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Le Chant des Nations. Musiques et cultures en Europe 1870-1914
Francfort Didier
HACHETTE LITT.
35,70 €
Épuisé
EAN :9782012356405
Chaque fois que j'écoute du Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne !" s'exclame Woody Allen dans Meurtre mystérieux à Manhattan. Derrière la dérision se cache une réalité sociale et historique : la musique joue un rôle dans le conditionnement des masses. Elle prépare en effet les sociétés aux grandes mobilisations patriotiques et offre des musiciens comme héros nationaux. Hymnes, opéras, chansonnettes accompagnent les manifestations révolutionnaires ou civiques. La fonction nationaliste de la musique s'accentue après la guerre de 1870 au moment où les nations européennes s'affirment. Partout se développe l'idée selon laquelle la musique correspond à l'âme d'un peuple et transmet le sentiment d'appartenance. C'est l'époque où s'invente le folklore. La musique brave la censure des empires, accompagne le triomphe de l'indépendance et parfois la conquête. Elle cesse alors d'être un art universel pour devenir un art national et c'est au son des instruments de musique que les hommes partiront à la guerre pendant l'été 1914. Didier Francfort nous livre ici une analyse originale et érudite de la culture européenne et met en évidence l'influence des musiques et des chansons sur les opinions publiques.
Au début du siècle, la Chine s'ouvre au monde: choc des cultures, rencontre de l'Orient et de l'Occident. Tous les grands noms de la science occidentale se retrouvent à Pékin, "capitale pensante de la Chine". A cette période héroïque de l'archéologie succèdent le désordre, le chaos politique. Après la proclamation de la République populaire de Chine en 1949, et jusqu'en 1973, l'archéologie chinoise connaît une période d'ombre et de repli. Puis, c'est la révélation, la Chine livre ses trésors au monde. Les grandes expositions internationales se succèdent. Les découvertes se multiplient. La célèbre armée de Qin Shi Huangdi, le Premier empereur, devient la vitrine de cette nouvelle politique. Du fleuve jaune au fleuve Bleu, du Nord au Sud, la Chine des origines se révèle, une et multiple, ouverte et repliée, princière et quotidienne. Corinne Debaine-Francfort, archéologue et sinologue, nous entraîne au coeur de cette Chine éternelle: des origines jusqu'à l'empire des Han au IIIe siècle dont la gloire et la puissance égalèrent celles de l'empire romain.
Résumé : Les rapports entre culture, médias et pouvoirs aux Etats-Unis et en Europe occidentale de 1945 à 1991 s'inscrivent dans des cadres multiples, qu'il s'agisse de la guerre froide, de l'évolution des sociétés ou des différents secteurs relevant d'une histoire culturelle en plein renouvellement. Le présent ouvrage, auquel participent des historiennes et historiens venus de divers horizons, propose une approche fondée sur : une présentation chronologique des repères et des enjeux une série d'études thématiques comparées un choix de contributions monographiques.
Osty Florence ; Francfort Isabelle ; Uhalde Marc ;
Résumé : Depuis une quinzaine d'années, les entreprises sont confrontées à la généralisation de la société de marché et de ses contingences. Il ne s'agit plus de redistribuer les bénéfices connus d'avance, comme au temps de la croissance, mais bien de trouver les forces individuelles et collectives pour l'emporter sur la concurrence et tenir le coup dans un monde très incertain. C'est ainsi que le nouveau problème social des entreprises, mais aussi des administrations, est de se constituer en véritable société humaine de production pour viser, non pas la convivialité à tout prix, mais la mobilisation d'initiatives et la construction de capacités d'action collective, qui puissent intégrer la diversité des intelligences et des projets individuels et prendre appui sur la force des traditions culturelles. Cette recherche s'appuie sur un dispositif extrêmement rigoureux qui a demandé sept années de travail et des milliers d'entretiens pour rendre compte de la diversité des fonctionnements des entreprises contemporaines. L'un de ses grands mérites est de construire une typologie explicative (les cinq mondes sociaux de l'entreprise) et de proposer une approche socio-économique du développement des entreprises, articulant logiques sociales, contexte économique et performances réalisées.
Thirlwell Adam ; Seiffert Rachel ; Kennedy A. L. ;
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop, de jazz ou de musiques électroniques. Les romanciers anglais ont un don pour la nouvelle. Cinq jeunes écrivains anglais, figurant tous sur la dernière liste de la prestigieuse revue Granta, ont rencontré dix jeunes écrivains français. Résultat, un France/Angleterre d'un nouveau genre et une réflexion ludique sur la création.
Résumé : Affrontements de talents, combats entre générations, découverte des ressorts de l'imagination, Remix est plus qu'un recueil collectif de nouvelles. C'est l'adaptation à la littérature du procédé qui triomphe dans le hip hop ou les musiques électroniques le " remis ", la réappropriation d'une création passée. Le principe : 5 nouvelles originales remisées 2 fois, par 2 écrivains différents. Le résultat : 15 textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances, leurs styles ou leurs mots. Et au final, nous parlent d'eux-mêmes comme jamais. Publié deux fois par an, Remix est à la fois un rendez-vous régulier de " combats d'écrivains " et une réflexion ludique sur la création.
Résumé : Qu'en est-il véritablement de la pauvreté aujourd'hui et comment y faire face ? Prenant en considération à la fois le temps (historique de la pauvreté depuis le Moyen Age) et l'espace (arsenal concret des mesures contre la pauvreté dans les grands pays européens), ce livre provocateur fait le point de la situation. Non, il n'y a pas de plus en plus de pauvres dans notre pays, au sens étroit du nombre de personnes ne disposant pas d'un revenu minimal... mais ils sont de plus en plus pauvres, démunis de tout, et demandant donc en permanence des aides publiques ou privées. Oui, le revenu minimum garanti peut être la forme immédiate de la solidarité nécessaire envers les plus pauvres, sous réserve qu'il ait pour fondement l'insertion réelle et durable de ceux auxquels il est destiné, plutôt que l'assistance. Au surplus, ce revenu minimum ne coûterait pas cher : entre 6 et 12 milliards par an, soit 0,1 % à 0,2 % du PIB. Non, le revenu minimum garanti ne peut pas être l'au-delà de la solidarité, le nouveau principe de la Sécurité Sociale, la base d'un nouveau compromis social. Il est temps que le public ait accès aux chiffres les plus précis et puisse consulter un dossier extrêmement solide sur la misère et les actions qu'elle appelle. Philippe Séguin et Claude Evin ont accepté de débattre, en préface et en postface, sur l'idée d'un consensus possible à partir des propositions minimales de Serge Milano.
Résumé : Durant un siècle, de 1801 à 1905, l'Eglise de France a vécu sous le régime du Concordat conclu entre Bonaparte, Premier consul, et le pape Pie VII. Ce Concordat faisait des prêtres français des fonctionnaires du culte, salariés, dépendant étroitement de leur évêque et de l'administration. Et cependant, jamais le clergé français n'a été aussi nombreux : 140000 jeunes gens ordonnés en un siècle. Qu'est-ce qui a pu pousser tant d'adolescents, en majorité des fils de paysans, à franchir le seuil des séminaires ? La sécurité attachée à un traitement fixe et assuré ? Une promotion sociale incontestable ? Certainement. Mais aussi l'attrait du service de Dieu et des âmes, la réalisation d'une haute vocation. L'exercice de cette vocation, au cours du XIXe siècle, est rendue de plus en plus malaisée par la formidable mutation économique, sociale, idéologique, religieuse qui fait que la France républicaine et logique de 1905, avec ses 4 millions de travailleurs industriels, est très différente de la France de 1801, dont les campagnes surpeuplées vivaient encore selon un rythme ancien, auquel l'existence du prêtre était accordée. A travers la vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle, c'est toute une nation qu'on voit évoluer, c'est la France profonde qu'on entend respirer, une France à la fois très éloignée et très proche de nous. Pierre Pierrard Né à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris. Après avoir soutenu une thèse de doctorat sur La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, il a orienté ses recherches et ses travaux vers une meilleure connaissance des courants sociaux et religieux contemporains. Chroniqueur à La Croix président de l'Amitié judéo-chrétienne de France, il a reçu le Grand Prix catholique de littérature en 1984 pour son livre : l'Eglise et les ouvriers en France, 1840-1941 (Hachette-Littérature). Il est également l'auteur d'une Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.