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Malatesta. Biographie en image d'une figure de proue de l'anarchisme italien
Fraccaro Elis ; Santin Fabio
LIBERTAIRES
15,30 €
Épuisé
EAN :9782914980043
Errico Malatesta (1853-1932) fait partie de cette génération charnière entre les " grands anciens " de l'anarchisme (Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Reclus...) et la révolution libertaire de 1936-39. De ses prédécesseurs il a incontestablement gardé un goût prononcé pour l'action et l'insurrection. Dès 14 ans, il connait la prison pour avoir envoyé au roi Victor Emmanuel une lettre... antimonarchiste. Et, ensuite, cela n'arrêtera pas. A 21 ans, de nouveau la prison suite à sa participation à une insurrection dans le sud de l'Italie. En 1877, avec la bande du Maltese, il " libère " quelques communes montagnardes entre Bénévent et Campobasso, y proclame l'anarchie..., et retourne tâter de la paille humide du cachot. En 1898, lors de la grève générale à Ancône, il est de nouveau emprisonné. En 1914, toujours à Ancône, il participe activement à " la semaine rouge ". En 1920, il est en première ligne du mouvement des conseils d'usine qui faillit mettre l'Italie à l'heure de la révolution sociale... Malatesta, cependant, n'est pas qu'un baroudeur révolutionnaire toujours en quête de plaies et de bosses. C'est aussi, et surtout, un formidable organisateur et un inlassable propagandiste qui, en choisissant d'ancrer l'anarchisme dans le mouvement ouvrier, a largement préparé le terrain à ses successeurs de l'Espagne libertaire. C'est ainsi qu'en 1871, il sera le secrétaire fédéral de la section italienne de l'A.I.T. et en rédigera le programme. Qu'en 1872, avec Bakounine, il fondera l'Alliance des révolutionnaires socialistes. Qu'en 1920, il rédigera le programme de l'Union anarchiste italienne. Qu'en 1883, il fondera La Questione sociale, en 1889, l'Associazione, en 1891, l'Anarchie, en 1897, l'Agitazione, en 1914, Libertà... Qu'en 1920 il sera directeur du quotidien anarchiste Umanità Nova... Et que sa vie durant il écrira des milliers d'articles et des dizaines de brochures, et parlera à au moins autant de meetings et de conférences aux quatre coins du monde. Cette biographie en image nous conte tout cela. Cette vie d'aventure toute entière consacrée à l'idéal libertaire et à la construction d'un rêve. Et c'est peu dire que ça dégage !
Résumé : La prostitution, aujourd'hui, est un sujet de société sur lequel les empoignades se succédent. On qualifie d'abolitionnistes des mesures prohibitionnistes, tandis que le réglementarisme glamour déferle dans les médias, généralement célébré par des personnalités que leur niveau de vie met à l'abri de ses conséquences, comme il les préserve de la casse sociale. Cet essai s'efforce de remettre les pendules à l'heure dans une perspective féministe et libertaire, résolument abolitionniste, en faisant un tour historique, économique, philosophique et politique de la question. Décapant !
Fils de réfugiés espagnols, le nom de Franco a résonné dans mon corps d'enfant durant de longues années d'exil. Mais c'est uniquement au crépuscule de leur vie que mon père et ma mère ont accepté d'ouvrir leur mémoire au public. J'ai passé de longs mois à les écouter, écrire, lire et relire avec eux cette banale et en même temps extraordinaire épopée démarrée en 1933 dans un village de la province de Teruel, pour se terminer en 1945 dans le Berry. Ces témoignages de libertaires, acteurs et prisonniers de la tourmente de l'histoire, loin de s'inscrire dans un quelconque mythe fait ressurgir le vécu de gens simples qui n'ont jamais désespéré du combat pour la vie. On nous dira qu'il s'agit d'une vérité partiale et partielle sur la guerre d'Espagne et l'exil en France. Bien sûr. Il y a autant d'histoires que de subjectivités. Pourtant guidé par une rigueur intellectuelle partagée, nous n'avons rien édulcoré, rien caché des bonheurs et des déshonneurs d'une révolution ainsi que des infamies et des grandeurs d'une terre d'accueil… Ce travail en profondeur qui exhuma des sentiments enfouis sinon refoulés, exprimés avec des mots, souvent avec des soupirs, et parfois des larmes, transforma un récit familial en histoire chargée de valeurs humaines universelles.
Résumé : En avril 1961, paraissait, aux Éditions de Minuit, " Les égorgeurs ". Ce livre, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...) fut saisi quelques jours après sa sortie. En ce temps là, il ne faisait pas bon dénoncer les soudards (engagés et appelés) de l'armée française qui torturaient, violaient, assassinaient, allégrement en Algérie ! En février 2006, soit après 45 ans de quasi silence, Benoist Rey retrouvait le chemin de l'écriture avec Les trous de mémoire. Avec toujours la même vigueur et le même sens de l'essentiel, il nous brossait un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. Les horreurs qu'il sera amené à côtoyer en tant qu'appelé envoyé dans les commandos de choc, comme infirmier car ayant refusé de tirer. Le retour à Paris. La confrontation à la lâcheté de ceux qui savaient. Un engagement politique se construisant au fil de rencontres avec des Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault... Mai 68. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse... Avec Les trous de mémoire, suite, Benoist Rey poursuit son récit. Une arrivée toute de hasard en Ariège dans un hameau du bout du monde. La méfiance narquoise des " purs porcs " à l'encontre des " zippis " soixante-huitards. Même pas la moitié de trois sous et beaucoup d'huile de coude pour retaper des ruines. Y installer une auberge. Une salle de spectacle. Une imprimerie. Une piscine associative. Un voyage " pèlerinage " en Algérie, avec son fils. Retour en Ariège. Des rencontres innombrables. Avec des gens " ordinaires " tous plus truculents les uns que les autres. Avec des " personnalités " de toutes sortes, dont Olivenstein. L'accueil, en toute liberté, de toxicos qui durera plusieurs années jusqu'à un couteau sous la gorge. Cent mille et unes petites et grandes luttes de toutes sortes s'égrenant à la grande horloge de la vie... Dans ce livre, à travers l'histoire de sa vie, Benoist Rey nous raconte, en fait, l'histoire d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et la vie. Mais, ce livre ne se résume pas à cela : écrit dans une langue simple, alerte, dense, dépouillée de toute fioriture et de tout artifice, c'est également un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent dans la mémoire !
Résumé : Les Editions libertaires ont pris la décision de rééditer ? immense chantier ? les oeuvres complètes du poète libertaire et chansonnier Gaston Couté (1880-1911). Ce deuxième volume comprend Une vie bellement légendée, un essai biographique d'Alain (Georges) Leduc, qui, de ses années de formation à sa fin tragique, nous entraîne dans le moindre recoin de la vie et de l'oeuvre du jeune chansonnier et analyse son rapport à l'amour, à l'alcool, à la langue, dans son contexte socio-politique ; ainsi que de nouvelles et importantes annexes sur La Guerre sociale, les rapports de police diligentés sur le poète, de nombreux témoignages (Pierre Mac Orlan, Maurice Héliot, Clovys, Fernand Després, Jehan Rictus, Bernard Dimey...), un chapitre sur Le Vent du ch'min, un autre sur le musée de Meung-sur-Loire... Le premier volume comprend le corpus intégral de ses poésies et de ses chansons. On y découvrira ses chansons d'actualité ; ses pièces de théâtre et nouvelles, ses textes de jeunesse, ainsi que ses dessins et caricatures dans un cahier couleurs. S'y ajoutent des pièces d'archives inédites, un ensemble de notes situant chaque écrit dans son contexte historique, un glossaire des termes du patois beauceron-solognot que Gaston Couté employait, ainsi qu'une discographie.