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Charles Valentin Alkan
François-Sappey Brigitte
FAYARD
33,66 €
Épuisé
EAN :9782213027791
Mais qui est donc Alkan ? Au coeur du siècle romantique, d'abord un pianiste et un compositeur visité par le génie, provoquant l'admiration de Liszt et de Chopin. Le Tout-Paris mondain s'arrache ses leçons de piano et acclame ses rares et fulgurantes apparitions de concertiste. Mais cet artiste à succès est aussi un solitaire. Comme son ami Chopin, c'est surtout au piano qu'il va se confier dans l'intimité, régnant en maître absolu sur un instrument dont il tire des pages hardies et d'une virtuosité diabolique, véritable défi aux mains et à la mémoire des interprètes. Figure ô combien énigmatique, on le surnomme de son vivant " le Berlioz du piano ". Il ose de prophétiques trouvailles sur les rythmes et les timbres, mais se passionne également pour J. -S. Bach qu'il fait découvrir aux Parisiens. Ce paradoxe vivant obéit au cycle de ses humeurs, et sa vie est une valse-hésitation entre misanthropie et désir de rayonner. Mystique, il rêve de mettre en musique la Bible qu'il traduit sans relâche. La légende ajoute même qu'il serait mort écrasé par sa bibliothèque en allant y prendre le Talmud. Il rejoint ainsi le cercle de ces artistes maudits, punis pour excès de génie, que notre siècle replace enfin auprès de leurs pairs. C'est donc cette figure Janus, cette personnalité hors du commun que tentent ici de cerner spécialistes et interprètes d'une musique et d'une époque que l'on n'aura jamais fini d'aimer : il fallait lui rendre l'un de ses enfants les plus fascinants. Cet ouvrage a été réalisé sous la direction de Brigitte François-Sappey, avec la collaboration de Jacques Arnould, Gérard Ganvert, Harry Halbreich, Constance Himelfarb, François Luguenot, Hugh Macdonald, Laurent Martin, Pierre Réach, François Sabatier, Britta Schilling.
Reconnu de son vivant par ses pairs comme un maîtreMendelssohn a été plus controversé par la postérité que lplupart de ses contemporains. Celui qui par sa naissance, de même que sa s?ur Fanny, avait reçu tous les dons (famille aisée, milieu intellectuel et artistique des pluraffiné) fit prospérer ses talents dans des domainemusicaux multiples: enfant prodige, il devint un ched'orchestre magnétique, anima des festivités édifiantes et des projets pédagogiques ambitieux, redonnant à la musique allemande un lustre que Vienne avait ombragé. Replaçant sa vie dans le contexte de son époque, Brigitte François-Sappey présente les différents aspects de son ?uvre, en mettant en évidence les tensions qui habitaient celui qui dut assumer un précoce génie et sut ensuite pratiquer l'art musical sous tous ses aspects. Célébrant la musique du passé (il fait entendre la Passion selon saint Matthieu), il s'inscrit dans la tradition en composant des oratorios monumentaux (Élie, Paulus...) et illustre avec bonheur, à l'exception de l'opéra, tous les genres (piano, musique de chambre, symphonie) avec une fécondité qui étonne au vu de la brièveté de sa vie
Résumé : Voici le livre de référence sur Schumann qui manquait au public français. Compositeur de première importance, l'un des emblèmes du romantisme, Schumann n'avait pas fait jusqu'aujourd'hui, en France, comme ses pairs et amis Chopin ou Liszt, l'objet d'une monographie aussi détaillée qu'approfondie. L'ouvrage tente dans les deux premières parties de cerner au plus près la complexité du personnage, retraçant les étapes de sa vie sous l'aspect privé et artistique, les deux inextricablement mêlés. Les jeunes années tentées par la littérature, baignent dans l'éblouissante floraison poétique du romantisme allemand. Le couple qu'il forme avec Clara Wieck, brillante pianiste devenue sa femme après une lutte interminable contre un père tyrannique, constitue un axe fondamental de son existence dont l'auteur n'hésite pas à éclairer les zones d'ombre. Le travail incessant de Schumann est décrit ici dans tous ses aspects : l'activité de compositeur bien sûr, mais aussi d'écrivain et de critique musical, qui joua dans l'Europe de son temps un rôle capital à la tête de sa revue Neue Zeitschrift für Musik où il rendait compte, de façon engagée, de la plupart des productions de son temps. La " folie " de Schumann ayant suscité de nombreux commentaires scientifiques ou " romantiques ", Brigitte François-Sappey étaie par une sérieuse information médicale son récit d'une vie écourtée par la maladie. A sa mort à quarante-six ans, Schumann laissait plus de cent cinquante oeuvres que l'auteur étudie en détail dans la troisième partie de l'ouvrage. Accordant la plus grande importance aux chefs-d'oeuvre souvent commentés (les oeuvres pour piano - la Fantaisie, les Etudes symphoniques, les Scènes d'enfants... - et les cycles de lieder tels que L'Amour et la Vie d'une Femme), elle s'attache également à ce qui a été considéré longtemps comme de moins bonne venue, les oeuvres plus tardives, scéniques, symphoniques et chorales (Genoveva, Scènes de Faust). Présentant un Premier et un Second Schumann comme il y a un Premier et un Second Faust, elle montre l'évolution d'un musicien qui, de pianiste hoffmannien, est devenu symphoniste goethéen, et elle rend un hommage admiratif à la grandeur et à la complexité d'un musicien capital.
Résumé : Une histoire de la musique présentée en "coupes" de 25 ans, tous les cent ans, suivant le schéma 89/14. On voit ainsi la musique suivre les grandes articulations de l'histoire suivant la charnière des siècles.
La musique occidentale se distingue des musiques ethniques par son incessante évolution liée à son système de notation. Cette musique savante, vocale ou instrumentale, accompagne les sociétés dans leurs rituels et festivités, cet ouvrage en retrace l'histoire du IVe au XXIe siècle.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--