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Médiatrices des arts. Pour une histoire des transmissions et reseaux feminins et feministes
Foucher Zarmanian Charlotte ; Marquié Hélène ; Duh
PARIS OUEST
19,00 €
Épuisé
EAN :9782840164913
Dans les histoires des différents domaines artistiques, maîtres, pédagogues, directeurs de lieux de production ou de diffusion, critiques, mécènes, historiens, ou encore syndicalistes sont autant de râles le plus souvent déclinés au masculin, laissant croire qu'il n'y a pas eu, ou très peu, de femmes dans ces fonctions médiatrices. Alors que depuis une quarantaine d'années, les travaux autour de la présence des artistes femmes ont fortement contribué à la réécriture des histoires des arts, à soulever la question des impensés de l'historiographie et des valeurs sur lesquelles elle s'est construite, les recherches concernant les femmes dans ces missions moins en lumière, mais cependant indispensables à la création artistique et à sa diffusion, sont restées plus marginales. Le chantier est immense. Cette publication a pour objectif d'y concourir au travers de contributions concernant différents domaines - arts plastiques et visuels, musique, théâtre et danse - sur une période allant de la fin du XVIIe siècle à nos jours. D'un point de vue à la fois diachronique et synchronique, les questions abordées entrent en écho, permettant de saisir des continuités et des ruptures, des paradoxes et des cohérences, des spécificités propres à chaque domaine mais aussi des invariants. Au-delà de la (re)découverte de figures restées dans l'ombre, étudier au prisme des relations de genre la présence, la place, les trajectoires de femmes dans des activités de médiation permet aussi de décentrer le regard porté généralement sur les arts, pour considérer leur existence même comme intrinsèquement liée à des processus de circulation, de diffusion et de mises en réseaux - des savoirs comme des personnes.
Résumé : Un outil de travail indispensable pour tous (étudiants, candidats, professionnels...) Un support plébiscité pour : - sa mise à jour annuelle - sa praticité : lisibilité et format dépliant - sa qualité Un résurmé du plan des comptes pour tout visualiser en un coup d'oeil
Résumé : Longtemps relégué dans l'ombre, le rire est aujourd'hui à la mode. Mais on s'intéresse presque toujours au rire pour d'autres raisons que le rire lui-même. On veut démontrer ses significations philosophiques, exalter ses vertus esthétiques, comme s'il fallait toujours s'excuser de rire et de faire rire. A rebours, L'Esthétique du rire veut s'en tenir au rire. D'abord, en rappelant son irréductible unité, malgré toutes les variantes ou sous-catégories qu'il est loisible d'énumérer (l'ironie, le burlesque, la satire, la blague, la parodie, la farce, etc.). Ensuite, en affirmant avec force que, s'il existe bien un art du rire, il n'est rien d'autre que l'art de faire rire, avec le plus de force et de plénitude possible. Pour saisir cette dynamique du rire, il fallait un dialogue entre les spécialistes du Moyen Age, des siècles classiques et de la modernité post-révolutionnaire. Mais l'histoire ne doit pas faire oublier l'essentiel: la nature anthropologique du rire. Le mécanisme comique plonge dans les zones les plus mystérieuses de l'homme: dans l'inconscient que refoule le moi sérieux; dans les mondes merveilleux de l'enfance; plus généralement, dans un stade archaïque et primitif de l'homme. L'art du rire opère la mystérieuse transfiguration des ténèbres opaques de l'intimité humaine en bruyant feu d'artifice. Et ce sont les extases d'imagination induites par cette inversion miraculeuse qui fait du rire un phénomène d'ordre esthétique.
Les relations d'un auteur et de son éditeur se résument-elles au contrat qui les unit ? Dans cet entretien, Marie Darrieussecq expose avec franchise et vivacité les relations qui la lient à son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des Editions P.O.L. Elle évoque son itinéraire éditorial, de ses débuts, avec le succès de Truismes, jusqu'à aujourd'hui, et réfléchit à son statut d'auteur.
Artémidore n’est pas un philosophe, mais il s’occupe d’une question, la mantique, qui n’était pas étrangère aux philosophes de l’Antiquité. La divination par les songes ou toute autre divination fait partie des préoccupations des philosophes et particulièrement de la philosophie dominante sous l’Empire, le stoïcisme, ou même d’adversaires de la divination comme les Epicuriens. L’arrière-plan quasi idéologique de la sympathie universelle qui régit non seulement la pratique onirocritique telle que l’entend Artémidore, mais aussi bien un autre type de mantique, la divination par l’astrologie, ne saurait conduire à qualifier notre auteur de stoïcien. Les rêves, dans toutes les cultures, et depuis la plus haute Antiquité, ont de multiples usages, qui dépendent du sens qu’on leur donne. Leur interprétation est souvent considérée comme l’une des formes de la divination. Elle est attestée par les textes littéraires et a fait naître une littérature technique riche d’enseignements sur la société de l’époque et son imaginaire. Il ne s’agit donc pas seulement d’une constante psychologique, mais aussi de traditions culturelles multiples, qui ont chacune leur propre histoire et entrent à de nombreuses reprises en contact les unes avec les autres.
Avant-propos de Sandrine Dubel, Sophie Gotteland et Estelle OudotDepuis quelque temps déjà, nous étions plusieurs d'une même génération à souhaiter rendre hommage au travail et à la personnalité de Suzanne Saïd. Ce projet a immédiatement rencontré son adhésion. Elle n'y mettait qu'une condition: que le volume, contrairement à l'usage courant pour des Mélanges, rassemblât les contributions des étudiants qui avaient, de façon plus ou moins étroite, travaillé sous sa direction.Sa curiosité intellectuelle, son énergie inlassable, son goût sans cesse réaffirmé pour les textes ont trouvé à s'épanouir sous des horizons très variés: successivement assistante et maître-assistante à l'université de la Sorbonne, professeur à Grenoble, puis à Strasbourg et à l'université de Paris Ouest Nanterre La Défense, elle a ensuite poursuivi cette carrière déjà extrêmement riche à l'université de Columbia à New York. Ce parcours géographique, les liens qu'elle a su nouer avec d'innombrables chercheurs de tous pays, reflètent parfaitement, nous semble-t-il, son ouverture d'esprit et traduisent l'aura internationale qu'elle a acquise au fil de sa carrière.Suzanne Saïd n'est pas une enseignante ordinaire. Tous ses étudiants le diront: c'est un savant reconnu, qui toujours regarde devant elle. Loin d'attendre l'approbation immédiate et le respect figé devant une autorité, elle apprécie la réponse, la contradiction, bref la dialectique au sens où les Anciens l'entendent. Elle apprécie les nouveaux angles de lecture adoptés par d'autres, les interprétations inattendues qu'ils peuvent proposer. Jamais elle ne se tient à une position préétablie, jamais elle n'impose aux textes une grille académique. Elle prend à chaque fois le risque de nouvelles approches, mais elle les soumet, immanquablement, au crible de sa formation philologique et de sa profonde rigueur intellectuelle. Il en est résulté très vite des interprétations nouvelles, qui sont devenues des classiques.Suzanne Saïd a tracé différents chemins dans le paysage littéraire de la Grèce ancienne. Nos recherches reflètent, nous semble-t-il, la variété de ses travaux et de ses angles d'approche. Elles suivent également l'évolution de ses centres d'intérêt et de ses méthodes de recherche. Ces Mélanges ont donc été conçus, à travers nos contributions respectives, comme un reflet du parcours littéraire et philologique de Suzanne Saïd. Nous avons néanmoins choisi de les organiser selon la chronologie d'histoire littéraire.Ce livre n'aurait pu paraître sans la générosité de différents organismes et centres de recherche. C'est un plaisir pour nous de remercier, pour leurs contributions financières, l'université de Columbia (New York), le Centre de recherches sur les littératures et la sociopoétique (EA 1002, Clermont-Ferrand 2), l'équipe ESPRI UMR 7041 (CNRS - Paris Ouest Nanterre La Défense), l'équipe THEMAM (UMR ArScAn, CNRS - Paris Ouest Nanterre La Défense), ainsi que l'équipe d'Accueil 1491 «Édition et commentaire des textes grecs et latins» (Paris-Sorbonne). Que leurs directeurs respectifs trouvent ici l'expression de notre plus vive gratitude. Nous tenons également à remercier les Presses universitaires de Paris Ouest, qui ont bien voulu accueillir ce volume dans leur catalogue.