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Nietzsche et l'ombre de Dieu
Franck Didier
PUF
18,77 €
Épuisé
EAN :9782130496632
Comment surmonter le nihilisme quand, pour Nietzsche, il se confond avec le christianisme? L'essence de la technique est-elle exclusivement reconductible au destin de l'être? N'accomplit-elle pas aussi la parole de l'Ancien Testament selon laquelle l'homme doit soumettre la terre et tout ce qui y vit? L'achèvement de la métaphysique - et la technique n'est rien d'autre - requiert alors autant une explication avec la révélation qu'une destruction de l'ontologie. Si la résurrection des corps et la justice de Dieu constituent le fondement de la Révélation et que l'être, la logique, la connaissance et la technique reposent sur des valeurs réactives auxquelles la moralité judéo-chrétienne a donné leur plus haute expression, alors seule une "transvaluation" des valeurs sacerdotales, ordonnée à une nouvelle justice, donnant lieu à la création d'un corps actif et supérieur, permettra de soustraire la philosophie à toute forme de théologie, c'est-à-dire de réduire le nihilisme.
L'interrogation sur le livre n'a cessé de nourrir la philosophie d'Emmanuel Levinas. L'absence de cette question dans la tradition philosophique en marque les limites, tout en intimant d'en accroître le territoire. Un préalable critique s'impose: d'abord rompre avec une définition matérielle, instrumentale du livre, "chose parmi les choses', être-sous-la-main, ustensile de la transmission ou de la communication. Poser la question du livre n'exige-t-il pas aussi d'aller au-delà de la définition aristotélicienne de l'homme, animal doué de langage? Il faut encore interroger le rapport religieux au livre. En tant qu'animal doué de langage, l'homme en proie à l'inspiration n'est-il pas animal prophétique? Comment rendre compte du Livre des livres, la Bible? Au-delà de ce questionnement, Emmanuel Levinas fait place à une phénoménologie du livre tel que ce dernier apparaît dans ce qui a pour nom littérature. Doit-on mettre cet objet, qui est plus qu'un objet, du côté de l'ontologie, au point d'envisager une ontologie du livre, ou bien le livre tend-il à interrompre le cours de l'être?"
Comment surmonter le nihilisme quand, pour Nietzsche, il se confond avec le christianisme? L'essence de la technique est-elle exclusivement reconductible au destin de l'être? N'accomplit-elle pas aussi la parole de l'Ancien Testament selon laquelle l'homme doit soumettre la terre et tout ce qui y vit? L'achèvement de la métaphysique et la technique n'est rien d'autre requiert alors autant une explication avec la Révélation qu'une destruction de l'ontologie. Si la résurrection des corps et la justice de Dieu constituent le fondement de la Révélation et que l'être, la logique, la connaissance et la technique reposent sur des valeurs réactives auxquelles la moralité judéo-chrétienne a donné leur plus haute expression, alors seule une « transvaluation » des valeurs sacerdotales, ordonnée à une nouvelle justice, donnant lieu à la création d'un corps actif et supérieur, permettra de soustraire la philosophie à toute forme de théologie, c'est-à-dire de réduire le nihilisme.
Le Gall Franck ; Deschamps Didier ; Ferret Jean-Ma
Football et "return to play" part d'une idée simple : un bon exemple vaut toujours mieux qu'un long discours. Au travers d'une expérience longue de vingt-six ans au plus haut niveau - quinze ans comme médecin au Centre Technique National de Clairefontaine, auprès des joueurs de l'INF et des sélections nationales jusqu'à l'équipe de France, et onze ans au LOSC puis à l'OM-, Franck Le Gall vous raconte la vie d'un médecin de club professionnel. Après une introduction qui rappelle l'histoire des staffs techniques et médicaux depuis cinquante ans et ce que représente le quotidien d'un médecin de club, il aborde le chapitre médical par les statistiques traumatologiques sur ses onze années de club comparées à celles de l'UEFA. A quelques variantes près, elles sont identiques. Puis, il vous propose quarante-cinq cas cliniques tirés de ces onze années, depuis J0 jusqu'au retour avec le groupe, le fameux Return to Play (RTP). Ces cas cliniques sont commentés et discutés, par lui-même, mais aussi et surtout par un ou deux collègues, médecins, chirurgiens, kinésithérapeutes, préparateurs physiques, podologues, afin de présenter une critique pertinente de ce qui a été proposé au joueur et, plus globalement, de la pathologie. Une bibliographie récente complète le récit.
Résumé : Pratiquer la phénoménologie, c'est reconduire les choses et les concepts aux horizons ou aux situations selon lesquels nous y accédons. Qu'advient-il si cet accès n'est plus seulement le fait du regard objectivant de la conscience ou de la préoccupation de l'existant mais également l'?uvre du corps ? A la description des phénomènes se substitue alors l'enchaînement des scènes où ils apparaissent et dont ils sont la concrétisation : une dramatique des phénomènes. Qu'il s'agisse, par exemple, des relations entre le temps et la chair chez Husserl, l'être et le vivant selon Heidegger, la différence ontologique et le corps pour Levinas, les études ici réunies s'attachent à cette dramatique des phénomènes qui atteste que les relations éidétiques ne sont pas des liens désincarnés.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein