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Kikie Crêvecoeur entre les pages
Foulon Pierre-Jean ; Delattre Marie-Blanche ; Lama
ESPERLUETE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782359841251
Cela fait plus de trente ans que Kikie Crêvecoeur dépose ses images au coeur des livres. Toutes sortes de livres. De ceux qu'elle crée de toutes pièces à ceux qu'on lui demande d'enrichir en passant par ceux issus d'échanges complices. Kikie Crêvecoeur aime collaborer avec les auteurs. Poètes et écrivains lui confient leurs mots. Elle les lit, les laisse reposer un temps, les reprend. Des images se dévoilent, prennent forme, traduisent son sentiment. Un dialogue s'installe, la connivence se fait. Des empreintes de gommes gravées, de linos, de monotypes s'impriment sur le papier, répondent aux lettres typographiées. De ces complicités encrées nait un tête-à-tête discret entre estampes et mots. Images et mots naissent parfois ensemble, poète et plasticienne s'inspirant mutuellement dans un va-et-vient créatif enivrant. Les images de Kikie Crêvecoeur n'illustrent pas. Elles accompagnent, épousent le texte pour former avec lui un ensemble indissociable, subtil, équilibré.
Résumé : Le législateur a imaginé et conçu de très nombreux cas qui relèvent de la "forme des référés". Le président de la juridiction ou la juridiction, rend une ordonnance qui suit les règles de procédure du référé, mais sous laquelle se cache une véritable décision au principal. Ainsi et aussi curieux que cela puisse paraître, le référé "en la forme" n'est pas un référé et "la forme" signifie "au fond". Le référé en la forme n'appartient donc pas à la catégorie des ordonnances de référé. Ce sont d'ailleurs deux juges différents. Si la doctrine signale habituellement que la procédure obéira aux règles procédurales qui gouvernent la juridiction provisoire mais débouche sur une décision au fond, elle ne va jamais au-delà. Or, le choix de cette procédure par le législateur emporte de nombreuses conséquences. Elles appellent des clarifications, tant ces procédures "en la forme" peuvent s'apparenter à un piège procédural pour les plaideurs qui n'imaginent pas toujours les effets désastreux d'une erreur de saisine, alors qu'aucune logique n'explique le choix du législateur pour ce type de procédure. Cet ouvrage, qui se veut résolument tourné vers la pratique, réalise un inventaire large de la matière, balayant textes (à jour de la loi n° 2013-504 du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l'emploi) et jurisprudence. Il intéressera en priorité les avocats et magistrats, des tribunaux de grande instance, d'instance, de commerce, et des conseils de prud'hommes, et tous ceux qui cherchent une connaissance plus approfondie de ce référé "en la forme".
Poèmes, écrits clandestins imprimés et diffusés malgré les risques de mort et de déportation, proclamations depuis Londres, dernières lettres de martyrs, comme France Bloch ou Missak Manouchian: dans ce tome 2, les résistants apparaissent en rebelles courageux dont les choix ont été authentiques puisqu'ils ont été faits au péril de leur vie. De Lucie Aubrac à Charles Tillon, de Charlotte Delbo à Albert Camus, de Jean Cassou à Germaine Tillion, les camarades de l'armée des ombres disent tous leur confiance dans un avenir meilleur.
Victor Hugo est le seul à avoir prononcé autant de condamnations ad hominem contre les magistrats de son siècle. Le XIXe siècle cherche en effet son présent et s'interroge sur son avenir. "L'homme-siècle" participe à tous ces débats et prononce ses condamnations en poète. Le juriste et le citoyen pourront constater quels considérables changements a effectué le monde des juges depuis Hugo, mais aussi que si aucun juge ne sanctionna ces magistrats iniques, c'est la poésie qui les condamna à la plus sévère des dégradations, celle de l'Histoire.
Résumé : Plus jeune préfet de France en 1937, Jean Moulin tente de se suicider le 17 juin 1940 pour ne pas signer un document déshonorant des soldats français. Révoqué, hanté par le souci d'unifier les forces de la Résistance, il part pour Londres en 1941. Désigné par le général de Gaulle comme son délégué personnel en zone libre, il se fait parachuter en Provence le Ier janvier 1942. En 18 mois de contacts secrets, il réussit à créer le Conseil national de la Résistance ; mais, moins d'un mois après avoir présidé sa première et seule réunion plénière, il est trahi et arrêté à Caluire près de Lyon. De son compagnon héroïque qu'il avait nommé clandestinement ministre et qui mourut sous la torture en juillet 1943, le général de Gaulle écrivit : sa force de caractère. sa clairvoyance, son énergie ne se démentirent jamais. Pour son entrée au Panthéon, en décembre 1964, André Malraux évoqua le " pauvre roi supplicié des ombres " en rappelant les mots de sa soeur Laure sur celui qui " atteint les limites de la souffrance humaine sans jamais trahir un seul secret, lui qui les savait tous ".
Un livre dans lequel on apprend qu'Une rose est une rose est une rose est une rose et où Gertrude Stein donne la pleine mesure de son écriture - répétitive, musicale et poétique. Mécène et porte-parole du cubisme, elle en a assimilé l'esprit dans ce livre destiné à l'origine aux enfants qui devint rapidement un des textes majeurs de l'avant-garde.
Dans un quartier en lisière de forêt, où les branches des hêtres touchent presque les toits, entre ville et frondaisons, s'établit doucement une coutume qui veut que l'on dépose sur son appui de fenêtre ou son seuil, les objets et les vêtements dont on n'a plus usage ou utilité. Ainsi, quand le temps est clair et qu'il n'est pas annoncé d'averses, fleurissent les "?à donner?" ou les offrandes silencieuses, hétéroclites. Dans ce quartier que longe la forêt, on entend, la nuit, par grand vent, la mer. Le ressac des branches, la houle des troncs, créent des marées forestières. Au matin, quand les rues se réveillent, un goût d'embruns se mêle au quotidien. Anne Herbauts a alors imaginé que les nuits de tempête, la marée forestière abandonnait des objets divers, marins, flottés, sur les pas de porte et au bord des fenêtres. Ce catalogue en est la preuve certaine, archéologique. Un glanage au fil de quelques rues, en lisière, les matins de jusant.