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Trier, exclure et policier. Vies urbaines en Afrique du Sud et au Nigeria
Fourchard Laurent
SCIENCES PO
27,00 €
Épuisé
EAN :9782724623208
Les métropoles d'Afrique du Sud et du Nigeria sont réputées dangereuses, bidonvillisées et dominées par l'économie informelle. Peu est su en revanche de la manière dont les populations y sont triées, catégorisées et policées, en droite ligne avec les méthodes de réification ethnique et sociale de l'apartheid et de la période coloniale. A Johannesburg, au Cap, à Lagos et à Ibadan, les quatre villes où l'auteur a enquêté, un gouvernement du tri et de l'exclusion assigne des droits, des peines et des interdits à des catégories considérées comme problématiques (délinquants, jeunes, migrants, femmes seules, vendeuses de rue); des organisations non étatiques surveillent au quotidien les quartiers populaires, les gouvernent la nuit et usent de violence contre les jeunes ou les étrangers. De la rue au marché, de la gare routière au guichet de l'administration, s'instaure un maquis de petits arrangements qui contournent exclusions et discriminations. L'accès à ces lieux est en permanence contesté et négocié auprès d'individus en posture d'autorité (fonctionnaires, responsables syndicaux, parrains politiques, gouverneurs) par des habitants à la recherche d'un service, d'une autorisation, d'un document, d'un soutien, d'une place sur un marché ou à l'université.
Pour séduire l'élue de son coeur, Henri, un garçon très timide part à la recherche du propriétaire d'un mystérieux chapeau dans un pays imaginaire... Un conte onirique plein de tendresse, de poésie et d'étrangeté.
Armand, Fanny, Fleur. Chacun vient confier à la mère ce qu'il n'a jamais osé dire, n'a pas eu le temps de dire, ce qu'il a caché, éludé, travesti. Les rancoeurs, souffrances, rivalités, trahisons, déceptions, humiliations. Les secrets. On se réunit autour du distributeur à café de l'hôpital. On se raconte des histoires enfouies. On fouille. On explore. On exhume. On tente de comprendre. On se souvient. On rigole, on s'engueule, on se retrouve, on s'étreint. On trouve le café franchement imbuvable.
Débusquer, dans les villes d'Afrique, des lieux spécifiques où s'exprime " l'aptitude générale d'une population à vivre intensément les relations publiques " (Maurice Agulhon). Tel est le projet de cet ouvrage novateur qui se penche sur l'histoire singulière des espaces de sociabilité urbaine, des mosquées aux églises, des bars populaires aux salles de concert, des cinémas aux galeries d'art... Ces lieux ouverts sur le monde se constituent à la frontière, poreuse et fluctuante, entre espace public et espace privé. Ils constituent des interstices, des scènes ambivalentes - détournées parfois de leur vocation première - où se jouent plaisir et contrainte, rencontre et exclusion, religieux et profane, loisir individuel et pression collective, pouvoir et contre-pouvoir. On y invente de nouvelles pratiques, on y redéfinit les rapports entre hommes et femmes, entre groupes sociaux, entre citadins et ruraux. Véritables laboratoires d'expérimentation sociale, certains de ces espaces urbains contribuent à l'émergence d'une identité citadine plurielle. Il n'est donc guère surprenant, dans une Afrique largement dominée par des régimes autoritaires, que les pouvoirs en place cherchent à les réglementer, ainsi que les multiples formes de sociabilité qui s'y expriment. Cet ouvrage collectif découle d'un colloque international organisé par le laboratoire SEDET (Université Paris Diderot-Paris 7) et par le laboratoire CEAN (Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux). Il rassemble, dans une approche interdisciplinaire, les contributions d'historiens, d'historiens de l'art, d'anthropologues, de géographes et de politistes dont les contributions couvrent une grande partie du continent africain, de Tunis au Cap et de Lagos à Zanzibar.
Laurent Loeiz ; Fauchard Liam ; Laurent-Catrice Ni
Le dialogue à titre posthume présenté dans ce livre est avant tout un hymne à l'amitié et au respect. Loeiz Laurent confia à Liam Fauchard des documents qui devaient déboucher sur un livre, qu'il affirmait, au vu de son état de santé, impossible à achever. Relever le défi ne fut pas simple car les thèses de Loeiz Laurent sont peu courues ou acceptées au sein de ce que l'on nomme de manière générique L'Emsao, le mouvement breton. D'où l'idée d'un dialogue. Le lecteur trouvera intégralement les documents fournis par Loeiz, tandis que Liam exprime à chaque étape les accords et désaccords issus de leurs approches particulières du sujet. Le sujet reste le même : l'avenir de la Bretagne et sa prospérité.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.