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La Nation. Essor et déclin des sociétés modernes
Fougeyrollas Pierre
FAYARD
24,70 €
Épuisé
EAN :9782213020228
La forme globale d'existence et d'organisation de la société que nous appelons de nos jours la nation est un produit de l'histoire, bien qu'elle revête pour certains un caractère d'intemporalité. Capables d'engendrer de puissantes passions, le sentiment patriotique et l'idéologie nationaliste résident dans une identification simple, voire élémentaire, des individus au corps social dont ils font partie. Néanmoins, la totalité concrète à laquelle ils s'identifient, pour autant qu'elle constitue effectivement une nation, est tout le contraire d'une réalité simple, élémentaire et immédiatement saisissable. " La nation a deux faces. Objectivement, elle consiste en une communauté historique qu'aucun projet individuel ou collectif n'a eu le pouvoir d'engendrer, bien que des individus et des groupements en aient facilité ou contrarié _ du moins pendant un temps _ le développement ou le parachèvement. Ce type d'existence et d'organisation sociales apparaît comme propre aux Temps modernes, et nous ne pouvons pas savoir quel avenir lui est réservé. Subjectivement, la nation se présente sous les espèces de représentations et d'affects fréquemment générateurs de passions. De la Révolution française jusqu'à nos jours, l'idée nationale a successivement et parfois simultanément servi de motivation ou, pour le moins, d'ingrédient à toutes les entreprises révolutionnaires et à presque toutes les tentatives contre-révolutionnaires. " Peut-être l'ère des nations, autre manière de désigner les Temps modernes, est-elle en train de s'achever sous nos yeux. Peut-être ne subsistera-t-il bientôt que des empires et leurs satellites, recouvrant des sociétés aux capacités intégratives décroissantes et faisant courir à l'humanité des risques accrus d'autodestruction. Peut-être aussi se prépare-t-il des rapports sociaux nouveaux qui détermineront l'émergence de formes globales d'existence différentes des " vieilles " et des " jeunes " nations. " En tout état de cause, l'étude de la formation des nationalités, de la construction des nations, de l'universalisation de ce phénomène et des métamorphoses de l'idée-force qui les ont accompagnées, devrait nous permettre d'aborder avec plus de clairvoyance cet avenir incertain. " Professeur de sociologie à l'Université Paris VII, Pierre Fougeyrollas s'est spécialisé depuis longtemps dans l'étude de la formation et de l'évolution des nations contemporaines.
Pierre Fougeyrollas appartient à cette génération d'intellectuels qui ont rejoint le parti communiste dans la Résistance et qui lui sont restés fidèles après la Libération, jusqu'à l'invasion de la Hongrie par les chars soviétiques en 1956. Après une période de rejet du marxisme dans ses livres et dans la revue ,JArguments, il est nommé professeur à l'Université de Dakar et devient un proche de Léopold Senghor. Il professe alors un nationalisme africain radical qui précipite son retour en France au début des années 1970. Professeur à l'université Paris-VII, il redevient marxiste et adhère au groupe trotskiste de l'OCI, convaincu de l'imminence de la révolution prolétarienne mais qui le laisse au demeurant composer une œuvre originale. François George mène ce dialogue comme un chef d'orchestre, tantôt mettant la truculence du personnage en valeur, tantôt soulignant l'épaisseur historique d'une époque où l'on jouait sa vie ou son existence dans ses choix politiques.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine