Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LA PERCEPTION DE LA MUSIQUE
FRANCES
VRIN
43,00 €
Épuisé
EAN :9782711680757
Depuis la première édition de cet ouvrage en 1958, l'intérêt porté à la perception de la musique n'a cessé de croître. Le domaine de recherche tel qu'il se présente aujourd'hui est, heureusement, dégagé des clivages institutionnels. Il associe psychologues, acousticiens, théoriciens de la musique, informaticiens, neuro-scientifiques et tous ceux qui contribuent au progrès de cette discipline [... ] L'ouvrage de R. Francès, par l'influence qu'il a exercé, est devenu un classique. Il analyse de manière détaillée, entre autre, les effets de l'harmonie tonale sur les perceptions des formes mélodiques, le processus engagé dans l'attribution d'une tonalité, et la représentation abstraite des notes et de leur relation avec une tonalité. On y trouvera également plusieurs descriptions des différents effets mélodiques sur la mémoire et de la perception catégoriale des notes et des intervalles, ainsi que de stimulantes discussion à propos des schèmes mélodiques et du rôle de l'attention dans la perception auditive. L'ouvrage respectte un équilibre judicieux entre les aspects culturels et les aspects biologiques de la question. Tandis qu'il insiste sur l'influence de la durée de l'écoute et de la pratique du mélomane sur la perception de la musique, R. Francès s'appuie sur la littérature concernant les amusies pour illustrer l'analyses des types d'abstractions cognitives exécutées pour l'auditeur. Prof. Diana Deutsch (Department of Psychology, University of California, San Diego)
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.