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Les femmes antillaises
Fougeyrollas-Schwebel Dominique
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782858024643
Une certaine image folklorique et touristique présente les Antillaises comme des femmes heureuses de vivre, aimablement insouciantes et douées d'inépuisables trésors de gentillesse. Il est temps de dire que la réalité est différente. Les Antillaises font partie de populations qui continuent, de nos jours, à subir le joug colonial. A l'intérieur de ces populations, elles sont, de surcroît, en proie à des formes particulièrement pénibles de la servitude féminine. En tant que Guadeloupéenne, Claudie Beauvue-Fougeyrollas vit de l'intérieur cette situation. Les Antillaises d'aujourd'hui sont soumises à différentes formes d'exploitation qui font partie de la condition générale des femmes. Paysannes ou ouvrières, elles accomplissent la double journée de travail : celle du travail aux champs ou à l'usine, et celle du travail domestique. Simples ménagères, elles accomplissent les tâches d'un petit élevage et d'une petite culture dans le cadre d'une production vivrière familiale ; ce qui ne les dispense pas des activités proprement ménagères... Mais en Guadeloupe et en Martinique, ces traits généraux de la condition féminine sont marqués par la situation particulière des Antilles. En observant les Antillaises, Cl. Beauvue montre que l'image qu'elles avaient d'elles-mêmes, comme travailleuses, comme colonisées et comme femmes, est en train de changer à partir de conditions d'existence nouvelles. Ce changement s'inscrit dans un triple mouvement de libération qui annonce l'avenir pour les Antillaises et pour les Antilles elles-mêmes.
Résumé : Au travers d'une diversité de disciplines et de travaux empiriques basés sur des terrains variés, ce numéro illustre l'actualité de la pensée de Colette Guillaumin. Dès les années 1960, elle a été pionnière dans l'analyse de la race et du racisme grâce à une approche matérialiste des processus idéologiques de racialisation. A partir des années 1970, elle a enrichi l'étude de la naturalisation du sexe, en proposant le concept de sexage et d'appropriation des femmes par les hommes. Ce numéro est une invitation à lire et relire l'ensemble de ses écrits.
A partir de la pensée religieuse, aux origines immémoriales, la création poétique et artistique, le génie scientifique et technique et la philosophie sont devenus autonomes selon un mouvement de divergences qui a finalement abouti à la crise générale de l'esprit moderne. Au-delà de cette crise, les religions ont commencé à découvrir leur pluralité. Ces convergences annonceraient l'ère nouvelle, celle de la mondialisation-globalisation, qui exigerait pour être maîtrisée le déploiement d'une "nouvelle pensée", à la fois "cosmique, ludique et démiurgique
Tenter de sortir du dilemme naturel/construit, autrement dit du carcan catégoriel que constitue le couple sexe/genre, tel est l'enjeu de cet ouvrage. A partir de problématiques féministes et postféministes en biologie, en philosophie et histoire des sciences comment penser les conflits tant épistémologiques que politiques générés par les rapports de pouvoir au principe de l'historicité des corps.
Ce numéro développe un questionnement sur les évolutions et les crises des mouvements féministes aujourd'hui. Privilégiant un regard croisé (France, Canada, Allemagne, USA) et une réflexion menée par des protagonistes de ces mouvements, il pose la question du rapport de ces derniers avec la nouvelle génération des féministes. Il fait suite au n° 39 des Cahiers du Genre, " Féminisme(s). Penser la pluralité ".
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.