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LE GRAND ESPOIR DU 20EME SIECLE. Edition 1990
Fourastié Jean
GALLIMARD
14,50 €
Épuisé
EAN :9782070717040
Peu de théories ont été aussi rapidement confirmées par les faits que celle de Jean Fourastié. Lorsque son livre a paru, il y a une vingtaine d'années, il s'agissait d'une hypothèse. Aujourd'hui, Le grand espoir du XXe siècle est déjà un livre classique, étudié dans le monde entier. L'auteur expose une théorie générale de l'évolution économique contemporaine, fondée sur l'analyse du progrès technique et sur la condition du caractère, non pas déterminant, mais prépondérant de son action sur la plupart des faits économiques et sociaux du monde actuel. Jean Fourastié retrace l'histoire économique contemporaine depuis l'aube de l'âge industriel, étudie ensuite les phénomènes de production et de consommation et conclut par un examen approfondi de l'évolution du niveau de vie et de cette notion fondamentale et encore peu étudiée qu'est le genre de vie.
L'expression " les Trente Glorieuses " fait partie du langage courant. Elle évoque ces années fabuleuses - 1946-1975 - pendant lesquelles le niveau de vie moyen des Français a été multiplié par trois en trente ans. Ce que l'on ignore généralement, c'est que cette expression est le titre d'un livre publié par Jean Fourastié en 1979. Pourtant Jean Fourastié (1907-1990) a sans doute été l'économiste français le plus célèbre de la période allant de l'après-guerre aux années 1980. Non seulement il a été un des artisans des transformations que la France connut alors, et leur témoin lucide, mais il a édifié une théorie économique très originale, fondée sur l'observation des prix à long terme et dont l'élément central est la productivité. Alors qu'en ce début du XXle siècle nombre de Français semblent toujours ne rien comprendre à la réalité économique, continuant de penser que la richesse d'une nation est une donnée qui préexiste à la production, que l'élévation du pouvoir d'achat et la réduction du temps de travail sont d'abord le fruit de la revendication sociale qui les arrache au patronat et à l'État, il est urgent de relire Jean Fourastié. L'enrichissement des sociétés, la réduction des inégalités et du temps de travail ne peuvent résulter que de l'accroissement de la productivité permis par le progrès technique.
La fantastique croissance économique que nous venons de vivre et dont Jean Fourastié avait, dès 1945, prévu la venue et les modalités, a élevé le niveau de vie de l'ensemble du monde occidental mais bouleversé la société et l'équilibre international. Les valeurs culturelles et morales traditionnelles se sont effondrées sans être remplacées. Notre temps est aussi celui d'un désastre spirituel dont l'homme moyen commence à durement ressentir la réalité. Jean Fourastié voit la cause majeure de ces maux dans le divorce de la science et de la foi, divorce dont il montre non seulement la nocivité mais la folie. Pour lui, la science de 1980 ne discrédite plus la foi, elle l'appelle : le temps est revenu d'une alliance de la philosophie, de la science et de la foi. Mariant prudence et audace, esprit scientifique et enthousiasme, le Ce que je crois de Jean Fourastié fourmille d'informations ignorées ou sous-estimées non seulement du grand public, mais encore de ceux qui ont profession de penser : coexistence dans le cerveau humain de systèmes paléocéphales et néocéphales ; existence au-delà du réel observable et observé d'un surréel non moins réel ; divergences entre les valeurs qui font progresser l'humanité et celles qui la font durer... Tout le monde sera d'accord pour dire de ce testament spirituel ce que Léon Blum écrivait en 1948 du premier livre de Jean Fourastié : C'est un flot d'idées neuves, claires et fécondes.
Les articles publiés par Jean Fourastié pour alerter l'opinion sur l'actuelle situation de l'Eglise (Figaro du 24 avril au 6 juillet 1973) ont recueilli un flot d'approbations chaleureuses, ils ont suscité aussi des réactions auxquelles, l'auteur a d'ailleurs fait écho avec beaucoup de fair play (Figaro du 25 septembre). En réponse à son appel aux théologiens, l'abbé Laurentin a exprimé lui-même ses réserves sur l'article du 18 septembre où Jean Fourastié résumait l'opinion de lecteurs qui poussaient loin la suspicion contre les responsables de l'Eglise. Le sociologue et le théologien ne se connaissaient pas. Marcel Gabilly les a réunis devant le magnétophone du Figaro, le 29 octobre 1973. Leur dialogue, centré sur le rite, le dogme et la politique, a été publié les 21, 27 novembre et 5 décembre 1973 - Il a été complété aux Editions Beauchesne, le 13 novembre. R. Laurentin, qui avait établi l'ordre des questions, a intégré les éléments du dialogue, que les deux auteurs ont révisé en janvier 1974. Traversons-nous aujourd'hui une crise sans précédent ? Ou bien sommes-nous à la veille d'un sursaut et d'une renaissance ? C'est autour de cette question que tourne ce dialogue auquel nous avons gardé le titre provocant du Figaro : L'Eglise a-t-elle trahi ? Sans émousser le tranchant de son diagnostic et de son pronostic, Jean Fourastié manifeste plus clairement ici son ouverture aux évolutions nécessaires et à un oecuménisme compris au sens le plus large du mot. Il révèle avec une nouvelle netteté les aspects positifs de sa pensée : une occasion favorable s'offre aujourd'hui à l'Eglise. Il importe qu'elle la saisisse, à défaut de quoi de sombres perspectives s'ouvriraient pour elle et pour le monde. Ce dialogue ouvre de vastes horizons, touchant des problèmes majeurs : rites et doctrine, mystère et intelligibilité, foi et science, mystique et politique, Dieu et l'homme. Il manifeste mieux l'unité de ces aspects corrélatifs que certaines polémiques tendraient à dissocier aujourd'hui. Le ou doit laisser place au et, pour parler le langage mis à la mode par l'ordinateur. Les deux interlocuteurs ne se sont pas dérobés à la question personnelle qu'ils se sont posée réciproquement : "Pour vous, qui est Dieu ? " Ils évoquent les hypothèses sur lesquelles débouche l'avenir. Jean Fourastié a été pendant près de vingt ans conseiller économique au Commissariat général du Plan et, de 1951 à 1965, président de la Commission de la main-d'oeuvre du Plan. Il est professeur de Sciences économiques au Conservatoire national des Arts et Métiers et à l'Ecole pratique des Hautes Etudes. Il a créé le cours de Prospective de l'Institut d'Etudes politiques de Paris. Il a été élu en 1968 à l'Académie des Sciences morales et politiques. Dès 1949, deux ouvrages, La civilisation de 1995 et Le grand espoir du XXe siècle, traduits en dix langues étrangères et constamment réédités depuis, l'ont rendu célèbre dans le monde entier. Ses oeuvres récentes : Essais de
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.