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D'une France à une autre. Avant et après les Trente Glorieuses
Fourastié Jean ; Fourastié Jacqueline
FAYARD
29,15 €
Épuisé
EAN :9782213020143
Beaucoup d'hommes et de femmes sont encore vivants, qui ont vu le jour avant la guerre de 1914 ou à plus forte raison, avant la crise économique de 1930. Au cours de cette génération, la condition humaine a changé radicalement. A la lente évolution qui chiffrait par millénaires, s'est substituée une histoire qui compte par année, voire par mois. Avant 1750, il fallait en moyenne trois cents heures de travail pour produire ou acheter un quintal de blé. Aujourd'hui, il ne faut plus que trois ou quatre heures. Ceci résume les bienfaits inouïs qu'ont reçus les Français. Le progrès technique, né de l'esprit scientifique expérimental, a donné cette fantastique élévation du niveau de vie. Cependant, des traumatismes profonds ont accompagné ces progrès des sciences et des techniques : effervescence des appétits de consommation et de puissance, instabilité démographique, militaire, politique et sociale, frénésie, désarroi... A la foi simple et forte d'hier _ Dieu, morale, famille, patrie, fins dernières... _ se sont substitués la recherche, le vide, le désarroi. Dans cette situation dramatique, nous tentons d'éclairer le présent et l'avenir par l'analyse du passé. Puisse-t-il en résulter quelques lignes de force qui peuvent apaiser et faire progresser l'humanité. Membre de l'Institut, professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers et à l'Institut des Etudes politiques de Paris, Jean Fourastié a publié de nombreux livres d'économie et essais sur la société contemporaine ; citons deux d'entre eux devenus classiques : Le Grand Espoir du XXe siècle et Les Trente Glorieuses. Sa fille Jacqueline, docteur es-Sciences, enseigne les mathématiques aux futurs économistes du Conservatoire national des Arts et Métiers.
L'expression " les Trente Glorieuses " fait partie du langage courant. Elle évoque ces années fabuleuses - 1946-1975 - pendant lesquelles le niveau de vie moyen des Français a été multiplié par trois en trente ans. Ce que l'on ignore généralement, c'est que cette expression est le titre d'un livre publié par Jean Fourastié en 1979. Pourtant Jean Fourastié (1907-1990) a sans doute été l'économiste français le plus célèbre de la période allant de l'après-guerre aux années 1980. Non seulement il a été un des artisans des transformations que la France connut alors, et leur témoin lucide, mais il a édifié une théorie économique très originale, fondée sur l'observation des prix à long terme et dont l'élément central est la productivité. Alors qu'en ce début du XXle siècle nombre de Français semblent toujours ne rien comprendre à la réalité économique, continuant de penser que la richesse d'une nation est une donnée qui préexiste à la production, que l'élévation du pouvoir d'achat et la réduction du temps de travail sont d'abord le fruit de la revendication sociale qui les arrache au patronat et à l'État, il est urgent de relire Jean Fourastié. L'enrichissement des sociétés, la réduction des inégalités et du temps de travail ne peuvent résulter que de l'accroissement de la productivité permis par le progrès technique.
Les Trente Glorieuses est un des livres-clés pour la compréhension de la France de l'après-guerre Des générations d'étudiants y ont appris comment les trente années qui vont de la fin de la Seconde Guerre mondiale à la première crise pétrolière du milieu des années 1970 ont été des années de croissance et de prospérité, pendant lesquelles le peuple français a triplé son niveau de vie et vu profondément transformé son quotidien. Relu par l'?il averti de Daniel Cohen, l'un des meilleurs économistes contemporains, qui en souligne les mérites et met en perspective l'écho considérable que reçut cet ouvrage et les thèses qu'il défendait, ce livre fait surgir avec force cette double interrogation: avons-nous à ce point changé de monde depuis lors? Et faut-il regretter le "paradis perdu" des Trente Glorieuses
Résumé : On peut appeler " glorieuses " les trente années pendant lesquelles le peuple français a été affranchi des grandes contraintes de la rareté millénaire, a triplé son niveau de vie et le pouvoir d'achat des salaires les plus faibles, a profondément transformé son genre de vie. Jean Fourastié, qui a intensément vécu toute cette période en témoin attentif et informé - ses travaux sur la France et le monde moderne ont une autorité internationale -, fait ici l'histoire économique, sociale et culturelle de cette période, mettant en évidence les mécanismes essentiels de l'évolution et sans dissimuler, au contraire, les désillusions, les troubles et les inquiétudes qui sont aujourd'hui les nôtres. Son livre est devenu un véritable classique.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine