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La société punitive. Cours au Collège de France (1972-1973)
Foucault Michel ; Ewald François ; Fontana Alessan
SEUIL
26,00 €
Épuisé
EAN :9782021038033
L?organisation d?une pénalité d?enfermement n?est pas simplement récente, elle est énigmatique. Qu?est-ce qui pénètre dans la prison? En tout cas, pas la loi. Que fabrique-t-elle? Une communauté d?ennemis intérieurs". C?est en ces termes que Michel Foucault dénonce, dans ce cours prononcé en 1973, et que viendra compléter, en 1975, son ouvrage Surveiller et punir, le "cercle carcéral". La Société punitive étudie ainsi comment les sociétés traitent les individus ou les groupes dont elles souhaitent se débarrasser, c?est-à-dire les tactiques punitives, mais aussi la prise de pouvoir sur le corps et sur le temps et l?instauration du couple pénalité-délinquance. Michel Foucault retrace l'histoire des "tactiques fines de la sanction" dont il distingue quatre modalités: exiler; imposer un rachat; marquer; enfermer. C'est dans la seconde moitié du XVIIIe siècle que se développe une "science des prisons" à fonction corrective et que se construit un discours sur le criminel et son traitement possible, donnant naissance à un schéma de société qui vise à l?absolu du contrôle et de la surveillance. L?ajustement entre le système judiciaire et le mécanisme de surveillance (l?organisation d?une police), entre l?émergence de la richesse et la pratique des illégalismes, entre la force corporelle de l?ouvrier et l?appareil de production s?accomplit ensuite au tournant du XIXe siècle. Foucault démontre donc que ce sont les instances de contrôle para-pénal du XVIIe et du XVIIIe siècle qui ont abouti, in fine, au fonctionnement de la prison, visant à l?élimination du désordre, au contrôle de la distribution spatiale des individus, de leur emplacement par rapport à l?appareil productif. La Société punitive finit par poser la question, cruciale aux yeux du philosophe, de la validité intrinsèque de la loi pénale. A-t-elle vocation universelle ou se limite-t-elle à la douteuse applicabilité d?une somme de décrets?
Archéologie: mot dangereux puisqu'il semble évoquer des traces tombées hors du temps et figées maintenant dans leur mutisme. En fait, il s'agit pour Michel Foucault de décrire des discours. Non point des livres (dans leur rapport à leur auteur), non point des théories (avec leurs structures et leur cohérence), mais ces ensembles à la fois familiers et énigmatiques qui, à travers le temps, se donnent comme la médecine, ou l'économie politique, ou la biologie. Ces unités forment autant de domaines autonomes, bien qu'ils ne soient pas indépendants, réglés, bien qu'ils soient en perpétuelle transformation, anonymes et sans sujet, bien qu'ils traversent tant d'?uvres individuelles. Et là où l'histoire des idées cherchait à déceler, en déchiffrant les textes, les mouvements secrets de la pensée, apparaît alors, dans sa spécificité, le niveau des "choses dites": leur condition d'apparition, les formes de leur cumul et de leur enchaînement, les règles de leur transformation, les discontinuités qui les scandent. Le domaine des choses dites, c'est ce qu'on appelle l'archive; l'archéologie est destinée à en faire l'analyse.
Dans ce deuxième volume, Foucault poursuit son enquête historique sur les sources de notre sexualité occidentale. Il a dû infléchir son projet initial pour s'intéresser aux sources antiques, grecques et surtout romaines, c'est-à-dire à la période préchrétienne où se sont élaborés les cadres et les formes essentielles de cette sexualité. La recherche se développe selon tous les aspects concernés par la sexualité et prend ainsi les dimensions d'une anthropologie générale du plaisir, qu'il s'agisse d'abord de la manière dont la morale définit les différentes modalités de ce plaisir, ou des aspects apparemment annexes et préparatoires du plaisir: la diététique, ainsi que toutes les précautions envisagées pour écarter les risques et les dangers encourus par ceux qui se livrent aux plaisirs. Mais Foucault ne néglige pas non plus l'économie de la sexualité et son inscription dans un cadre social et juridique, et il étudie le statut du mariage, ainsi que l'organisation des foyers. Enfin, l'ouvrage se conclut sur un traité d'érotique et une réflexion sur ce que serait l'amour véritable.
Expliquer ce que j'avais voulu faire dans les livres précédents où tant de choses encore étaient restées obscures? Pas seulement, pas exactement, mais en allant un peu plus loin, revenir, comme par un nouveau tour de spirale, en deça de ce que j'avais entrepris; montrer d'où je parlais; repérer l'espace qui rend possibles ces recherches, et d'autres peut-être que je n'accomplirai jamais; bref, donner signification à ce mot d'archéologie que j'avais laissé vide. Mot dangereux puisqu'il semble évoquer des traces tombées hors du temps et figées maintenant dans leur mutisme. En fait, il s'agit de décrire des discours. Non point des livres (dans le rapport à leur auteur), non point des théories (avec leurs structures et leur cohérence), mais ces ensembles à la fois familiers et énigmatiques qui, à travers le temps, se donnent comme la médecine, ou l'économie politique, ou la biologie. Je voudrais montrer que ces unités forment autant de domaines autonomes, bien qu'ils ne soient pas indépendants, réglés, bien qu'ils soient en perpétuelle transformation, anonymes et sans sujet, bien qu'ils traversent tant d'oeuvres individuelles. Et là où l'histoire des idées cherchait à déceler, en déchiffrant les textes, les mouvements secrets de la pensée (sa lente progression, ses combats et ses rechutes, les obstacles contournés), je voudrais faire apparaître, dans sa spécificité, le niveau des "choses dites": leur condition d'apparition, les formes de leur cumul et de leur enchaînement, les règles de leur transformation, les discontinuités qui les scandent. Le domaine des choses dites, c'est ce qu'on appelle l'archive: l'archéologie est destinée à en faire l'analyse.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs