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Bon appétit, messieurs !
Fourneau Léo
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246698517
Pendant une quinzaine d'années, Léo Fourneau a fréquenté les coulisses de la cuisine française, celles des grands chefs comme celles des bistrots pas chers. Gastronome amateur, il a observé les petites et grandes combines de ses collègues critiques, il s'est amusé de l'ego de certaines toques, il a admiré le savoir-faire de bien des maîtres-queux, il a apprécié le dévouement des "pros" de la restauration. Amoureux du bon produit et de la bonne chère, il porte sur ce milieu un regard sans complaisance. Comment un grand chef est aux petits soins pour "l'inspecteur" que tous auront reconnu ; comment le critique anonyme se voit traité en "simple client" ; comment dîner dans un trois étoiles, en famille, sans jamais régler l'addition ; comment un palais célèbre, dont les avis sont autant d'oracles, se voit servir un cabillaud, sous l'appellation pompeuse de bar de ligne... et n'y voit que du feu ! L'image convenue de la gastronomie ne sort pas indemne de ce voyage au pays de la vérité : l'honnêteté des critiques, la guerre des chefs, la fiabilité des guides, tous les sujets sont abordés par un homme libre de pouvoir dire tout ce qu'il a vécu. On rit à chaque page dans ce récit. On relit la carte. On goutte les vins. On note les adresses. Et on se méfie un peu plus des menus à 300 euros. Léo Fourneau, en bon cuisinier et en fourchette lucide, ne s'épargne pas lui-même, et avoue avoir servi du "réchauffé", dans son Guide des restaurants à moins de 30 euros... Ce livre offre encore l'occasion de découvrir les nouvelles tendances de la cuisine française et mondiale, d'aller aux origines de la gastronomie voilà deux siècles, lorsque le développement de la presse et notamment de la presse féminine a favorisé l'essor du critique. Le début d'une longue histoire...
Dans les années 1970 à Paris, à l'occasion du procès qu'il lui faut intenter pour défendre ses droits à l'héritage contesté de son père, un homme confie son sort à certains puissants personnages dont le jeu, caché, ne se dévoile à lui que par étapes. Fréquentant alors les milieux de la haute finance, de la géopolitique, du grand marché de l'art, il se rend bientôt compte que les nombreuses coïncidences qui s'accumulent devant lui semblent ne pas tout devoir au hasard. Mais les mécanismes lui échappent, et on pourrait bien lui souffler le pion minuscule qu'il avance, plus maladroitement que naïvement, sur cet échiquier. Au milieu de la brève liaison qu'il noue et dénoue pendant que se déroule son procès, il voit alors ressurgir un ancien amour. Peu à peu, parce qu'il est dépossédé de tout moyen d'agir, mais aussi par sagesse ou par goût, il se retire, renonçant aux affaires, qu'elles soient de coeur ou d'argent. Mais une surprise lui est réservée. Le présent du roman est devenu un passé qu'il maîtrise mieux. Biographie de l'auteur Thierry Fourneau est l'auteur de La vie aux Sources (Champ Vallon, 1989) et de Les Enfants-loups (Farrago, 2003).
Le contact colonial en Indochine, particulièrement en Annam et au Tonkin, dans sa première phase, n'avait encore jamais été étudié sérieusement dans sa complexité et ses contradictions entre le fait colonial et le fait national. Les récits sur les Pavillons Noirs et autres bandes chinoises masquèrent le fait capital d'une résistance nationale vietnamienne aux aspects multiples, dont la forme armée, le Cân Vúóng (aider le Roi) dura dix ans, menée par les lettrés confucéens et soutenue par la majorité de la paysannerie. L'âpreté de la lutte est cependant attestée aussi bien par ce qu'elle a coûté au budget français (un demi-milliard de francs-or) que par une succession d'événements tragiques : le sac de Huê, des incendies de villages, des épidémies de choléra, le massacre de plusieurs dizaines de milliers de catholiques, etc... L'opinion métropolitaine connut très mal toute cette affaire et l'historiographie perpétua cette ignorance jusqu'à une date récente. Ces faits n'en constituent pas moins un aspect majeur aussi bien de l'histoire du peuple vietnamien que de l'expansion française. Pendant des années le Tonkin occupa une place importante, parfois décisive dans les débats de la République, au Parlement et dans la presse. En même temps se mettaient en place une administration, une société et une économie coloniale, sous la direction de quelques-uns des grands noms de la IIIe République (P. Bert, Constans, de Lanessan). L'établissement de cette France d'Asie est encore embryonnaire en 1895 quand, avec l'écrasement du Cân Vúóng s'achève cette première période de la résistance vietnamienne et de la domination française sur le nord et le centre du Vietnam. Mais la spécificité et l'importance de cet ensemble de faits en rendent l'étude indispensable pour la connaissance générale du colonialisme français, de son implantation et de son évolution en Indochine, comme des racines modernes du nationalisme vietnamien.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.