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Réforme, emploi et développement dans les systèmes éducatifs d'Afrique noire. Le cas du Cameroun
Fouda Essomba ; Mono Ndjana Hubert
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296969582
Les années 1990, ou de crise socio-économique mondiale, ont pris un relief particulier pour l'Afrique sub-saharienne. Certes, la fonction publique, employeur officiel dans ces pays, avait déjà du mal à résorber la masse grossissante des diplômés livrés par le système éducatif. Mais le paroxysme socialement traumatisant aura été, par un mouvement plutôt inverse, la nécessité s'imposant à elle de ramener les effectifs à ses capacités réelles. Les nations ne se développant que par les compétences issues de leur système éducatif, le comble du paradoxe sera ici l'accroissement exponentiel des diplômés de l'enseignement supérieur, pourtant désormais tenus pour "inemployables", parce "qu'inutiles". Leur postulant un destin commun, et au-delà de la nécessaire adaptation des systèmes éducatifs aux évolutions du monde, cet essai se veut une illustration critique des réformes fiévreusement entreprises avec plus ou moins de bonheur dans la sous-région, et destinées, pour certaines, à faire face à l'actuelle crise de l'emploi.
Expliquer l'adoption n'est pas toujours chose facile pour les parents et chacun sait qu'il n'est plus possible de cacher la vérité sur ses origines à un enfant. L'adoption est un fait intégré dans le discours des parents, des enseignants et des camarades dans la cour de récréation, ce qui devient une évidence au sein de nos sociétés. Les enfants réunis autour du sociologue Vincent Sosthène Fouda ont entre 3 et 13 ans. Venus de tous les continents, ils vivent dans les familles recomposées, monoparentales, homosexuelles. Cet ouvrage s'adresse tout particulièrement aux parents, car plus ils se sentiront légitimes, mieux ils trouveront des mots pour répondre aux questions des enfants, afin que ceux-ci puissent toujours se dire : "Je suis à la bonne place".
Politique et religion voilà deux concepts de sciences politiques profondément enracinés en Afrique Noire. Pour l'Occident, c'est un labyrinthe par lequel il faut passer pour saisir à la fois l'âme africaine et la société dans son ensemble, aussi n'est-il pas superflu de penser qu'ici tout se voile et se dévoile dans la politique et la religion, fût-ce à notre insu. A partir d'un cas particulier, le Cameroun, Vincent Sosthène Fouda a refait le parcours théologico-politique de l'Afrique Noire, depuis la rencontre de ce continent aux Religions Traditionnelles (RT) multiples avec les religions monothéistes que sont l'Islam et le Christianisme. L'auteur porte sur les fonts baptismaux un nouveau concept de sciences politiques, celui des Etats-nations tri-confessionnels au sein desquels la politique et la religion entretiennent des relations quasi maritales. Tout y passe, adultère, inceste, infidélité, trahison mais et surtout fidélité. Pour l'auteur, l'Afrique ne se réalisera pleinement qu'en acceptant la tri-confessionnalité de ses Etats-Nations et en se démarquant du concept importé d"" Etat laïc "qui ne correspond à aucune réalité sociologico-politique dans le continent noir. Au moment où se développent dans certaines parties du monde des intégrismes et fondamentalismes politico-religieux, n'est-il pas temps de regarder sous un angle nouveau cette tri-confessionnalité et accepter qu'elle marque les structures et les grandes catégories de notre culture politique."
Cet ouvrage est le fruit d'une recherche approfondie dans le champ de l'esthétique et de l'herméneutique des traditions orales africaines. Il est remarquable par sa singularité et son niveau d'élaboration philosophique. Il aura fallu traverser le triple brouillage des codes culturels eux-mêmes, de l'acculturation notamment coloniale, et du particularisme des études ethnologiques et philosophiques alors disponibles. Il aura fallu, en outre, mettre en oeuvre une démarche d'analyse régressive permettant de décliner les catégories qui, en deçà des normes et des procédés constituant le système des réponses, les font tenir ensemble. L'oeuvre n'est pas une invite à un repli passéiste de la culture négro-africaine sur elle-même. Il faut y voir plutôt une tentative de détermination d'un "fonds de sens" susceptible de réappropriations différentes.
Peut-on réfléchir avec calme et probité aux questions que pose l'adoption dans notre pays la France, où le taux de fécondité est de 1,9 enfant par femme et où la population est de plus en plus vieillissante ? On va de plus en plus loin pour trouver un enfant à adopter et les chemins humain, affectif, émotionnel et juridique qui conduisent à l'adoption sont de plus en plus longs. La question paraît cruciale : doit-on passer un concours pour avoir le droit d'adopter ? D'un autre côté, doit-on, pour la simple raison de donner à tous la chance d'être parents, ouvrir l'adoption à tous sans le moindre contrôle ? Je n'ai pas pu répondre à vos questions mais cet ouvrage se veut accessible au plus grand nombre : les parents potentiels, les enfants adoptés et à adopter et les professionnels de l'action sociale qui se retrouvent souvent confrontés aux problèmes de cette nature. Le texte se tient par lui-même et renvoie aux notes de bas de page pour les étudiants en sciences sociales souhaitant poursuivre ces investigations.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.