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Comment réformer l'école ? Perspectives en sociologie des politiques éducatives
Felouzis Georges ; Fouquet-Chauprade Barbara ; Rev
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753599277
Comment réformer l'école ? En fonction de quelles idées, de quelles visées et en mobilisant quels moyens et quels instruments ? Répondre à ces questions est complexe tant les inerties sont grandes, les acteurs nombreux et les chemins à emprunter tortueux. L'ouvrage explore ces chemins en s'interrogeant sur les processus de fabrication des politiques éducatives, en lien avec les idées et intérêts des acteurs qui les façonnent, mais aussi avec les institutions dans lesquelles leur action se développe. Il présente des cas nationaux variés - France, Suisse, Belgique, Albanie, Québec - dans la perspective d'identifier les processus communs et les spécificités de chacun. Ils interrogent les logiques d'action et les stratégies des acteurs, les référentiels sur lesquels ils s'appuient et le poids des institutions dans lesquelles les politiques s'inscrivent.
Georges Felouzis est professeur à l'université de Genève. Il a publié une dizaine d'ouvrages dans le domaine de la sociologie de l'éducation, dont, aux Puf, Livre et télévision: concurrence ou interaction? (avec R. Establet, 1992), Le collège au quotidien (1994), L'efficacité des enseignants (1997), La condition étudiante (2001), Les mutations actuelles de l'université (2003).Samuel Charmillot est doctorant et assistant à l'université de Genève.
Résumé : La condition étudiante est d'évoluer dans un monde indéterminé et incertain, d'être confronté à une institution faible dont les modes de régulation ont disparu. Le sentiment, partagé par la plupart des étudiants en premier cycle, est d'être seul. Les étudiants se retrouvent dans un monde où aucun horizon ni aucun but ne leur est véritablement proposé. C'est là une situation qui constitue le point de départ de l'ensemble des parcours d'étude, et de l'ensemble des actions des étudiants. Tout leur parcours est consacré à résoudre cette question de l'indétermination, à trouver en eux-mêmes ou dans d'autres institutions les moyens de se définir et de déterminer des objectifs à atteindre, et ainsi de donner du sens à leur action. C'est aussi à partir de cette situation que leur carrière se construit. Il s'agit d'opérer des " recompositions de soi " en fonction d'expériences diverses. Il est donc toujours question de construire de nouveaux projets, de nouvelles orientations personnelles et de nouveaux horizons en fonction des événements, heureux ou malheureux. L'indétermination des buts et des moyens des études se double de " l'obligation morale " de réussir. Rien n'est vraiment défini, mais chacun ressent bien qu'un échec, ou même ses prémisses, ne peut que renvoyer à soi et à sa propre responsabilité. Dès lors que l'on travaille " pour soi ", et en fonction d'objectifs que l'on s'est soi-même fixés, c'est sa propre personne qui est en jeu dans les études. Ainsi, ce qui se joue dans les relations avec les enseignants, au travers des évaluations, va bien au-delà d'un simple rapport pédagogique fonctionnel, puisqu'il renvoie directement à l'estime de soi de chacun. L'idée d'une condition étudiante ne signifie pas que les individus sont " passifs " et qu'ils subissent simplement leur condition sans réagir. Tout au contraire, à partir de la condition qui est la leur, ils développent des formes d'action qui relèvent de " tactiques ", tant du point de vue de leur réflexivité que de leur pratique concrète.
Pour dépasser les idées reçues et les a priori que cette institution suscite, voici une présentation à la fois précise et concise de l?enseignement primaire et secondaire en France aujourd?hui. Missions, organisation, acteurs, bilans des différentes réformes, questions de société... Les informations essentielles sont livrées afin de mieux comprendre cette école que l?on dit en crise.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.