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Les Carpates. Edition
Frame Janet ; Furlan Pierre ; O'Brien Greg
ESPERLUETE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782359841343
Une riche et originale New-Yorkaise, Mattina Brecon, décide de passer deux mois en Nouvelle-Zélande dans la ville qui a vu naître la légende maorie de la Fleur du Souvenir. Elle ne se doute pas que la rue où elle élit domicile va être le théâtre de phénomènes étranges qui culminent en un éclatement de la langue dont les lettres, voyelles, consonnes et signes typographiques se mettent à tomber en une pluie dévastatrice. Les habitants de la rue seront eux aussi emportés par cet étrange cyclone. Et, surtout, ils : seront aussitôt oubliés par le reste de la ville. Contre cet oubli, Janet Frame, dans ce roman qui sera son dernier et qu'elle fait vibrer de réalisme magique, en appelle aux écrivains et aux autres artistes. A eux de renouveler la langue et le monde, à eux surtout de les sauver en s'attachant au souvenir, en ramenant à la lumière du jour ce que notre lâcheté ordinaire tente de chasser de la mémoire. Lors de sa sortie en 1988, The Carpathians/Les Carpates a été salué par la presse anglo-saxonne comme un livre exceptionnel. Couronné par plusieurs prix, dont le prestigieux Commonwealth Prize de 1989, ce testament littéraire de Janet Frame est une oeuvre incontournable, enfin accessible aux lecteurs francophones grâce à la traduction inédite de Pierre Furlan.
Le monde de Janet Frame ne fut pas que poésie et littérature. Née en 1924, elle connaît très tôt l'asile psychiatrique où on lui administre, en huit ans, quelque deux cents électrochocs. L'écriture la sauve de justesse de la lobotomie. Quinze romans, quatre volumes de nouvelles et un recueil de poèmes font d'elle, après Katherine Mansfield, la romancière néo-zélandaise la plus célèbre. Elle est décédée en Nouvelle-Zélande en 2004. Un été à Willowglen constitue le deuxième volet de l'autobiographie Un ange à ma table.
Poussière et lumière du jour est un recueil de nouvelles choisies par Janet Frame elle-même parmi toutes celles qu'elle a écrites durant quarante années. Certaines sont tirées de son premier ouvrage, The Lagoon, qui obtint un prix littéraire à sa parution, en 1951. Par la grâce de cet événement, elle put sortir de l'hôpital psychiatrique et échapper à une opération terrible, la lobotomie.Ces nouvelles passent de l'émotion la plus vive à l'ironie la plus grinçante, offrant une retranscription fidèle de l'univers morcelé et attachant, toujours poignant et parfois drôle, de l'écrivain néo-zélandaise.
Le monde de Janet Frame ne fut pas que poésie et littérature. Née en 1924, elle connaît très tôt l'asile psychiatrique où on lui administre, en huit ans, quelque deux cents électrochocs. L'écriture la sauve de justesse de la lobotomie. Quinze romans, quatre volumes de nouvelles et un recueil de poèmes font d'elle, après Katherine Mansfield, la romancière néo-zélandaise la plus célèbre. Elle est décédée en Nouvelle-Zélande en 2004. Le messager constitue le troisième et dernier volet de l'autobiographie Un ange à ma table.
Bonhomme de neige, bonhomme de neige", est un conte parmi les plus longs de Janet Frame, paru en 1963 dans un recueil éponyme ; l'autrice l'inclura vingt ans plus tard dans un autre livre. Il nous plonge dans la conscience d'un bonhomme de neige créé dans le jardin de la maison familiale par le personnage de Rosemary Dincer qui disparaîtra avant lui. Depuis son point d'ancrage, ce bonhomme de neige observe le monde dans un émerveillement mêlé de stupeur et d'interrogation métaphysique. Appuyé sur le rebord d'une fenêtre, son mentor, le Flocon de neige Eternel, l'aide à interpréter ce qu'il voit tout en lui rapportant des anecdotes sur les voisins du quartier. Le bonhomme de neige les commente à partir d'associations lyriques renvoyant à une lucidité enfantine très singulière, qui fait la virtuosité de la prose de Janet Frame. Une certaine causticité, à la fois naïve et bouleversante, résulte de sa croyance en son immortalité, alors qu'on le sait, il est destiné à fondre. Dans le même temps, la figure de Rosemary traverse toute la trame du récit, ce bonhomme de neige incarnant l'empreinte évanescente laissée par sa jeune créatrice décédée : il cristallise à lui seul la trace et le souvenir de cette disparition. Janet Frame déploie ici avec talent et délicatesse une poétique du deuil qui entre en résonance avec sa propre expérience, elle qui a perdu ses deux jeunes soeurs dans une tragique noyade.
Faire ses blancs pains, au Pays des Collines, c'est pétrir le drap du lit comme pour préparer une offrande pour l'au-delà. Ce geste annonce alors que la mort est proche et que le mourant, doucement, se prépare. En trois textes qui s'enchaînent, Françoise Lison-Leroy interroge la place prise par chacun dans sa famille, les présents comme les absents, ceux à la longue vie ou les enfants partis trop tôt. Comme cette tante de deux ans, emportée par la fièvre dans un temps où la vie des enfants était plus fragile. Au cimetière du village, sa tombe côtoie celles d'autres enfants ; un respect sacré, partagé, inné, entoure ce petit coin du cimetière. Sa présence habite les pensées et les promenades de l'auteur. Evocations légères, souvenirs, bribes glanées au fil des pérégrinations, mémoire de la famille... ce qui reste de vie pour ceux qui grandissent. Précédée par cet enfant, l'auteure se sent aussi portée par celle qui lui offre alors une bienveillante attention. Elle tisse un monde où les sentiments se transmettent par delà les mots. Diane Delafontaine accompagne ce texte d'images qui, elles aussi, s'ancrent au passé comme au présent. Une manière de faire le lien et de donner au texte une tonalité faite de photos anciennes et de retouches à l'encre.