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Raqa. L'histoire n'est encore qu'un regard d'enfant
Fourvel Christophe
MEDIAPOP
9,00 €
Épuisé
EAN :9782918932055
Un enfant se saisit d'un appareil photographique pour la première fois à Raqa, durant l'été 2010 et cadre des visages dans la rue. Il s'amuse parfois à en rogner une partie. Cette situation et la fiction qui va peu à peu en naître est encore un brouillon. Les visages montrés ici respiraient tous l'air commun d'un seul bout de rue. Il y a de cela treize mois. Ils de croisaient, s'apercevaient. Le drame syrien n'est pas encore perceptible parmi ces présences qui absorbent notre regard. Il est ici un film transparent, le faisceau d'une intention dont nous choisirons sans doute de recouvrir ces photographies ; un casting. Car regardons encore : les visages disposés sous nos yeux sont ceux de manifestants, de policiers, d'indics, de chabbihas (1), de mukhabarats (2), de victimes : de rebelles, d'indifférents, de pleures, de torturés. Mais aucun des costumes n'est encore endossé. Chacun est le personnage qu'il sera bientôt mais dans la plus grande discrétion. L'enfant sait-il de quel côté de l'Histoire vont tomber les visages qu'il fixe ?
Comment pourrait-on qualifier ce livre ? "Un autoportrait au club de foot" ? Une plongée dans l'enfance avec, en filigrane, quelques buts en noir et blanc puis en couleurs sur le mur de la mémoire ? Une manière de raconter ses origines, de se raconter à travers un attachement à l'Olympique de Marseille, à un stade chaudron dans lequel on est tombé enfant et duquel, malgré toute notre volonté intellectuelle, on ne parvient à s'extirper. Ce live est le premier opus d'une collection qui se propose de faire le Tour de France des clubs en compagnie d'écrivains définitivement acquis à la cause de leur équipe.
Nous marchons souvent sur la neige. Nous apprenons à ne pas tomber. Puis un jour, à cause d'une lâcheté dans notre regard, nous sentons toute la profondeur qu'il y a dessous. Nous comprenons que c'est l'eau qui porte nos pas et que cette eau est celle des larmes qui ne sont pas venues jusqu'à nos yeux. On voudrait sentir la terre sous l'épaisseur glacée. On voudrait tout pleurer d'un coup; les larmes d'une vie passée à sourire sans bonheur. J'ai renoncé à changer de nom. Je suis parti à Lisbonne pour le cloître de Belem, le fado et les syllabes chuintantes; pour l'ennui et la lumière délicate sur les statues du palais Frondera. Mes cheveux ont recommencé à pousser. Je suis rentré chez moi, au bord du lac. Il s'était écoulé douze jours.
Louise à Paris n'a plus vingt ans depuis pas très longtemps. Une rupture l'a laissée trois mois sans sortir et à la fin de l'hiver 1984 elle s'aventure comme neuve dans le monde merveilleux des fêtes et des rencontres où le hasard fait loi. Dans quelques mois elle aura fini ses études et s'imagine un destin dans l'univers fabuleux de la musique. Les garçons se bousculent, elle hérite d'un appartement plein de miroirs. Puis les merveilles promises bientôt cèdent le pas à un manège incessant de coups de coeur et de coups du sort, de tentations et de sensations, de glissades et de plongeons, de cavalcades et de gueules de bois. Louise ne sait plus où donner de la tête et n'a plus la notion du temps, d'ailleurs elle a perdu sa montre. Que cherche-t-elle au bout de ce vertige ? Trois ans passent et la réponse n'est peut-être pas celle qu'elle attendait.
L'onde allait ainsi se propager du matin jusqu'au soir, et pour quelques jours encore. Déjà, la mélancolie commençait à étendre sa toile, dans l'esprit des admirateurs comme dans celui des simples passagers d'une époque libre, insouciante, pour se rappeler à eux longtemps après. Ils se souviendraient alors de ce soir particulier où ils refirent le monde, en rebattant les cartes, en déployant toutes sortes de trésors imaginaires, pour envisager leurs vies d'adultes débarrassées des contraintes. Ils se rediraient alors les mêmes mots, recomposeraient bien des lieux et des visages, la plupart perdus de vue, en repensant aux circonstances dans lesquelles ils apprirent, en ce vendredi 10 avril 1970, que les Beatles venaient de se séparer.
Eric Dupont-Moretti, l'avocat, plaidait pour une justice plus humaine. Devenu Ministre de la justice, il se dit préoccupé par les conditions de travail du personnel pénitentiaire. Ce personnel est réuni dans #Prisons avec d'autres acteurs de l'insertion et des tribunaux. A visages découverts, ils vous livrent, les aberrations administratives et les cadences infernales, les prises d'otages et les cafards. Ils vous confient aussi leur espoir d'une autre prison. Une prison humaine qui réinsère plus qu'elle ne détruit. Et si les personnels pénitentiaires et judiciaires étaient prêts à changer les choses dès maintenant ? Et si, pour une fois, on laissait faire ceux qui s'y connaissent le mieux ? Et si l'innovation tant attendue n'était finalement pas une énième loi mais une réorganisation à 360° de cette administration à bout de souffle ? Le plus court chemin pour diminuer la délinquance pourrait bien passer par la libération de ceux qui travaillent dans nos prisons et nos tribunaux.
C'est l'histoire d'un homme qui a grandi dans un petit village perdu au coeur de la forêt de Brocéliande. Un homme vivant chaque jour de sa vie comme si c'était le dernier. C'est l'histoire d'un homme aux mille facettes, photographe, bâtisseur, voyageur, et surtout amoureux fou de rock'n'roll et de vieilles bagnoles. Un chevalier des temps modernes venu secouer au tournant des années soixante et soixante-dix les torpeurs d'une ruralité endormie. Où l'on retrouve les charmes de la campagne bretonne, ses terrains de foot cabossés, ses bistrots où le temps n'existe plus, ses légendes immémoriales, comme le poids de traditions cisaillées par les riffs de Keith Richards. C'est l'histoire (illustrée de photos de concerts millésimées et inédites) d'un homme épris d'émotions fortes et de liberté, disparu prématurément sous l'effet d'un cruel tour du destin. Et c'est aussi l'histoire d'un enfant qui, grâce à cet homme, devint lui-même épris de musiques, d'émotions fortes et de liberté.