En 2016 est prévue une réédition complète du chef-d'oeuvre de Fred et Alexis, "Time Is Money". Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d'auteurs. Dans chacune de ses oeuvres ? de "Philémon" au "Petit Cirque" ?, l'auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel son génie éblouit. Son langage résolument novateur, son inventivité, son imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. Fred est décédé le 2 avril 2013, à l'âge de 82 ans. Othon Aristides, dit Fred, naît le 5 mars 1931 à Paris. Tout môme, il remplit des cahiers entiers de bandes dessinées bourrées de "fôtes d'ortografe". Il publie son premier dessin humoristique dans le courrier des lecteurs d'un journal pour enfants. Un peu plus tard, il fait ses premiers pas vers l'absurde, l'envers du décor et le dérapage contrôlé en dévorant Edgar Poe, Charles Dickens et Oscar Wilde. Vers 18 ans, il fait timidement le tour des rédactions. À sa grande fierté, il finit par placer un dessin à ?Ici Paris' ; à sa grande déception, sa signature est coupée. À son retour de l'armée, il dessine pour ?France Dimanche', ?Paris Match', ?Le Hérisson' et ?Quartier latin', un modeste journal vendu à la sauvette par Georges Bernier, connu plus tard sous le nom de professeur Choron. C'est avec le même Georges Bernier et François Cavanna (rencontré à ?Ici Paris') que Fred crée ?Hara-Kiri' en septembre 1960. Promu directeur artistique, il exécute les 60 premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire, et revient à la bande dessinée avec "Les Petits Métiers", "Le Manu Manu", "Tarsinge, l'homme Zan" et "Le Petit Cirque". En 1966, après six mois de labeur, il propose 15 planches d'une nouvelle histoire au journal ?Spirou', qui les refuse : le dessin n'est pas bon, l'histoire non plus... À la lecture des mêmes planches, René Goscinny, alors rédacteur en chef de ?Pilote', s'enthousiasme et décide de publier le récit : "La Clairière des Trois-Hiboux" est le premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred décide donc de s'en tenir à l'écriture ; il propose toute une série de scénarios qui seront mis en images par d'autres ? ce qui ne l'amuse pas du tout... sauf quand il imagine "Time Is Money" pour Alexis. Et puis, il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée d'envoyer Philémon sur les lettres de l'océan Atlantique ? idée qui lui est venue dans son bain : où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide ? (Fred trouve toujours ses idées dans son bain. Quand l'idée ne vient pas, il en prend cinq par jour ; il est donc très propre...) Il écrit le scénario, le fait lire à Goscinny et déclare assez fermement qu'il veut le dessiner lui-même. Goscinny accepte, et la grande aventure de Philémon, dont le quinzième album paraîtra en 1987, commence. Dans les années 1970, tout le monde s'arrache ?Pilote', même Jacques Dutronc qui demande à Fred de lui écrire des chansons. Fred tente le coup avec une fraîcheur absolue, à l'instinct : "Le fond de l'air est frais" entre très vite au hit-parade. Devenus copains, les deux artistes réalisent deux livres-disques pour enfants : "La Voiture du clair de lune" et "Le Sceptre". En 1983, après quelques expériences autoéditées, dont le magnifique "Magic Palace hôtel" (1980), Fred imagine, pour l'imagerie Pellerin d'Épinal, "La Magique Lanterne magique", puis, pour Futuropolis, un superbe portfolio intitulé "Manège". C'est alors que ?Le Matin de Paris' lui offre une pleine page hebdomadaire qu'il occupe avec "Le Journal de Jules Renard lu par Fred", une histoire qui sera publiée en 1988 chez Flammarion. En 1991, Fred signe trente-cinq scénarios de courts-métrages réalisés, entre autres, par Daniel Vigne ("Le Retour de Martin Guerre") Jacques Rouffio et Gérard Zingg. Tournés en trente-cinq millimètres dans des conditions extrêmement luxueuses ? pour deux minutes de pellicule, une équipe de 30 personnes part, par exemple, dans le désert avec des Land Rover ?, ces courts films sont des merveilles de poésie et d'humour. Pris au jeu, Fred signe ensuite, pour Gérard Zingg, le scénario d'un long-métrage, "L'Autobus de la haine". Le projet est malheureusement abandonné. Après "Philémon", Fred explore d'autres univers et signe plusieurs albums considérés (à juste titre) comme des chefs-d'oeuvre : "L'Histoire du corbac aux baskets" (Dargaud, 1993), "L'Histoire du conteur électrique" (Dargaud, 1995) et "L'Histoire de la dernière image" (Dargaud, 1999). À la fin de l'année 2010, Dargaud regroupe d'ailleurs ces trois albums dans un coffret, auquel est ajoutée l'histoire du "Magic Palace hôtel", pour la première fois mise en couleurs ! Deux recueils de dessins d'humour ? "Le Noir, la couleur et lavis" (Dargaud, 1997) et "Fredissimo" (Dargaud, 2000) ? voient également le jour. Mais Fred se fait rare ; il se prête pourtant au jeu de la confidence dans une rubrique régulière, "Un magnéto dans l'assiette de Fred", publiée dans ?La Lettre, l'officiel de la bande dessinée'. Cet auteur majeur de la bande dessinée a tant de choses à raconter que Dargaud lui consacre une biographie : "L'Histoire d'un conteur éclectique" (Dargaud, 2011). Rédigée par Marie-Ange Guillaume, cette monographie de 200 pages rassemble de nombreux documents inédits, dont les toutes premières pages du prochain "Philémon", un épisode auquel Fred travaille depuis plusieurs années. En attendant la sortie de ce nouvel album, Dargaud réédite, en 2011, les 15 épisodes de la série dans une intégrale millésimée en trois volumes, et présente aussi une nouvelle édition du superbe "Petit Cirque". Cette version, remasterisée à partir des originaux et agrémentée de quatre pages supplémentaires, paraît en janvier 2012, à l'occasion de la grande exposition rétrospective que le festival d'Angoulême consacre à Fred. En février 2013, Fred publie son dernier Philémon, "Le train où vont les choses", le tome 26 de la série qu'il avait commencée vingt-cinq ans plus tôt. Mais l'aventure n'est pas finie : le producteur Roger Frappier travaille en ce moment à l'adaptation cinématographique de la série, ce que l'auteur avait, jusqu'à présent, toujours refusé. En mai 2013 paraît "Un magnéto dans l'assiette de Fred" (Dargaud), un recueil de l'ensemble des entretiens publiés dans ?La Lettre'. En 2014, Dargaud continue son programme de réédition autour de Fred, avec "Le Journal de Jules Renard lu par Fred" et "Cythère l'apprentie sorcière". En 2015, pour les cinquante ans de la création de Philémon dans ?Pilote', sort "Autour de Philémon" (Dargaud), un beau livre autour du personnage fétiche de Fred. En 2016 est prévue une réédition complète du chef-d'oeuvre de Fred et Alexis, "Time Is Money". Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d'auteurs. Dans chacune de ses oeuvres ? de "Philémon" au "Petit Cirque" ?, l'auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel son génie éblouit. Son langage résolument novateur, son inventivité, son imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. Fred est décédé le 2 avril 2013, à l'âge de 82 ans.
C'est l'histoire d'un type qui décide d'aller consulter un psychiatre. Il y a de quoi : un beau matin, en se rasant, il s'est aperçu qu'il s'était transformé en corbeau. Le psychiatre, lui, arbore les signes distinctifs de sa fonction : un gros stylo-plume sous le bras et un entonnoir sur le crâne. Ce qui le chiffonne, c'est surtout de voir qu'Armand Corbackobasket - c'est le nom du patient - porte des baskets aux pieds. Fâcheux, ça. Après tout, à notre époque, les gens n'ont rien contre les corbeaux : l'écologie est à la mode. Mais se rendre au bureau avec ce genre de chaussures, même quand on est un corbeau, voilà qui est autrement dérangeant... Une histoire de fous? Non, une histoire de Fred. Et donc un savoureux mélange de loufoquerie, de rêve et d'absurde, relevé d'une pointe subtile d'ironie et de critique sociale. Car derrière la farce se cache un plaidoyer en faveur du droit à la différence et une dénonciation de l'intolérance... Fred est le créateur du personnage de Philémon. --Gilbert Jacques
Résumé : Le train où vont les choses s?ouvre sur Philémon et Barthélemy découvrant une locomotive perdue en pleine campagne, au milieu de ce qu?ils prennent pour un épais brouillard. Le conducteur leur explique qu?il s?agit en fait de la vapeur qui s?échappe de la machine. Or, c?est justement grâce à cette vapeur toute particulière, la " vapeur d?imaginaire ", que la locomotive fonctionne? car, dans ce 16e épisode, Philémon et Barthélemy se trouvent face au dernier spécimen de lokoapattes ! Les deux amis décident de l?aider en lui apportant... l?imagination !
Biographie de l'auteur Othon Aristides, dit Fred , naît le 5 mars 1931 à Paris. Tout môme, il remplit des cahiers entiers de bandes dessinées bourrées de fôtes d'ortografe. Il publie son premier dessin humoristique dans le courrier des lecteurs d'un journal pour enfants. Un peu plus tard, il fait ses premiers pas vers l'absurde, l'envers du décor et le dérapage contrôlé en dévorant Edgar Poe, Charles Dickens et Oscar Wilde. Vers 18 ans, il fait timidement le tour des rédactions. À sa grande fierté, il finit par placer un dessin à Ici-Paris ; à sa grande déception, sa signature est coupée. À son retour de l'armée, il dessine pour France Dimanche, Paris Match, Le Hérisson et Quartier latin, un modeste journal vendu à la sauvette par Georges Bernier, connu plus tard sous le nom de professeur Choron. C'est avec le même Georges Bernier et François Cavanna (rencontré à Ici-Paris) que Fred crée Hara-Kiri en septembre 1960. Promu directeur artistique, il exécute les soixante premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire, et revient à la bande dessinée avec Les Petits Métiers, Le Manu-Manu, Tarsinge, l'homme Zan et Le Petit Cirque. En 1966, après six mois de labeur, il propose quinze planches d'une nouvelle histoire au journal Spirou, qui les refuse : le dessin n'est pas bon, l'histoire non plus... À la lecture des mêmes planches, René Goscinny, alors rédacteur en chef de Pilote, s'enthousiasme et publie La Clairière des trois hiboux, premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred décide donc de s'en tenir à l'écriture ; il propose toute une série de scénarios qui seront mis en images par d'autres ce qui ne l'amuse pas du tout... sauf quand il imagine Time is Money pour Alexis. Et puis, il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée d'e
Le Temps... Akbar n'est rien !... Ni le Nid... Ni Ramor !... C'est le Temps qui est tout ! Il est la cause, le principe originel... Et lorsque la tentation s'empare du mythe... lorsque l'homme s'oppose à l'univers et le bouscule, c'est au mythe de rétablir l'ordre ! Ainsi s'exprime le Gardien du Nid lorsque Bragon, Pélisse, Bulrog et messire l'Inconnu s'enfuient du Doigt du Ciel, emportant avec eux l'oeuf des Ténèbres qui y était caché. Ils sont accompagnés de Kiskill, servante des dieux qui a perdu son immortalité et ses pouvoirs en même temps que sa virginité dans les bras d'un Élu qui n'est autre que... messire l'Inconnu. C'est tous ensemble qu'ils devront parcourir la dernière étape de la Quête. Et c'est bien contre le temps que la course s'est engagée, car il ne reste plus que deux jours pour rejoindre Mara avec l'oeuf. Ramor, bien que toujours enfermé dans la conque, devient de plus en plus fort, et Mara ne saurait le contenir sans l'aide de l'oeuf. Bragon choisi la route la plus courte et décide de survoler la Marche Blanche, fief du prince-sorcier Tharmine et terre du noble et fier peuple Jivrain. Même ainsi, les difficultés s'amoncellent devant leurs pas. Leurs Lopvents ne sont pas assez nombreux et les Jivrains sont atteints par une épidémie de Fièvre Folle qui rend fou furieux ce peuple d'habitude si paisible. Les événements se précipitent, mais la traversée de la Marche Blanche ne constituera qu'une péripétie lorsque viendra enfin l'heure pour chacun de révéler son véritable visage. Quelles sont les vraies motivations de Mara ? Pélisse est-elle vraiment la fille de Bragon ? Ce dernier verra-t-il se réaliser la prophétie du Vieux des Bois qui, avant de mourir, lui prédisait qu'il trouverait la folie en réclamant la mort ?... Toutes les questions, les interrogations, trouvent ici leur réponse. Toutes les pistes de la Quête s'acheminent ici vers leur conclusion. Une fin digne de la Quête de l'Oiseau du Temps !
Biographie de l'auteur Né en 1924, Jean-Michel Charlier était un auteur belge de bande dessinée. Il est, encore de nos jours, considéré comme l'un des scénaristes de bande dessinée les plus importants de l'école franco-belge. En 1959, il a été l'un des fondateurs du légendaire magazine Pilote, aux côtés d'auteurs comme Albert Uderzo et René Goscinny, où il va également développer l'une de ses séries les plus connues, Blueberry, avec Jean Giraud. Il décède en 1989, laissant derrière lui plus de 500 bandes dessinées, scénarios ou même feuilletons, destinés à la télévision ou à la radio. Jean-Michel Charlier naît le 30 octobre 1924 à Liège, en Belgique. À cinq ans, il découvre Tintin et invente déjà pour Pitche, héros d'une BD publiée par la Libre Belgique, quelques aventures personnelles. Étudiant en droit à l'université de Liège, il dessine dans Spirou, où il crée Buck Danny en 1947 avec Hubinon et Troisfontaines. Il écrit le scénario, dessine les avions et les bateaux, tandis qu'Hubinon se charge des personnages... Promu docteur en droit, il choisit la bande dessinée et part conquérir Bruxelles avec quelques hurluberlus, parmi lesquels Weinberg et Hubinon. Entassés dans une baraque précédemment occupée par toutes les armées de passage, ils se partagent pendant trois ans sommiers, matelas, hamacs, spaghettis et descente hebdomadaire de la police. D'abord vexé, Charlier finit par écouter les conseils de Jijé : il abandonne le dessin pour le scénario. Après la publication simultanée de trois albums de Buck Danny, Charlier rassemble ses économies pour passer deux brevets de tourisme : il pense depuis un moment que, pour parler d'avions, il est plus sérieux de savoir piloter. Mais voler coûte cher et il décide de devenir pilote professionnel. Avec Hubinon, il retape un vieil avion déniché dans un surplus en Angleterre, décrypte les figures de voltige dans un manuel de l'armée belge d'avant-guerre et ils passent ensemble aux travaux pratiques : l'un voltige pendant que l'autre juge de l'effet produit. Ils décrochent le brevet et gagnent désormais leur vie en volant le week-end, consacrant le reste de la semaine à la BD. Pendant la guerre de Corée, la compagnie aérienne belge Sabena engage Charlier comme co-pilote de DC 3 et Convair. Au bout d'un an, trouvant que le métier de pilote de ligne ressemble énormément à celui de conducteur d'autobus, Charlier abandonne et vient s'installer à Paris. Entre-temps, avant le succès de Buck Danny en 1948, il a créé de nouvelles bandes dessinées ou repris le scénario d'anciennes : La Patrouille des castors avec Mitacq, Marc Dacier avec Paape, Mermoz et Surcouf avec Hubinon, Valhardi avec Gillain puis Paape. Il rencontre Goscinny à Bruxelles et Uderzo à Paris. Ensemble, ils décident de promouvoir le métier et rédigent une Charte des dessinateurs qui leur vaut de se retrouver sur le pavé du jour au lendemain. C'est le retour des vaches maigres, jusqu'à la création d'Edifrance et la naissance, en 1959, de Pilote. Pour Pilote, Charlier crée Tanguy et Belloy avec Uderzo, Barbe-Rouge avec Hubinon, Jacques le Gall avec Mitacq, Guy Lebleu avec Poïvet. Il écrit aussi les dialogues de Tanguy et Laverdure et du Démon des Caraïbes pour Radio-Luxembourg. Après un démarrage foudroyant, Pilote connaît quelques déconvenues, dont un passage suicidaire par la mode yéyé, avant de renaître plus fermement sous la co-rédaction en chef de Charlier et Goscinny. En 1962, 1964 et 1965, Charlier entreprend trois tours du monde – lors du premier, il découvre l'Ouest américain et son histoire, ce qui lui donnera l'idée de créer une BD sur cet univers, il en propose le dessin à Jijé qui lui conseillera un de ses élèves, Jean Giraud. Cela se concrétisera avec la fameuse série Blueberry. Mais la vraie "détente" de cet aventurier, c'est de tourner pour la télévision : l'adaptation des dialogues des Chevaliers du ciel, entre autres, qui lui donne l'occasion de survoler le Pérou en hélicoptère ou de manger du singe fumé en ie... En 1972, il crée les Dossiers noirs pour France 3, une grande série d'enquêtes consacrées à des personnages ou des événements sur lesquels plane encore un mystère : l'affaire Stavisky, Al Capone, les assassinats de John et Bob Kennedy ou de Martin Luther King... Recherches, scénario, tournage, interviews, montage, commentaires, mixage - il fait tout lui-même, avec son enthousiasme et son talent habituel. Auteur surdoué, apparemment infatigable et particulièrement prolifique - au total, plus de 500 scénarios et dialogues, en bandes dessinées, feuilletons radio ou TV - Charlier est décédé le 10 juillet 1989.Jean Giraud naît le 8 mai 1938 à Nogent-sur-Marne. Suite au divorce de ses parents trois ans plus tard, Jean est en partie élevé par ses grands-parents. À l'âge de 15 ans, il commence à étudier aux Arts appliqués, et c'est à cette période-là que débute sa grande passion pour la science-fiction. En 1956, paraissent ses premières illustrations et planches dans les magazines Far West, Fripounet et Marisette, Ames vaillantes, Coeurs vaillants... Appelé sous les drapeaux, Giraud fait son service militaire en Allemagne puis en Algérie. Il rencontre Jijé et en devient l'élève en 1958. Peu de temps après, Jijé confie à Giraud la réalisation de quelques planches de Jerry Spring (La Route de Coronado), publiées dans Spirou. En 1963, Hara Kiri publie les premières planches d'un jeune inconnu, Moebius, pseudonyme de Giraud. Fin octobre, dans Pilote, il crée, cette fois sous le nom de Gir, avec Jean-Michel Charlier, la série Fort Navajo. Autrement dit, Blueberry est né. Le premier tome des Aventures de Blueberry paraît en 1965. Gir multiplie les illustrations de science-fiction. Alors que les pavés volent au Quartier latin en 1968, Blueberry s'apprête à prendre congé de l'armée. L'année suivante, La Mine de L'Allemand perdu paraît dans Pilote, suivi du Spectre aux balles d'or. Tandis que le succès de Blueberry va grandissant, Gir recommence à dessiner, dès 1973, dans un style tout à fait différent, des récits sous le nom de Moebius. Le même Moebius participe à L'Écho des savanes. La parution du Bandard fou en 1974, de Moebius, coïncide avec celle en album de Ballade pour un cercueil, de Giraud et Charlier, volume agrémenté d'une longue biographie de Blueberry. Suite à un différend avec son éditeur en 1975, Gir interrompt, pendant quatre ans, la réalisation de Blueberry, après l'album Angel face. La revue Métal hurlant est créée par Moebius, Druillet, Dionnet et Farkas. Les Humanoïdes Associés voient également le jour. Le talent de Moebius commence à exploser avec Arzach. L'album Les Yeux du chat, paru en 1978 aux Humanoïdes Associés, marque le début de la collaboration entre Alexandro Jodorowsky et Moebius. Il crée Jim Cutlass en 1979, avec Jean-Michel Charlier. Moebius travaille aussi pour le cinéma : il dessine les costumes d'Alien, de Ridley Scott. En 1980, parait Nez cassé, suite tant attendue des aventures de Blueberry. Une collaboration inaboutie avec Jodorowsky (une adaptation cinématographique de Dune) débouche sur la création d'une série dessinée, Les Aventures de John Diffool, ou L'Incal. Moebius est à présent aussi célèbre que Giraud. Moebius préside le jury du Salon de la BD d'Angoulême en 1982, et participe également au film de René Laloux, Les Maîtres du temps. En 1983, il s'installe, avec son studio, à Tahiti, puis déménage à Los Angeles l'année suivante. Il crée à Paris la maison d'édition Aedena, qui publie des recueils d'illustrations de Moebius. Presque simultanément, Starwatcher est créée : société qui assure la traduction de l'oeuvre de Moebius, qui est publiée par le prestigieux Comic's Marvel. En 1985, Moebius travaille, à Tokyo, sur le script, les décors et les costumes du film Little Nemo. Giraud, quant à lui, reçoit, pour Blueberry, le prix des Arts graphiques. Il est sacré « meilleur artiste des arts graphiques » par le ministre français de la culture de l'époque, Jack Lang, et est décoré de l'Ordre des Arts et des Lettres par François Mitterrand. Il adapte en bande dessinée le livre original La Ferme des animaux de George Orwell. Puis, en 1987, il collabore sur le film américain Willow, de George Lucas et Ron Howard. L'année suivante, Giraud rentre à Paris, où il s'installe avec Isabelle. Il réalise également pour Marvel un épisode du mythique Surfer D'argent, sur un scénario de Stan Lee. Jamais un auteur français n'a connu une telle consécration outre-Atlantique. Bien qu'il travaille aussi sur Abyss, de James Cameron, cela ne l'empêche nullement de rentrer vivre en France. Au cinéma, il conçoit également en 1997 les décors du film Le Cinquième Elément de Luc Besson. La série Blueberry qui avait repris en 1979, parallèlement aux activités multiples de Moebius, est sous le choc : Jean-Michel Charlier s'éteint en 1989. Giraud décide de poursuivre la série seul, assurant désormais scénario et dessin. Mieux, il lance bientôt une autre série, Marshal Blueberry, dessinée par William Vance mais dont il assure également les textes. Seule la collection La Jeunesse de Blueberry, dessinée par Colin Wilson (avant d'être reprise par Michel Blanc-Dumont) est confiée à un autre auteur, François Corteggiani. Il débute, en 1992, une nouvelle série de trois tomes, en collaboration avec Jodorowsky, Le Coeur Couronné, éditée aux Humanoïdes Associés. En 1997, sa femme, Isabelle, reprend la maison d'édition / galerie Stardom, devenue aujourd'hui MOEBIUS PRODUCTIONS. Ils éditent ensemble livres, sérigraphies, affiches en édition précieuse et limitée, consacrés à l'oeuvre de l'artiste. MOEBIUS PRODUCTIONS organise ses expositions dans le monde entier, et le dessinateur est associé à plusieurs manifestations d'art contemporain. En 1999, une attraction autour de l'oeuvre du « Garage Hermétique », est inaugurée à San Francisco. La même année La Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris lui dédie un espace de l'exposition « un monde réel où sont présentées un recueil de peintures abstraites. En 2000, une grande exposition rend hommage à Giraud/Moebius au musée de la Bande dessinée d'Angoulême. En 2004 la monnaie de paris et Moebius Productions organisent une exposition réunissant l'oeuvre de Moebius et celle du dessinateur japonais Hayao Miyazaki et met l'accent sur le rapprochement entre ces deux artistes majeurs. En 2003, sort sur les écrans Muraya, l'histoire secrète de Blueberry, film de Jan Kounen inspiré du diptyque composé de La Mine de L'Allemand perdu et du Spectre aux balles d'or, réédité pour l'occasion en grand format et sous le titre Les Monts de la superstition. L'année suivante, paraît Icare, dessiné par Taniguchi, aux éditions Kana. Il travaille également sur le 28ème album de Blueberry, Dust, qui paraît en 2005 chez Dargaud. Il collabore en 2007 à la série culte XIII en dessinant le volume 18, intitulé La Version irlandaise, sur un scénario de Jean Van Hamme. En 2008, Jean Giraud participe à la réalisation d'une nouvelle attraction du Parc du Futuroscope, « La Citadelle du Vertige », inspirée de l'univers du « Garage hermétique ». Plus récemment, Jean Giraud a publié Arzak, l'arpenteur et Les Carnets « Major » et « Faune de Mars », sortis respectivement en 2010 et 2011, chez MOEBIUS PRODUCTIONS. D'octobre 2010 à Mars 2011, la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris, est l'hôte de la grande exposition « Moebius Transe forme ». Un succès majeur de MOEBIUS PRODUCTIONS et de la fondation. Il décède à Paris le 10 mars 2012 à l'âge de 74 ans.
Aldébaran, quelque part dans l'espace et dans le futur... Une planète accueillante où s'est installée, en 2079, la première colonie terrienne envoyée au-delà du système solaire. C'était il y a plus de cent ans, déjà. Depuis, les liaisons radio sont coupées. Alors, peu à peu, la vie s'est organisée. Un jour, d'étranges phénomènes surviennent : des créatures marines aux formes curieuses apparaissent. L'eau devient solide. La mantrisse, cette chose douée de raison et d'intelligence, commence à faire parler d'elle& Plonger dans la lecture d'Aldébaran est une expérience envoûtante. Le dessinateur Moebius, qui signe la préface, décrit d'ailleurs les lecteurs de la série comme "une des sectes les plus sympathiques et inoffensives qui soient'. Le charme est d'autant plus redoutable qu'il agit lentement, tel un anesthésiant. Et le dessin de Léo est étonnant : ici, pas d'esbroufe ni d'effets de style. Nulle trace de cette surenchère graphique si fréquente dans les récits de science-fiction. Juste un trait réaliste et sobre qui donne parfois l'impression que tout se passe aujourd'hui, près de nous&"
Devenu l'un des auteurs emblématiques de la "nouvelle bande dessinée" , et avec plus de 160 livres à son actif, Lewis Trondheim s'est essayé à tous les genres. Il est aussi membre fondateur de l'Oubapo (Ouvroir de bande dessinée potentielle), cofondateur de l'Association, et dirige la collection "Shampooing" aux éditions Delcourt. Il a contribué à la création du SNAC BD (syndicat des auteurs de bande dessinée) et a inventé le "Fauve" devenu la mascotte du festival d'Angoulême, manifestation qui l'a couronné de son Grand Prix en 2006. Cette carrière d'une richesse remarquable le place au carrefour de toutes les évolutions récentes de la bande dessinée. D'habitude peu enclin aux interviews et aux apparitions médiatiques, Lewis Trondheim s'est cette fois longuement entretenu avec Thierry Groensteen, théoricien et historien de la bande dessinée, et ami de longue date. Le texte qui en résulte éclaire non seulement un parcours artistique aux avant-postes de la création contemporaine, mais également une personnalité intègre, un esprit agile et inquiet, un tempérament joueur. Ce recueil d'entretiens, illustré de nombreux documents rares ou inédits fait le bilan - provisoire - d'une carrière étonnamment féconde. Enrichi du témoignage d'une dizaine de proches de Lewis, cet ouvrage paraîtra à l'occasion de l'exposition rétrospective "Lewis Trondheim fait des histoires" présentée au musée de la Bande dessinée d'Angoulême de janvier à mai 2020.
Bien qu'issu d'un milieu aux convictions étroites, Georges Remi dit Hergé (1907-1983) est parvenu à donner naissance à une oeuvre ouverte et universelle. Pour Hergé, la bande dessinée ne fut jamais un art mineur. Il voulut tout faire entrer dans Les Aventures de Tintin : ses curiosités et ses angoisses, ses passions et ses rêves, sa sensibilité au siècle. Quelques semaines avant sa mort, il déclarait y avoir mis toute sa vie. Il y avait mis en tout cas la plus belle part de lui-même. Benoît Peeters, spécialiste de l'oeuvre d'Hergé qu'il connaît mieux que personne évoque dans ce texte passionnant, plein d'anecdotes révélées pour la première fois, l'itinéraire complexe de ce créateur et cet art de la bande dessinée qu'il a porté au plus haut.
Une rétrospective des 50 ans de carrière du maestro Manara. Aussi à l'aise comme dessinateur que scénariste, Milo Manara s'est imposé au fil des ans comme un grand maître de la bande dessinée internationale. Outre des oeuvres devenues cultes comme Le Déclic, Giuseppe Bergman ou, plus récemment, Le Caravage, son talent s'est également exprimé à travers de prestigieuses collaborations : avec l'illustre Jodorowsky (Borgia), avec son ami et mentor Hugo Pratt (L'Eté indien et El Gaucho) ou encore avec le cinéaste Federico Fellini (Voyage à Tulum et Le Voyage de G. Mastorna). En résulte une oeuvre somptueuse et prolifique aujourd'hui mise à l'honneur dans un ouvrage revenant en détail sur les 50 ans de carrière de Milo Manara, première véritable monographie de l'auteur à paraître en France. Une iconographie dense et de qualité y offre un panorama complet de l'oeuvre du maître, auquel la plume d'experts triés sur le volet vient apporter une lecture passionnante de sa portée esthétique et de sa démarche artistique. Parallèlement, une version luxe de l'ouvrage sera proposée, en tirage limité avec tiré à part signé par l'auteur. Deux magnifiques ouvrages de fin d'année à offrir aux bibliophiles esthètes, amateurs d'érotisme ou de beau dessin, tout simplement !
Hergé est né en même temps que le cinéma. Dès son plus jeune âge, il se passionna pour le 7e art, et ses "expériences cinématographiques" le marquèrent pour toute son oeuvre. Il affirma plus tard : "Je considère mes histoires comme des films" , en précisant ses acteurs favoris : Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, les Marx Brothers, etc. , et en mentionnant plusieurs influences cinématographiques précises. Bob Garcia a mené l'enquête pendant plus de vingt ans et visionné des centaines d'heures de films. Après s'être intéressé aux origines de la culture cinématographique du jeune Hergé, puis aux genres, acteurs et réalisateurs qui l'ont inspiré, il a recherché les films qui furent déterminants dans la création de chacun des albums et livre ici de nombreuses références et influences inédites et stupéfiantes. Autant d'invitations, pour les cinéphiles et les tintinophiles, à jeter un nouveau regard sur le travail d'Hergé. Passionné de littérature populaire, de musique et de bande dessinée, Bob Garcia a publié une dizaine de romans et nouvelles policières, d'études tintinophiles et d'essais et articles sur le monde du jazz. Il a publié en 2018 Tintin, le diable et le bon Dieu chez le même éditeur.