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La défaillance
Fournet Joseph
GALLIMARD
6,50 €
Épuisé
EAN :9782070224890
L'abbé Olivier Cayrou était de ceux que l'Eglise distingue très tôt et prépare aux premiers rôles. Il n'a pas pu se plier à ce qui lui semblait flatterie, mensonge, bassesse. Ce qui le révoltait au séminaire français à Rome, dans les milieux de la hiérarchie, il le retrouve au niveau de l'humble clergé du canton vosgien où on l'a exilé. Si parfois Olivier Cayrou s'amuse lucidement, cruellement au spectacle qu'il a sous les yeux, il en éprouve surtout du malaise. Un malaise qu'il prend à son compte. Olivier Cayrou se pose d'abord quelques-unes des questions que l'Eglise, dans sa volonté d'adaptation, se pose à elle-même, sous nos yeux. Que valent ses institutions, ses rites, que faut-il garder, abandonner ? Bientôt le jeune vicaire va plus loin. Nous le voyons, étape par étape, doute après doute, accéder à la vérité : en lui le prêtre et l'homme ne coïncident pas, ne coïncideront jamais. La conclusion pour lui ne peut être que le refus total et définitif. Sans théorie, ni abstraction, sans sortir du cadre concret du roman, ce livre éclaire, mieux que de longs traités, des problèmes très amples, très généraux, très actuels. Il peut irriter certains, mais parmi tant de témoignages analogues, plus ou moins habiles, déguisés, prudents, personne ne peut contester la sincérité exceptionnelle de celui-là.
Claude Fournet publie des poèmes depuis les années 1960, d'abord dans des revues comme Actuels ou Strophes, avant de les réunir dans des cycles qui ont été édités chez Galilée, dès 1985. L "Anthologiste ou le territoire de l'inceste rassemble ainsi plusieurs cycles écrits autour de la Pratique de la joie devant la mort et de l'Orestie de Georges Bataille. Puis ce furent les poèmes du Portrait de l'homme qui se farde suivi de l'homme qui tombe, textes où la peinture et le dessin servent de garde-fou. Il y eut encore en 2001 la parution, toujours chez le même éditeur, des sonnets de L'Ivresse d'Adam, après plusieurs états publiés dans des revues ou par les éditions Chave. Presque centenaire, sa mère prétendait ne rien comprendre à ses poèmes. Il lui promit un digest de son oeuvre poétique. Claude Fournet tint parole mais Irène Fournet mourut avant qu'il en finisse. C'est Son dernier poème."
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.