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L'Europe. Entre géopolitiques et géographies
Foucher Michel
CDU SEDES
41,50 €
Épuisé
EAN :9782301000569
L'Europe. " La grande question " pour reprendre les mots de Lucien Febvre, dans son cours professé au Collège de France en 1944-1945. Et l'historien de poursuivre par ce que l'Europe ne signifiait pas : ni continent, ni division géographique du globe, ni formation politique définie. Quelques décennies plus tard, ce nom flottant a su se poser sur une réa-lité qui est d'abord d'ordre institutionnel : une Communauté transformée en Union à partir de 1991. Le présent ouvrage est donc essentiellement consacré à ce qu'on peut nommer le système européen central : système en raison des interactions inédites qui lient les nations qui le composent; européen car il incarne aujourd'hui l'idée européenne, en dedans et au dehors ; central car il exerce une attraction irrépressible sur ses voisinages continentaux et méridionaux et y est capable de force d'émission. Ce système européen central est la réalité géopolitique majeure de la période contemporaine. Si l'analyse géopolitique nous éclaire, elle gagne en efficacité en appliquant à l'espace européen l'outillage interprétatif de la méthode géographique. Car le trait commun de ces territoires, c'est leur mutation, accélérée depuis deux décennies, pour des raisons essentiellement géopolitiques. L'Europe a la géographie de sa géopolitique.
Un demi-siècle autour du monde par l'un des plus grands géographes français. Riche de ses voyages dans quelque cent vingt-cinq pays - les deux tiers des Etats membres des Nations unies -, Michel Foucher explore ici les voies d'une géographie vécue comme active et engagée : en chercheur et cartographe, consultant et diplomate, analyste et témoin impliqué. Enquêtes de terrain et entretiens forment, pour ce grand spécialiste des frontières, la matière première de la géographie - une géographie débouchant sur une géopolitique appliquée. Car Michel Foucher en est convaincu : il est souvent possible d'anticiper les tensions si l'on donne aux représentations spatiales leur juste place dans l'imaginaire des peuples et des acteurs publics. Après une longue carrière, le temps était venu pour lui de procéder à ce que les officiers de l'armée de terre nomment un " retour d'expérience ", ou " retex " - analyse sans concession des succès et des échecs. Confrontant les passés étudiés aux présents observés, ces Mémoires dessinent une carte passionnante des enjeux du monde contemporain.
Depuis que le monde est monde, la coutume, la négociation, la guerre, la nature (moins souvent qu'on ne le croit) ont tracé des limites entre les groupes humains. Les frontières sont, ainsi, le produit des rapports de forces politiques tels que l'histoire les a façonnés dans l'espace.Dans sa première version, parue en 1988, le présent ouvrage, s'il passionna, surprit, intrigua: les géographes traceurs de frontières n'existaient plus, et la guerre froide avait figé pour un temps indéterminé les frontières inter-étatiques dans le monde. Pourquoi diable parler d'un phénomène si obsolète que les Douze venaient de décider de sa suppression? Et soudain, à l'automne de 1989, on vit tomber le mur de Berlin, se lever le Rideau de fer, et s'imposer la ligne Oder-Neisse... La très ancienne ligne de fracture entre l'Europe catholique (ou protestante) et l'Europe marquée par Byzance a relégué aux oubliettes de l'Histoire les limites issues du système de Yalta-Potsdam. La fin de l'ordre politique de Yalta allait-elle déboucher sur la remise en cause périlleuse de l'ordre territorial de Versailles? Dans le même temps, l'URSS se dissociait, la Yougoslavie entrait en crise, les frontières internes de l'Afrique du Sud s'estompaient avec la fin de l'apartheid, le Yémen se réunifiait, l'Irak tenait pour nulle et non avenue une frontière reconnue par la communauté des nations. Qui avait alors lu Michel Foucher savait que toutes ces questions _ et d'autres encore, dans toutes les régions du monde _ n'étaient pas closes, que tout changement dans les relations internationales se concrétiserait d'abord sur le terrain des fronts et des frontières.Validé par l'Histoire, ce livre, véritablement pionnier, reparaît aujourd'hui _ entièrement refondu et enrichi de nombreuses cartes. Sa lucidité et sa force de persuasion se sont accrues au centuple.Docteur ès lettres et sciences humaines, professeur de géographie à l'université Lumière _ Lyon II et à l'Institut d'études politiques de Lyon, directeur général de l'Observatoire européen de géopolitique, membre du comité de rédaction de la revue Hérodote, Michel Foucher, consultant international, collabore également à plusieurs quotidiens et périodiques français et européens.
L'Europe, ce continent ancien, est aujourd'hui un nouveau m'onde, à redécouvrir dans sa modernité, effet d'une convergence historique sans précédent et d'une nouvelle géographie en train de se faire. L'unité, construite dans la diversité des Etats-nations, figure un bien commun, " la République européenne ". Elle se veut pôle de réorganisation du continent, une ?uvre de longue durée. Renversant la perspective classique de l'interaction entre espace et politique (la politique des Etats est dans leur géographie, (lisait Napoléon), l'auteur avance que la géographie de l'Europe moderne dépend de sa politique : de ce que les Européens, instruits de l'histoire - dans ses progrès et ses régrès - attachés aux vertus du doute comme du débat public, décident d'en faire. C'est dans cette perspective que la question, réactivée, des frontières finales de l'Europe, doit être abordée, comme décision politique.
Quand on n'est ni un État ni une nation, comme c'est le cas de l'Union européenne, comment agir dans un monde mû par de puissants intérêts géopolitiques nationaux particuliers? Comment peser sur des acteurs plus enclins aux rapports de force qu'aux compromis? Comment prendre en compte la part de ressentiment et la mémoire longue des peuples qui sont entrés dans le jeu? Bref, comment influencer sans dominer? Il est temps pour les Européens d'assumer leur histoire récente, de se penser par eux-mêmes et de dessiner une représentation lucide du monde qui leur soit propre. Cet essai veut rétablir le lien vital entre le passé et l'avenir des Européens, afin de concevoir notre destinée comme celle d'une communauté de nations pesant sur la marche du monde." M. F.
Résumé : Analyser l'esthétique d'Aragon permet de considérer l'?uvre dans sa diversité et invite à faire se déployer ses différentes facettes. La complexité et l'ampleur de cette ?uvre résistent aux tentatives d'unification et échappent aux catégories ou aux clichés simplificateurs qui tentent de la contenir. De plus, les écrits sur l'art (cinéma, littérature, peinture), comme les commentaires qu'il ne cesse de développer en marge ou au c?ur de ses textes, sont l'écran de cette esthétique : ils la révèlent, et la dissimulent en même temps. Aussi la mise en scène, par Aragon, de sa propre écriture n'est-elle qu'une des voies qu'on puisse emprunter pour analyser ces textes : poésie et politique, surréalisme et réalisme, prose et poésie, désir de lyrisme et volonté de roman, érudition et invention s'y mêlent sans fin, pour interroger l'identité problématique du sujet comme l'urgence de l'histoire.
Résumé : Le premier Moyen Âge n'a pas toujours bonne réputation. Siècles violents, siècles " barbares " ou " siècles de fer ", ces temps, écartelés entre la puissance de l'Empire romain et le rayonnement du Moyen Âge central, apparaissent traditionnellement comme des moments de rupture avec une Antiquité plus sereine dont ils sont néanmoins, à bien des égards, l'aboutissement. S'appuyant sur une documentation large, archéologique et textuelle, les auteurs ont tenté de mesurer l'évolution de l'Occident durant ces quatre siècles, qui héritent à la fois de Rome et des mondes germaniques. S'esquissent alors les fondements de la société médiévale et les prémices d'une identité chrétienne : l'Europe, qui prend conscience d'elle-même, se pense désormais comme créatrice de sa propre culture et de sa propre histoire.
Résumé : Le programme d'Histoire Moderne de l'Agrégation d'Histoire et du Capes d'Histoire-Géographie porte sur " La terre et les paysans en France et en Grande-Bretagne aux XVIIe-XVIIIe siècles ". Il s'agit d'une question très vaste, à la fois parce que la bibliographie est très fournie, les discussions entre chercheurs extrêmement nombreuses, et la plupart des études régionales. Elle demande donc de très amples lectures, rendues encore plus ardues par le fait que beaucoup sont en anglais. Le présent ouvrage essaie de balayer l'ensemble du champ de la question, d'ouvrir des pistes, de fournir de très nombreuses références et de tenter des comparaisons. Il constitue donc une synthèse d'ensemble de la question, à partir de trois thèmes fondamentaux : les systèmes agraires ; les évolutions et mutations de ces systèmes agraires ; les conditions de vie matérielles et sociales des paysans. Aucun autre ouvrage du même type, rédigé de manière synthétique par un auteur, n'existe encore. Il est largement un essai de géographie historique sur le thème proposé.