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Eléments pour une philosophie de la santé
François Arnaud
BELLES LETTRES
29,90 €
Épuisé
EAN :9782251446615
Y a-t-il une expérience de la santé ? La santé n'est-elle que l'absence de maladies ? Etre en bonne santé, est-ce la même chose qu'être "normal" ? Dois-je attendre de voir ce que l'avenir me réserve pour juger de l'état de ma santé ? La différence entre santé et maladie est-elle une différence comme les autres ? Voilà certaines des questions que pose le présent ouvrage, grâce à une méthode qui croise la philosophie avec d'autres types de savoirs : la médecine, la biologie, mais aussi la littérature et les sciences humaines. Cette étude conduit à confronter l'approche issue de Canguilhem avec d'autres conceptions philosophiques moins connues en France : celles de Boorse, Engelhardt et Nordenfelt. Il en ressort que les notions de santé et de maladie sont d'un maniement extrêmement délicat du fait de leur imprécision, sans doute irréductible, et du poids idéologique qui est le leur. Elles n'en sont pas moins centrales dans notre expérience et dans les enjeux politiques d'aujourd'hui.
Résumé : Ce huitième volume des Annales bergsoniennes poursuit, comme les trois précédents, l'investigation entamée dans le sillage du dernier livre de Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, en direction de notre propre présent, vers les problématiques de philosophie pratique : après les questions de la politique, de la catastrophe et de la guerre, c'est à présent celle de la morale, organisée autour de celle de l'émotion et divisée comme elle (selon le partage décidément crucial du clos et de l'ouvert), qui est posée. Le dossier " Bergson, philosophe de l'émotion " aborde donc des problèmes esthétiques, religieux et sociaux. Il est lui-même entouré d'un article de varia et de deux inédits : l'un, dû à Bergson lui-même, est consacré à des questions de philosophie de la croyance ; l'autre, consistant dans deux lettres adressées à Bergson par le philosophe Delfim Santos, nous fait découvrir les prémices, peu après la parution des Deux sources, de la réception encore mal connue en France de Bergson au Portugal.
Ces enquêtes inaugurent une nouvelle approche de l'art dont le champ d'investigation est l'imagination considérée à partir de la pensée des artistes. Cette approche fait découvrir que, depuis l'émergence de l'esthétique au XVIIIe siècle, l'objectif principal de l'artiste est de renouveler le sens de la Vie, entre la vie de l'esprit et la vie physique. Son "génie" est d'avoir eu l'intuition d'une nouvelle forme de lien entre ces deux formes de vie. Ces enquêtes montrent que ce "génie" ne provient pas de la seule inspiration mais d'une sensibilité aiguë au spectacle énergétique de son époque qui organise un véritable langage de la Vie. Dès son origine, l'expression de ce langage fait appel à l'ensemble des arts visuels et sonores en créant au début du XVIIe siècle l'opéra. Cet art est par nature technologique, car il doit pouvoir enchaîner des univers dynamiques, libérés de la pesanteur et des logiques réalistes de l'espace et du temps, comme dans le rêve. Seul tout un ensemble d'appareillages peut organiser cette musique visuelle, lumineuse et sonore. Ce langage de la Vie prend de nouveaux sens et de nouvelles formes avec les inventions de la photographie, du cinéma muet puis sonore qui vont ouvrir à l'imagination les portes de la modernité. Puissamment émotionnel, il structure d'autant plus secrètement l'âme collective d'une époque. Afin de saisir l'action du langage de ces "images énergétiques" sur l'imagination créatrice, ces enquêtes abordent le cas de l'architecture, car la pensée des architectes est sûrement celle où sont le plus clairement identifiés ces échanges entre la vie physique (matérielle et pratique) et la vie de l'imagination (diaphane et spirituelle). Elles retracent le cheminement intérieur, les doutes, ruptures, intuitions et révélations de douze grands architectes et théoriciens à la recherche d'une nouvelle innocence de l'architecture : E. L. Boullée, A. C. Quatremère de Quincy, K. F. Schinkel, J. I. Hittorff, Gottfried Semper, Eugène Viollet-le-Duc, John Ruskin, Henry Van de Velde, Frank Lloyd Wright, Le Corbusier, Ludwig Mies van der Rohe et Louis Kahn.
Résumé : Le présent volume, qui marque les dix ans des Annales bergsoniennes, constitue un numéro spécial, organisé autour du colloque international "Bergson et le désastre. Lire Les deux sources de la morale et de la religion au japon aujourd'hui" qui s'est tenu à Tokyo, Kyoto et Fukuoka, du 24 au 29 octobre 2011. Le thème de ce colloque, inscrit dans le cadre du Projet Bergson au Japon, sur L'évolution créatrice, puis sur Les deux sources de la morale et de la religion, a été pour ainsi dire dicté par les événements tragiques survenus à Sendaï et à Fukushima le 11 mars 2011, et dont nous n'avons vraisemblablement pas encore mesuré toutes les conséquences, théoriques et pratiques. Il rejoint par ailleurs une ligne d'interrogation réelle de Bergson encore trop peu aperçue et qui compte parmi les potentialités les plus fécondes et les plus urgentes de cette pensée. Les actes de ce colloque sont encadrés par des inédits et des varia qui entrent eux-mêmes en résonance avec le dossier central. Les inédits comprennent une conférence de Jean-Luc Marion, prononcée le 7 avril 2011 à l'Académie française, ainsi qu'une série de textes capitaux, non traduits ou devenus introuvables, des trois grands philosophes japonais qui ont introduit Bergson dans leur pays et dans leur pensée, et auxquels, du même coup, Bergson nous introduit : Nishida, Kuki et Tanabe. Quand aux varia, où différents problèmes actuels du bergsonisme sont abordés, ils sont représentatifs de la recherche japonaise contemporaine sur Bergson.
Résumé : "Faire de la vie" est une expression zolienne aussi fréquente qu'intringante : qu'est-ce qu'une telle "vie" qui est susceptible d'être "faite" (en un sens qui n'est pas encore celui de la fécondation in vitro ou du clonage), qui accepte d'être désignée ainsi au partitif et n'est manifestement ni (seulement) celle du vivant individuel, ni (seulement) celle de l'existence consciente ? Une pensée de la vie est là, et, révélant sa consistance et sa variété à travers les romans zoliens qui lui sont consacrés, elle aboutit finalement, chez le Zola de l'engagement dreyfusard, devenu proche du socialisme, à une pensée du travail. C'est dans cette pensée de la vie, dans cette pensée du travail et dans leur articulation que le présent ouvrage entend faire apparaître une authentique "philosophie d'Emile Zola".
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.