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Mon tour du "Monde"
Fottorino Eric
GALLIMARD
22,50 €
Épuisé
EAN :9782070134199
Vingt-cinq ans de ma vie je me suis levé tôt pour faire et refaire Le Monde, tâche de petit dieu stylo à la main et joie au coeur. Quel plus beau métier que de courir le monde pour un journal du même nom frappé en lettres gothiques? Modeste rubricard de la bourse et de l'agriculture, grand reporter, chroniqueur, rédacteur en chef, directeur de la rédaction, du journal, patron d'un groupe de presse... tout s'est enchaîné si vite et si fort que j'ai longtemps pris ma vie pour Le Monde. Dans la jungle épaisse de ces pages vous verrez l'Afrique, quelques morceaux d'Asie et d'Amérique du Sud, la Russie quand elle était encore l'URSS et quand elle ne le fut plus. Vous verrez des Éthiopiens affamés sous la férule marxiste et le regard lumineux mais fragile de Mandela, l'arrogance de Bongo au Gabon, la sale trogne de Noriega au Panama. Vous sentirez à Madagascar, où régnait un dictateur désenchanté, des effluves entêtants de vanille. Vous traverserez le Mali jusqu'à Tombouctou sur la route du "Dakar" et rencontrerez Cheickh Hamidou Kane en peul philosophe, auteur jadis du plus beau livre sur l'homme noir confronté à la blancheur. Vous comprendrez à Carthagène, la ville de Garcia Marquez, pourquoi j'ai désespéré de voir le tiersmonde se développer. Vous verrez Mexico après le tremblement de terre, le Vietnam après le communisme, vous verrez du pays, des hommes et des femmes, des songes et des idées, des artistes, des savants, des puissants et des vaincus, des golden boys de 1987 et des ruinés de tous les jours, vous saurez des milliers d'histoires car le journalisme n'est que cela; rencontrer puis raconter. Et recommencer. Puisque le temps passe et s'accélère, vous accéderez alors au saint des saints du Monde vu de l'intérieur, à ses montées d'adrénaline, à ses bouclages matinaux et périlleux, le chronomètre au ventre, le trac et la passion toujours au rendez-vous. L'aventure avait commencé avec un stylo et un carnet, une machine à écrire, et voici qu'à la lenteur enfiévrée succéda l'ordinateur froid que réchauffa jusqu'à l'explosion l'étincelle numérique. Vous suivrez l'incroyable révolution technologique de la presse écrite, l'irruption du multimédia et des journaux gratuits, les tremblements du papier menacé par la désaffection des lecteurs, l'effondrement des recettes publicitaires, des réseaux de distribution, du modèle industriel des imprimeries, la fin d'un monde. Vous apprendrez comment, élu par mes pairs à la tête de ce gros navire à la dérive, je me suis battu dos au mur, sans grands moyens, de crise en crise, pour tenter de sauver le plus grand journal français, dans un environnement de pressions politiques et financières incessantes. Vous verrez Le Monde comme enjeu de pouvoir et d'influence, les manoeuvres harcelantes du chef de l'État et de ses amis zélés, le cynisme de quelque conseiller ou grand banquier. Vous découvrirez mes précieux alliés dans la bataille. Vous comprendrez aussi que le plus beau journal du monde est traversé de contradictions, entaché parfois de médiocrités collectives qui tranchent avec le talent individuel. Que les apparatchiks d'une rédaction peuvent succomber sans broncher aux brutalités du grand capital...
Été 1976 sur l?Atlantique. Deux enfants rêvent de pays lointains. Les parents sont si décevants.Marin a treize ans et Lisa dix. Marin raconte le sable qui brûle et autre chose qu?il ne saurait dire quand il regarde Lisa et la mère de Lisa, une ancienne Miss Pontaillac. Les coeurs s?écorchent. L?enfance se consume. Heureusement Oncle Abel est là qui veille en douce. Et monsieur Archibouleau avec ses gros muscles. Et monsieur Maxence qui écoute la météo marine. Et le père Juillet qui pédale comme un jeune homme. Heureusement les parties de pêche, les complets-poisson, l?odeur des citronniers, de la menthe, la douceur du chat Grizzly et de Plouff le chien. Heureusement le docteur Malik et ses bouquets de jasmin, la Corniche, le Casino, les plages de la Côte sauvage, les glaces de chez Judici. Heureusement le potager, les belles villas, les feux deCordouan. Un jour Marin et Lisa se sauveront en nageant le dos crawlé, et tant pis pour la mort qui rode sur la mer? Un roman solaire, au sens où le soleil tantôt caresse et tantôt brûle.
Résumé : La disparition progressive des kiosques et marchands de journaux rétrécit l'espace public de la démocratie qui se replie dans l'univers borné des smartphones et des tablettes où l'information est assignée à résidence par le jeu des algorithmes. L'intelligence artificielle ? plus d'artifice que d'intelligence ? prend le pas sur l'intelligence humaine pour fixer désormais à toute vitesse ? érigée en vertu de l'époque - la hiérarchie des événements, selon des critères ou le clic commercial, le "putaclic" à vocation publicitaire, l'emporte sur le discernement éditorial. Eric Fottorino, directeur de publication du 1, s'engage.
«Aujourd'hui encore, quand me guettent des pages d'écriture, mes ordres de grandeur sont convertis en intensité physique. Cela peut sembler incongru ou trivial de comparer le noble effort des lettres et celui du rémouleur de bitume. Pour moi, ils sont égaux et, pour tout dire, la fibre cycliste, parce qu'elle m'a souvent remué la chair, m'est apparue comme une préparation sans pareille pour affronter le vertige des mots, l'épaisseur du langage au milieu duquel le chemin est étroit pour trouver le ton juste, le bon rythme, l'image, la couleur, la musique, l'émotion, la grâce.» Éric Fottorino.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.