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Scènes et corps de la cruelle démesure : récits de cet insoutenable Mexique
Fourez Cathy ; González Rodríguez Sergio ; Melgar
MARE MARTIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782849340929
Du fait divers sordide aux phénomènes d'assassinats horribles de femmes à Ciudad Juàrez ; des populations locales inféodées et alimentées par l'industrie du crime aux "livraisons", pratiquement hebdomadaires, de décapités et de leurs cortèges de dépouilles inidentifiables ; de l'image du dépotoir, associé aux ferments de la reproduction du rebut social, à la spectaculaire Tijuana qui écrase, dans son obésité de "Las Vegas bon marché" et de consommation à outrance, les droits de l'ouvrière de la sous-traitance. C'est dans cet environnement intense de corps comme lieux privilégiés des bourreaux et de corps faits de résistances, que se réalise l'étude intitulée Scènes et corps de la cruelle démesure : Récits de cet insoutenable Mexique ; et ce depuis une parole littéraire et un discours iconographique qui se penchent sur ce qui se montre et ce que l'on nous montre à propos de ces formes humaines altérées par un climat et une géographie socialement hostiles. Ce travail, qui part du principe de lire le monde à travers la parole artistique, se propose d'analyser comment l'écriture et l'image s'approprient, défont, reconstruisent, déforment des événements de la dissymétrie qui ont ponctué et ponctuent des histoires humaines du Mexique du XXe et XXIe siècles, et qui souvent condamnent ces dernières, dans un contexte politique où la Loi et la Justice sont sous le joug de l'impunité, à la mutilation, au silence et à la disparition.
Qu'elle soit lente, brutale, fortuite, sensationnelle, barbare, burlesque, scandaleuse, douloureuse, et même célébrée, la mort se trouve au coeur de la vie. Toutefois, la singulière violence avec laquelle elle s'est imposée au cours du XXe siècle, ainsi que le caractère déchaîné et déformé qu'elle a pris en cette première décennie du XXIe siècle nous incitent à relire la mort. Les présentes contributions abordent la mort telle qu'elle se produit aujourd'hui, dans une visée interdisciplinaire (anthropologie, arts visuels, littérature, politique, sociologie) et depuis diverses aires géographiques et culturelles. N'assisterions-nous pas, au sein de la fiction (littéraire, télévisée...), à une exposition surabondante, voire démesurée, de la mort avec la sensation pour le récepteur d'être familiarisé avec elle, et même de l'apprivoiser, de la contrôler ? Comment dans notre actualité redonner sens et sonorité à la mort lorsque celle-ci est immergée dans une quotidienneté de l'extrême ?
Le journalisme narratif - genre qui naît et s'impose en Argentine (Operación masacre, Rodolfo Walsh, 1957) et aux Etats-Unis (De Sang froid, Truman Capote, 1966) - connaît actuellement une extension remarquable, notamment en Amérique Latine et dans le monde anglo-saxon. En puisant dans les instruments des arts textuels et visuels pour informer, ce journalisme semble échapper au formatage des entreprises médiatiques, à l'homogénéisation d'une parole dominante et centralisée, et cherche à rénover et diversifier les lectures du monde. Dans un siècle où l'information doit, avant d'informer, être rapide, brève, percutante jusqu'à la déformation, le présent ouvrage propose, à partir de divers champs disciplinaires, une réflexion sur la porosité entre "journalisme narratif" et "arts" et examine comment leurs rencontres - parfois conflictuelles - se transforment à leur tour en contre-médias pour récupérer la place d'instruction et de dénonciation que les principaux organes médiatiques ont désertée. Les travaux de ce volume analysent le processus complexe du passage de l'enquête de terrain à sa retranscription et interprétation, depuis un journalisme, des créations visuelles et des récits fictionnels qui défendent l'expérience intime de l'investigation et qui s'emparent des outils des arts (cinéma, photographie...) et de la narration littéraire pour donner une lecture fouillée et plus lisible du réel.
Les enseignants, aujourd'hui, sont pris dans les tensions qui agitent l'école. Pour pouvoir les analyser, il leur faut des outils. Conçu pour rencontrer ce besoin, cet ouvrage permettra aux jeunes enseignants et à leurs collègues chevronnés de mieux comprendre les dimensions culturelles, sociales, politiques et économiques de leur profession. Ce livre examine d'abord l'enseignement comme lieu du désir de relations interpersonnelles ; il en analyse ensuite les conflits individuels et sociaux. A partir de là, il examine quelques grands thèmes qui peuvent donner une plus grande autonomie aux enseignants comme à leurs élèves, comme: écoles et le pouvoir social, l'institution école et ses politiques, les idéologies et autres enjeux de l'école, la place des sciences de l'éducation, le pluralisme dans l'école, les choix et la tolérance, l'élitisme. Il fait ainsi le tour des multiples liens entre notre système scolaire et la société postindustrielle. À l'arrière-plan des outils intellectuels proposés se dessine l'engagement de l'auteur qui, ne croyant pas à la neutralité sociale de l'enseignement, exprime ses positions pour que le lecteur puisse, à son tour, assumer ses choix personnels. Cette nouvelle édition intègre une analyse socio-historique d'événements récents. Elle souligne notamment l'énervement du corps professoral devant les tentatives technocratiques qui voudraient réduire le malaise actuel à une série de problèmes à résoudre. Elle voit l'éducation comme la formation d'êtres humains compétents et capables d'affronter les situations dans lesquelles ils sont plongés. En appendice, l'ouvrage propose un schéma facilitant son utilisation comme manuel pour un cours qu'on pourrait intituler « École et Choix de Société ».
Comme d'autres artistes associés au Pop Art qui se penchent sur l'imagerie sexuelle - notamment Allen Jones, Tom Wesselman, Mel Ramos, Robert Graham - l'art d'Antony Donaldson peut être vu comme l'incarnation du balayage et des changements complets d'attitudes dans la société des années 1960, et qui ont imprimé un impact permanent sur les générations successives." Marco Livingstone. "Antony Donaldson fait partie des artistes mythiques du Pop anglais. Son analyse originale et schématique des formes et des couleurs proposées par l'environnement urbain marie efficacité et étrangeté, figuration et géométrie avec une iconographie marquée par la répétition stroboscopique de pin-up girls, de voitures de course, de façades de cinémas, d'hommages à l'histoire de l'art... Sa toile Take Five est le premier tableau pop entré à la Tate dès 1963 ! " Renaud Faroux.
Mickeler Eric ; Geneste Eric ; Michaelson Jonathan
Les birdstones, petites sculptures préhistoriques en pierre façonnées par les Amérindiens, sont connues pour leur simplicité et leur beauté. Objets mythiques des collections d'art premier, ces artefacts zoomorphes entretiennent des similitudes avec l'art préhistorique européen, mais aussi avec la genèse de la sculpture du XXe siècle. Au travers de ce livre inédit, écrit en français et en anglais, Eric Geneste et Eric Mickeler, spécialistes de l'art amérindien, vousferont découvrir l'origine, les fonctions et les techniques lapidaires de cet art ancien des Indiens d'Amérique du Nord.
C'est au tournant des années 1960 et 1970 qu'apparaissent dans les stades d'Italie des banderoles aux dénominations singulières : Commandos, Fossa, Ultras ou encore Brigate. Derrières celles-ci se regroupent des adolescents qui soutiennent activement leurs équipes respectives. C'est une nouvelle manière d'envisager le rôle du tifoso qui émerge. Les ultras, des supporters jusqu'au-boutiste, s'approprient un espace, créent des normes, se façonnent un rôle. Les tribunes qu'ils occupent sont le lieu de véritables spectacles colorés qui se déroulent en concomitance de l'évènement sportif. Ce mouvement connaît une évolution qui reflète celle de la société italienne. Il est étroitement lié à l'histoire contemporaine de la péninsule mais aussi à celle de la jeunesse occidentale : de la contestation de 1968 au triomphe de la société de consommation des années 1980, de l'étirement du temps de la construction personnelle au sentiment d'appartenance générationnelle. Cinquante ans après ses débuts, cette culture perpétue et renouvelle son succès auprès des supporters du monde entier. Les formes de sociabilité et les valeurs que le modèle ultras propose restent toujours sollicitées grâce à sa créativité, à son autonomie, à son rejet de la commercialisation du football et à sa critique de la répression étatique.