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Le travail et la vie. Transformations actuelles du travail
François Arnaud
HERMANN
25,10 €
Épuisé
EAN :9791037019493
Basé sur des études de psychologie et de sociologie du travail, ce livre soutient que nos démocraties ont mal, non à l'identité, mais au travail. Il inscrit les dernières mutations du travail dans une histoire des relations entre travail et vie. Non seulement notre force de travail et nos données biologiques sont utilisées comme sources de valeur, mais aussi notre existence même : données numériques, aspirations au mieux-être, émotions, relations sociales, loisirs, soins que nous recevons (domaine des professions les plus précarisées). Le travail n'est pas une valeur incontestable, il ne doit pas, seul, conditionner le revenu, et sa définition, pas plus que celle de ses fonctions, n'est exempte de choix politiques. Le mal-être au travail, dû à l'urgence, au stress ou à la réorganisation constante, ne peut être atténué que par une rupture avec le nouveau management, une réflexion sur la démocratie au travail, et surtout, une reconquête du temps de bien travailler - qui a tant manqué aux soignants pendant la pandémie. Ce qui n'implique aucun allongement du temps de travail (en fin de semaine ou avant la retraite), mais une redéfinition de la place prise dans nos vies par le triptyque travail-production-consommation, en considération de nos besoins, des inégalités de richesses, et de la préservation du vivant.
Ces enquêtes inaugurent une nouvelle approche de l'art dont le champ d'investigation est l'imagination considérée à partir de la pensée des artistes. Cette approche fait découvrir que, depuis l'émergence de l'esthétique au XVIIIe siècle, l'objectif principal de l'artiste est de renouveler le sens de la Vie, entre la vie de l'esprit et la vie physique. Son "génie" est d'avoir eu l'intuition d'une nouvelle forme de lien entre ces deux formes de vie. Ces enquêtes montrent que ce "génie" ne provient pas de la seule inspiration mais d'une sensibilité aiguë au spectacle énergétique de son époque qui organise un véritable langage de la Vie. Dès son origine, l'expression de ce langage fait appel à l'ensemble des arts visuels et sonores en créant au début du XVIIe siècle l'opéra. Cet art est par nature technologique, car il doit pouvoir enchaîner des univers dynamiques, libérés de la pesanteur et des logiques réalistes de l'espace et du temps, comme dans le rêve. Seul tout un ensemble d'appareillages peut organiser cette musique visuelle, lumineuse et sonore. Ce langage de la Vie prend de nouveaux sens et de nouvelles formes avec les inventions de la photographie, du cinéma muet puis sonore qui vont ouvrir à l'imagination les portes de la modernité. Puissamment émotionnel, il structure d'autant plus secrètement l'âme collective d'une époque. Afin de saisir l'action du langage de ces "images énergétiques" sur l'imagination créatrice, ces enquêtes abordent le cas de l'architecture, car la pensée des architectes est sûrement celle où sont le plus clairement identifiés ces échanges entre la vie physique (matérielle et pratique) et la vie de l'imagination (diaphane et spirituelle). Elles retracent le cheminement intérieur, les doutes, ruptures, intuitions et révélations de douze grands architectes et théoriciens à la recherche d'une nouvelle innocence de l'architecture : E. L. Boullée, A. C. Quatremère de Quincy, K. F. Schinkel, J. I. Hittorff, Gottfried Semper, Eugène Viollet-le-Duc, John Ruskin, Henry Van de Velde, Frank Lloyd Wright, Le Corbusier, Ludwig Mies van der Rohe et Louis Kahn.
Ce livre se veut la première confrontation systématique entre trois doctrines dont on a souvent signalé, comme en passant, les ressemblances multiples. Elle est menée du point de vue d'un problème original et précis, celui-là même qui se trouve au coeur des pensées de Bergson, Schopenhauer et Nietzsche, à savoir le problème des rapports entre volonté et réalité. La méthode qui se trouve essayée ici est inspirée de la pensée bergsonienne de la vie: selon cette méthode, la communauté d'impulsion entre trois doctrines présentant des analogies est d'autant plus certaines, et apparaîtra avec d'autant plus d'évidence, que leurs orientations générales divergent davantage. D'où le projet de mener la confrontation des trois doctrines tant dans leurs similitudes - et par-delà la dichotomie entre philosophie française et philosophie allemande - que dans leurs gestes propres, ceux-ci ne pouvant être ressaisis que de l'intérieur et à travers leurs effectuations concrètes. C'est que la divergence ajoute, ici, à la force de la preuve. Dans un contexte théorique et pratique où se fait sentir, peut-être plus que jamais, le besoin des philosophes de la vie, au-delà des malentendus auxquels leurs doctrines ont souvent donné lieu - et le retour à Bergson est sans doute une des manifestations les plus frappantes de ce besoin - cet ouvrage s'efforce de prendre le parti, d'autant plus indispensable, d'une lecture rigoureuse et historique des textes (vouée à donner, par la confrontation même qui est établie entre eux, un éclairage nouveau sur chacune des doctrines considérées indépendamment), et cela afin de dégager le problème que Bergson, Schopenhauer et Nietzsche, par leur réélaboration des concepts de volonté et de réalité, se mettent en mesure de poser à la philosophie d'aujourd'hui.
François Arnaud ; Riquier Camille ; Zanfi Caterina
Résumé : Ce septième volume des Annales bergsoniennes, qui paraît dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale, ne constitue pas seulement une contribution à une commémoration, mais est aussi l'occasion d'un effort historique et philosophique de synthèse et de contextualisation du rôle de Bergson pendant cette période. En effet, le philosophe fut à la fois un témoin et un acteur de ce conflit. Le statut exact des discours de guerre, l'émergence lente et progressive de la distinction entre clos et ouvert - qui ne prendra son sens définitif que dans Les Deux Sources de la morale et de la religion -, le destin ultérieur du bergsonisme - tant dans son élaboration interne que dans sa diffusion après 1918 et jusqu'à nous - sont, parmi d'autres, les enjeux auxquels un tel livre se devait de se confronter directement. Toutefois, le cas de Bergson interdit de séparer, d'une part, la relation qui fut la sienne à la Première Guerre mondiale, et, d'autre part, sa relation à l'Allemagne, à la philosophie et à la culture allemande en général. Les deux aspects sont étroitement liés, c'est pourquoi le présent volume contient - outre un dossier inédit " Bergson et la guerre de 1914 " - quatre contributions majeures de philosophes, biologistes et sociologues allemands face à la réception du bergsonisme en Europe (Driesch, Scheler, Simmel et Horkheimer), ainsi que la réédition d'une recension consacrée à un ouvrage sur Kant par le jeune Bergson.
Résumé : "Faire de la vie" est une expression zolienne aussi fréquente qu'intringante : qu'est-ce qu'une telle "vie" qui est susceptible d'être "faite" (en un sens qui n'est pas encore celui de la fécondation in vitro ou du clonage), qui accepte d'être désignée ainsi au partitif et n'est manifestement ni (seulement) celle du vivant individuel, ni (seulement) celle de l'existence consciente ? Une pensée de la vie est là, et, révélant sa consistance et sa variété à travers les romans zoliens qui lui sont consacrés, elle aboutit finalement, chez le Zola de l'engagement dreyfusard, devenu proche du socialisme, à une pensée du travail. C'est dans cette pensée de la vie, dans cette pensée du travail et dans leur articulation que le présent ouvrage entend faire apparaître une authentique "philosophie d'Emile Zola".
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.