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Viens à moi. Le désert est un immense appel
François Gilles ; Pitaud Bernard
NOUVELLE CITE
15,05 €
Épuisé
EAN :9782375825785
J'avais été et je suis restée éblouie par Dieu". Quelques semaines avant sa mort, Madeleine Delbrêl déclarait cela à des étudiants, résumant ainsi sa vie où se mêlent d'une façon très unifiée l'expérience intime de ce qui fut semé lors de sa conversion, le 29 mars 1924, et l'élan missionnaire d'une vie donnée à Dieu en plein monde. Au long de ces pages, le lecteur fait un premier parcours dans ce que Madeleine dit de sa conversion, la plupart du temps de nombreuses années après l'événement. Puis, un deuxième parcours propose une relecture de ses poèmes de jeunesse principalement d'octobre 1923 à mars 1924. Elle y déploie des images pour exprimer à la fois l'amertume, le désir, les hésitations, l'appel et l'accueil libre de celui qui vient. Et aussi la place très grande de la Vierge Marie, médiation de sa prière hésitante. "Viens à moi" : la réponse qu'elle fit à cet appel fut un consentement au désert. Celui-ci devint fécond, ainsi que le manifestent les vingt-et-un témoins cités dans la troisième partie. Tous connurent Madeleine, dont trois au temps de son athéisme puis de sa conversion. Les auteurs, Gilles François et Bernard Pitaud, sont les artisans de l'édition des oeuvres complètes. Ils ont aussi produit une biographie générale, Madeleine Delbrêl, poète, assistante sociale et mystique, des études et six livres thématiques sur des traits saillants de sa spiritualité : la miséricorde, la vocation, souffrance et joie, la Parole de Dieu, prêtres et laïcs, l'Eucharistie. Le pape François l'a reconnue vénérable le 26 janvier 2018 et il en a fait, mercredi 8 novembre 2023, le sujet de sa catéchèse.
Quertier Elisabeth ; Grandin François-Gilles ; Mer
Résumé : A travers sa vie, les enfants découvrent l'espèce en général et les coulisses du zoo : comment les soigneurs et les vétérinaires s'occupent des animaux.
Résumé : Trente ans après l'excellente biographie de Christine de Boismarmin, l'une des proches compagnes, ce livre est le fruit de la recherche opiniâtre de deux hommes passionnés. Mettant en contact avec les écrits et avec de nombreux témoignages, il renouvelle en profondeur la connaissance que l'on avait de Madeleine Delbrêl. Son itinéraire, de l'athéisme à l'éblouissement de la foi et à l'engagement, se dessine avec netteté au fil d'un récit qui parcourt ses soixante années de vie, dont plus de la moitié à Ivry-sur-Seine, près de Paris, là où, dit-elle, se trouvait une population "incroyante et pauvre". Tour à tour poète, assistante sociale et mystique, femme de prière et d'action, Madeleine Delbrêl (1904-1964) offre à notre société sécularisée et à l'Eglise un beau visage, riche d'inspiration pour une vie chrétienne en dialogue avec l'athéisme et la misère sous toutes ses formes. Son procès en béatification est engagé et sa réputation de sainteté ne cesse de croître.
Madeleine Delbrêl apparaît de plus en plus comme une des plus belles figures apostoliques du XXe siècle, dans la ligne de Charles de Foucauld et de Thérèse de Lisieux. Ce petit livre veut être une initiation à la manière dont elle a vécu dans "un coude-à-coude fraternel avec les incroyants et les pauvres", à Ivry-sur-Seine, de 1933 jusqu'à sa mort en 1964, en plein concile. Cet ouvrage montre aussi comment Madeleine Delbrêl est pour les chrétiens un modèle d'évangélisation, fait à la fois d'un dialogue sans concession avec l'athéisme marxiste, d'une proposition claire de la foi, d'une prière contemplative intense et de l'exercice d'une charité inconditionnelle envers tous.
Quand on lit les Pères, on est frappé par la connaissance qu'ils ont des Ecritures. On peut même parler de familiarité avec elles. Ils nous montrent ainsi qu'on ne peut pas vivre en chrétien sans être nourri par les saintes Ecritures. Les Ecritures, en effet, parlent de Dieu et du salut qu'est Jésus le Christ. C'est pourquoi le Christ est présent dans toutes les Ecritures, dans le Nouveau Testament bien sûr, mais aussi dans l'Ancien, car "partout dans les Ecritures de Moïse est semé le Fils de Dieu" (Irénée, Haer, 4, 10, 1). Ainsi les Ecritures sont source de vie, elles nous font entrer dans le mystère de Dieu et du salut et nous font découvrir qui est cet homme que Dieu a créé pour l'aimer. On voit maintenant pourquoi les Pères ont eu à coeur de prêcher et d'enseigner à partir des Ecritures. Ce sont elles, en effet, qui nourrissent la foi et développent en - nous l'amour envers Dieu et le prochain. Mais pour cela encore faut-il les comprendre. Cette compréhension résulte d'un long cheminement avec elles en compagnie des témoins du Christ : les Apôtres et les Pères qui nous ont précédés sur cette route. Les Ecritures lues dans cette perspective sont une nourriture quotidienne. Elles servent à nous guider dans notre manière de vivre et à instruire notre intelligence concernant le mystère de Dieu et du salut. Ce numéro propose de voir comment des Pères ont lu les Ecritures pour nourrir leur foi et accroître leur intelligence du mystère. J. FANTINO, o. p.
Ce numéro est consacré aux symboles de la foi, ce que l'on désigne sous le nom plus familier de "Credo" . Avec cette appellation, on voit tout de suite de quoi il s'agit. On sait en effet que le "Credo" fait partie intégrante de la messe et que ce texte exprime l'essentiel de la foi de l'Eglise. Dans notre liturgie il en existe deux versions : le symbole de Nicée-Constantinople et le symbole des Apôtres. Mais il y en eut bien d'autres. Tous remontent au temps des Pères. Ces symboles de foi étaient utilisés essentiellement lors de la préparation au baptême des candidats qui, à cette époque, étaient pour la plupart adultes. On retrouve cela aujourd'hui : les catéchumènes adultes reçoivent le symbole de la foi lors d'une célébration préparatoire au baptême. Cet exemple montre l'enracinement liturgique des symboles. La liturgie en effet a toujours été le coeur de la vie des chrétiens : lectures, hymnes, prières, prédications, catéchèses, paroles et gestes des célébrations ont façonné la vie et la pensée des communautés chrétiennes au long des siècles. Ainsi la liturgie a été un lieu essentiel de création et de composition à toutes les époques en fonction des événements. C'est dans ce creuset que s'est forgée la théologie. C'est dans ce trésor que, tels les scribes avisés dont parle l'Evangile, les Pères ont tiré de l'ancien et du nouveau. C'est des textes qu'ils entendaient ou chantaient, qu'ils puisèrent les formules des premières confessions de foi, qui servirent notamment lors des célébrations baptismales. J. FANTINO, o. p.
Alexandrie, capitale de d'Egypte, est plus qu'une ville , comme Rome elle représente tout un monde, une culture, une histoire. Alexandrie frappe tout d'abord par son caractère cosmopolite , païens, juifs et chrétiens s'y côtoient. Alexandrie est le siège d'une forte communauté juive. L'un de ses membres, Philon, se servit de la pensée hellénistique pour exprimer sa foi. C'est également le lieu d'une communauté chrétienne très brillante où existe dès la fin du deuxième siècle une école de théologie qui est marquée par des noms célèbres : Clément et surtout Origène. Au carrefour de toutes les cultures qui le côtoient, le christianisme bénéficie de leurs influences, notamment juive. Cette rencontre du christianisme avec le judaïsme et l'hellénisme provoque l'émergence d'une réflexion chrétienne originale. Alexandrie est aussi une capitale. Le contraste est grand entre le pays et sa capitale. D'un côté il y a la grande ville, commerçant grâce à son port, de l'autre le pays d'Egypte uniquement agricole. Contraste encore par la langue. D'une part le grec, la langue officielle, celle des commerçants, des fonctionnaires, des lettrés et, d'autre part, la langue du peuple, le copte. Pourtant, malgré ce contraste le pays et sa capitale constituent une réalité profondément une. C'est particulièrement vrai de l'Eglise. Ainsi, par exemple, le peuple chrétien fait corps avec son patriarche, le "pape" d'Alexandrie. Parmi les plus illustres citons Athanase et Cyrille. C'est aussi de cette Eglise et de ce peuple que viennent la plupart de ceux et celles qui vont se retirer au désert pour mener la vie monacale. Et il faut évoquer ici la figure d'Antoine le "Père des moines" . Ce numéro veut vous faire découvrir ou retrouver quelques aspects de ce monde constitué par Alexandrie et le pays d'Egypte au temps des Pères. J. FANTINO, o. p.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre.