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Jeunes, foi et société. Essai socioreligieux sur les contrariétés juvéniles au Cameroun
Fotue Simo Christal Thomas
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782343161655
Dans le contexte socioculturel camerounais, la jeunesse évolue généralement en marge des responsabilités et des charges contribuant au développement de la nation. Parfois jugée inexpérimentée et incompétente à plus d'un titre, elle se perd souvent dans les méandres des problématiques sociales dont elle ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants. Dans sa démarche analytique, l'auteur de cet essai socioreligieux se propose de décrire les rapports des jeunes à la foi et aux épineuses questions sociales telles que l'idolâtrie, la politique, le concubinage, la fidélité. Son objectif étant de présenter concrètement la culture à laquelle s'identifient les jeunes et comment ces derniers s'approprient et interprètent les relations sociales. Cette réflexion sociologique vient mettre en exergue l'apport indéniable de la jeunesse dans la construction et le maintien de l'équilibre social, tout en rappelant que les idéaux constituent le terreau dans lequel se construit l'identité de l'homme.
Au-delà des analyses juridico-institutionnelles, anthropologiques, ethnologiques et socio-historiques des conflits politiques qui transforment le développement dans de nombreux pays africains en mythe de Sisyphe, cet ouvrage démontre que les conditions dans lesquelles les pays africains ont obtenu leur indépendance les exposaient aux violences actuelles. La politique interne des pays tout comme leur sécurité dépendent des rivalités géostratégiques entre grandes puissances et entre multinationales à visée stratégique.
Il faut lire ce livre étonnant en acceptant de se laisser mouvoir par une écriture vouée à l'écoute du monde à partir du recueil des mémoires. Dans le titre, Epithètes de la mélancolie, il faut entendre le vocable mélancolie dans son acception classique, laquelle dénote pour l'âme slave une tristesse exotique associée à une rêverie. Si cette singulière mélancolie slave pose le thème, ses différentes variations en constituent la poésie, et les épithètes se muent alors en refrains de vertige et d'euphorie invitant à une joyeuse danse de la vie dessinant la ronde du temps. Car la texture de ces chants slaves offre un relief ludique, et le lecteur est conduit à abdiquer son propre état de vigilance pour suivre les déclinaisons d'une voix qui célèbre ses expansions, à l'est le désir, l'écriture à l'ouest, motif auquel fait pendant cet écho : l'inconscient à l'est, la conscience à l'ouest.
Résumé : Dans l'historiographie africaine d'aujourd'hui, lorsqu'on parle de l'esclavage, l'attention se porte particulièrement sur le courant transatlantique, qui éclipse de ce fait les autres aspects du phénomène. Au contraire, cet ouvrage, tiré de la thèse de doctorat d'Etat de Harris Memel-Fotê, met plutôt l'accent sur l'existence de l'esclavage dans les sociétés lignagères de la forêt ivoirienne. L'auteur s'intéresse au procès de production des esclaves, aux motifs qui inspirent l'acquéreur, et aux formes de résistance pratiques. Par une analyse rigoureuse, exprimée dans un langage clair et agréable, l'auteur étudie l'institution esclavagiste dans les sociétés Abê, Abidji, Abure, Alladian, Bête, Dida, Kweni, Neyo et Odjukru. Il aboutit à établir une évidence historique et révolutionnaire : "l'esclavage n'a pas été ici un processus imposé simplement par des sociétés étrangères, en l'espèce des Etats guerriers et marchands, africains ou européens : il a été une pratique sociale commandée et entretenue par des nécessités internes". Sa connaissance du terrain et l'usage des méthodes pluridisciplinaires permettent à ce "Socrate ivoirien" d'expliciter les "métamorphoses de l'institution esclavagiste selon le contexte où elle est insérée". Cette démarche systématique fait apparaître, sous un éclairage nouveau, les fonctions principalement "politiques" de l'esclavage : l'accumulation des esclaves est le moyen privilégié de la conquête du pouvoir à l'intérieur des sociétés lignagères. Cet ouvrage constitue à la fois "une pièce inestimable au délicat dossier, qui fait actuellement débat en France et ailleurs dans le monde, sur l'esclavage et les traites négrières et qui met en jeu des revendications identitaires parmi les diasporas d'origine africaine anciennes ou plus récentes ; et une importante contribution à une nécessaire mise en regard entre pratiques esclavagistes d'autrefois et trafics d'êtres humains (...) d'aujourd'hui" (Jean-Pierre Dozon). La contribution originale de cet ouvrage est d'amener lecteurs et chercheurs à une refonte générale des conceptions sur l'esclavage, trop marquées jusqu'à présent par un certain "économisme".
La poésie de Richard Foqué s'enracine dans l'existentialisme. Ici nous sommes en est l'émanation par excellence. On naît. On n'a pas eu le choix d'être ou de ne pas être, à cette époque et en ce lieu. Mais à partir de cet instant, il faut choisir soi-même. Telle est la question existentielle du pourquoi, comment et quoi, qui est au coeur de ce recueil : l'être humain sans défense, vivant des temps mouvants, qui l'empêchent de modifier le passé, avec pour seul choix de se donner à lui-même un sens évolutif. Une composition sobrement structurée en quatre cycles/mouvements, confronte le lecteur à ce paradoxe de liberté et de déterminisme dans l'espace-temps. Richard Foqué manie en cela une expressivité métaphorique hors du commun, usant d'un minimum de mots, soutenu par un rythme vif, parfois étourdissant. Il confronte ainsi le lecteur à lui-même et à sa place dans le monde. Plusieurs critiques ont considéré Ici nous sommes comme l'un des meilleurs recueils de poésie parus au cours de la dernière décennie dans le territoire linguistique néerlandais. Aussi pouvons-nous nous réjouir qu'il en soit donné maintenant une traduction française.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.