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Les cathares, ennemis de l’intérieur
Fossier Arnaud
FABRIQUE
15,00 €
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EAN :9782358723046
Les cathares sont sans aucun doute les hérétiques les plus célèbres du Moyen Age. Généralement associés au Languedoc, où ils apparaissent dans les années 1160, on les trouve aussi en Flandres, en Rhénanie et dans la Péninsule italienne, parfois jusque dans les années 1320. Ces petits groupes d'hommes et de femmes viennent pour certains de la chevalerie rurale déclassée, pour d'autres des nouvelles couches urbaines d'artisans, de marchands et de légistes, qui supportent de plus en plus mal le joug d'une Eglise toute-puissante et corrompue. En ce sens, la dissidence cathare relève davantage de l'anticléricalisme que d'une religion venue d'Orient comme on l'a longtemps cru. cathares, et encore moins à leurs croyances. Elles révèlent en revanche une construction de l'ennemi très sophistiquée, mise au service de la propagande pontificale et d'une croisade intérieure perpétuellement renouvelée. Les cathares en effet ont été combattus avec âpreté par l'Eglise, parfois en collaboration avec les appareils d'Etat monarchiques, qui très vite en ont fait un banc d'essai de leurs techniques de gouvernement et un terrain d'expérimentation de leur souveraineté. C'est sans doute la raison pour laquelle, encore aujourd'hui, beaucoup voient en eux des héros de la résistance aux pouvoirs centraux, des rebelles, pour ne pas dire des guerilleros. Une série de mythologies très diverses s'est greffée sur eux depuis le xix e siècle et le fait qu'ils n'aient laissé aucun témoignage écrit n'a fait ensuite que renforcer leur légende et rendre toujours plus délicat le retour aux faits. Si les cathares sont aujourd'hui encore aussi connus, c'est pourtant bien en raison de la doctrine manichéenne qui leur est attribuée - un dualisme opposant le monde terrestre et charnel, créé par Satan, au monde céleste et divin, inaccessible aux humains. De cette doctrine et des rituels qui lui sont associés, nous ne connaissons que ce que les traités anti-cathares écrits par des clercs catholiques à partir de la fin du xii e siècle en disent. De manière générale, nous ne connaissons les cathares qu'au prisme de ce qu'en ont dit leurs détracteurs et leurs persécuteurs, en particulier les inquisiteurs qui entrent en scène après l'échec de la Croisade albigeoise (1209-1229). De leur action répressive, nous avons conservé de très nombreux témoignages (manuels, conseils, registres de sentences ou de dépositions), mais ces sources, aussi riches soientelles, ne nous donnent aucun accès direct à la parole des L'objectif de ce livre est donc de prendre au sérieux les sources dont nous disposons, en mettant à bonne distance nos visions rétrospectives et nos fantasmes pour mieux rendre justice aux milliers d'hommes et de femmes qui, du côté de Milan, Lyon, Toulouse ou Cologne, se trouvèrent pris dans les mailles du filet de l'Eglise et de l'Etat, entre 1120 et 1330.
Le Moyen Age, on l'oublie parfois, a une histoire. On ne trouvera point ici le tableau de civilisations saisies à leur apogée, dans leur essence, mais le récit des lents cheminements, des crises, des ruptures, des progrès et des échecs, des genèses et des aboutissements qui constituent la durée d'une époque. Civilisations, au pluriel, et pas seulement l'occidentale. L'Islam et Byzance, ces nouveaux mondes, y dialoguent avec l'Europe de l'Ouest : l'histoire médiévale est faite de leurs contacts, de leurs échanges et de leurs luttes, des flux et des reflux de leurs successives prédominances. Les conditions matérielles de la vie quotidienne, l'économie et la société, les structures politiques ou familiales, la sensibilité religieuse, l'activité intellectuelle et les créations artistiques sont présentées dans ce livre, non comme des domaines séparés dans des chapitres bien clos, mais dans leurs interférences et leurs influences réciproques. Une synthèse, donc. Mais pas un discours dont l'idéologie ou une théorie dominante assurerait l'unité factice et qui évacuerait la singularité des événements. La diversité des auteurs entretient le pluralisme des points de vue, la pluralité des éclairages, même si le fil conducteur est fermement tenu par le meneur de jeu. Chemin faisant, plus d'un lieu commun sur le Moyen Age vole en éclats. C'est qu'il ne s'agit pas de vérifier le bien-fondé d'une doctrine préconçue, mais de participer au travail de l'historien, de discuter avec lui des problèmes qu'il pose, qu'il essaie de résoudre, bref d'assister à l'histoire en train de se faire.
Hérard Arnaud ; Béatrix Marion ; Fostier Emmanuell
Résumé : Les manuels-cahiers 3 en 1 : le manuel, le cahier d'activités et le cahier de cours (pour la prise de notes) dans un même ouvrage ! - Une prise en main simple et rapide pour une approche réaliste qui tient compte du temps de classe - Des documents authentiques, culturels et actuels - En 4e, la découverte du patrimoine hispanique matériel et immatériel de l'UNESCO - Des activités courtes et ludiques qui encouragent l'autonomie des élèves - Des outils de réinvestissement variés et innovants
Hérard Arnaud ; Béatrix Marion ; Fostier Emmanuell
Espagnol 3e - Un nouveau manuel-cahier 3 en 1 : le manuel, le cahier d'activités et le cahier de cours (pour la prise de notes) dans un même ouvrage ! - Une prise en main simple et rapide pour une approche réaliste qui tient compte du temps de classe - Des documents authentiques, culturels et actuels - Des activités courtes et ludiques qui encouragent l'autonomie des élèves - Des outils de réinvestissement variés et innovants - Zoom sur la nouveauté 3e : - Un nouveau "fil rouge" motivant pour les élèves : les figures féminines qui ont fait l'histoire et contribué aux sociétés hispanophones - Une alternance unités longues / unités courtes - Des unités courtes centrées sur les tournants de l'histoire du monde hispanique.
Sartre et la politique : sur ce sujet, c'est toujours de son flirt avec les communistes dont on parle, et toujours pour condamner son coupable aveuglement. Le livre de Birchall n'évite pas le point mais le replace dans son contexte, celui de la guerre froide à sa pire période, où les dirigeants communistes français étaient mis en prison, les journaux saisis, les manifestations brutalement réprimées. Surtout, ce livre est comme une fresque où apparaissent des personnages fascinants avec lesquels Sartre a marché un temps dans ce demi-siècle agité : de Nizan à Leiris, de Colette Audry à Daniel Guérin, de Maurice Nadeau à Jean Genet... Et Birchall rappelle que l'attitude de Sartre pendant la guerre d'Algérie et la guerre du Vietnam lui a permis d'être à peu près le seul intellectuel de renom à pouvoir prendre la parole devant les étudiants en mai 1968. Mais il ne s'agit pas d'une hagiographie : les fragilités, les contradictions, les erreurs ne sont pas gommées, d'autant moins que Sartre lui-même les reconnaissait volontiers. Dans sa solidité documentaire, l'intérêt du livre est double : d'une part il éclaire la vie politique (et non philosophique ou littéraire, bien que par moments...) d'un personnage essentiel du XXe siècle, et d'autre part il offre la vision panoramique d'un territoire mal connu, celui de l'extrême gauche non communiste dans les années de l'après-guerre en France.
Le Code civil, le Conseil d'Etat, la Légion d'Honneur, les préfets, les lycées... ces institutions familières ont en commun d'avoir été créées, refondées ou redéfinies sous le Consulat, le régime qui est issu du coup d'Etat de Bonaparte (1799) et auquel succède l'Empire (1804). Alors que le pouvoir législatif était le coeur de la Révolution française, il est laminé en 1799 et remplacé par un pouvoir exécutif omnipotent, concentré dans les mains d'un homme qui en fait sa chose. La centralisation administrative, telle que nous nous la représentons aujourd'hui, prend sa source dans la dictature de Bonaparte . Elle rompt avec la logique "décentralisatrice" mise en oeuvre depuis 1789 et renforcée par le Gouvernement révolutionnaire en l'an II. Aussi, ce que l'on nomme abusivement "le centralisme jacobin" devrait être désigné comme le "centralisme bonapartiste" . Le processus de centralisation s'accompagne d'une confiscation de la démocratie. Les décisions prises sont hors du contrôle du peuple, alors qu'il est prétendu souverain. L'administration se substitue alors à la politique, le fonctionnaire remplace l'élu et le citoyen est réduit au statut d'administré. Les experts choisis par Bonaparte sont les seuls habilités à définir l'intérêt général et les politiques censées l'incarner. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen disparaît et la référence à la république, de plus en plus formelle, n'a pour seule fonction que de légitimer le régime. L'ordre social repose sur le propriétaire qui a le "droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue" , le patron dominant ses ouvriers, le mari sa femme et le père ses enfants. La dictature de Bonaparte entend "dépolitiser" la nation et s'appuie sur la surveillance policière et la mise en place d'un régime où la liberté de la presse n'est plus qu'un mot. Le Concordat avec le Pape "recléricalise" la France et fait des prêtres les auxiliaires du pouvoir. Le culte du Chef de l'Etat et les valeurs militaires de l'ordre, de l'obéissance et de l'honneur sont érigés en culture politique dominante. A l'extérieur, le Consulat de Bonaparte est marqué par la construction d'une hégémonie autoritaire sur les peuples "libérés" par les armées françaises (Hollande, Suisse, Italie du Nord, Allemagne rhénane) et par une réaction coloniale sanglante en Guadeloupe et à Saint-Domingue, accompagnée du rétablissement de l'esclavage en 1802. Aujourd'hui, la société propriétaire et les stigmates "bonapartistes" de la Constitution de la Ve République - la monarchie républicaine, la "verticalité du pouvoir" , le législatif marginalisé - suscitent la critique et interrogent la nature de notre "démocratie" et ses dysfonctionnements.
Féminismes islamiques : un titre qui en fera sursauter beaucoup, y compris parmi celles et ceux qui se pensent à l'abri de tout préjugé. C'est que le stéréotype "islam= oppression de la femme" croise partout comme un sous-marin, tantôt en surface et pavillon haut, tantôt dans les profondeurs de l'inconscient. Ce que montre ce livre, le plus souvent on ne le sait pas : que dans les pays où l'islam est la religion dominante, des croyantes puissent lutter pour l'égalité, retourner les textes sacrés contre le patriarcat, s'élever contre les autorités politiques et religieuses qui bafouent les droits des femmes. De l'Egypte à l'Iran, du Maroc à la Syrie, en France, aux Etats-Unis et jusqu'en Malaisie, des intellectuelles, des chercheuses et des militantes sont engagées dans une démarche féministe à l'intérieur du monde religieux musulman. Zahra Ali nous fait entendre leurs voix et propose ainsi de décoloniser le féminisme hégémonique.
Platon, Aristote, l'invention de la démocratie : c'est une tout autre image de la Grèce que montre ce livre, celle d'un pays sacrifié et humilié - comme il l'est aujourd'hui. On y verra comment la Résistance grecque, l'une des plus actives et efficaces de l'Europe occupée par les nazis, fut mise au pas et massacrée par les collaborateurs et les Anglais en 1944 : il fallait ramener le roi sur le trône, rétablir l'ordre social d'avant-guerre, éviter que la véritable démocratie de la Résistance ne s'impose à la Libération. On y découvrira une image peu flatteuse de Churchill, capable de tout et même de nuire à l'effort de guerre pour maintenir la Grèce dans l'orbe britannique. On assistera au flottement fatal de la direction du Parti communiste, lâché par l'URSS et acculé aux compromis. On verra, en 1945, la terreur, lancée par le gouvernement et les bandes armées d'anciens collaborateurs, qui s'abat sur les résistants désarmés, les syndicalistes, les démocrates. Les lignes de front sont tracées et la Grèce s'apprête à vivre trois années de guerre civile qui laisseront le pays exsangue. Trois années pendant lesquelles ce sont les Américains, dans le contexte de guerre froide, qui prennent la relève des Anglais dans la répression du mouvement populaire. Tout ce qui va advenir par la suite, de la dictature des colonels à la mise à mort actuelle du pays, sommé de payer "sa dette", est en germe dans cette histoire tragique de la Résistance grecque.
Le 27 novembre 1095, à Clermont, le pape Urbain II lance un vibrant appel à la chrétienté: il faut aller libérer Jérusalem et les Lieux saints de la tutelle des musulmans. A compter de là et jusqu'au milieu du XIIIe siècle, les croisades se succèdent, la dernière se soldant par la mort de Saint Louis. En réalité, les choses sont moins simples qu'il n'y paraît: Urbain II n'a jamais employé le mot "croisade", pour commencer. Et le Moyen Age tout entier est travaillé par des mouvements collectifs, des pèlerinages exaltés, des guerres saintes, qui rendent la notion de croisade très difficile à appréhender. Aujourd'hui encore, elle suscite des débats houleux parmi les historiens. L'auteur de ce petit livre se propose de faire le point sur le sujet, en recourant - on le lui pardonnera - à une métaphore culinaire "Que faut-il pour réussir une mayonnaise? Un bol et une cuillère de bois, un jaune d'?uf, de la moutarde, de l'huile. On mélange jaune d'?uf et moutarde dans le bol et l'on ajoute peu à peu l'huile, le tout étant vivement battu à la cuillère, salé et poivré. Et l'on obtient un objet culinaire complètement nouveau la mayonnaise. Que faut-il pour qu'il y ait croisade? Un contexte - favorable - de réforme, un pape inspiré, l'idée de la libération des Eglises d'Orient, la guerre sainte, le pèlerinage pénitentiel, la rémission des péchés et Jérusalem. De cet amalgame (lui aussi divin, car inspiré par Dieu!) naît la croisade: une idée neuve, un objet historique nouveau."
Parmi les multiples ouvrages consacrés aux Templiers, celui de Laurent Dailliez est devenu un classique. L'histoire de l'ordre des Templiers a souvent été déformée ou obscurcie, depuis bientôt sept siècles, par le tissu de secrets, de mystères et de légendes dont tant d'auteurs l'ont enrobée, et au premier chef par les prétextes (hérésie, idolâtrie, sodomie) dont usa Philippe le Bel, avec la complicité du pape Clément V et des inquisiteurs, pour obtenir, au terme de sept ans de procès (1307-1314), la dissolution de la congrégation et la mort de tous ceux qui avaient refusé d'avouer leur appartenance à cet l'ordre. Laurent Dailliez a examiné et confronté quelque 14 500 documents d'origine pour restituer avec précision, clarté, rectitude, sans aucun parti pris, la véritable histoire de deux siècles de vie de ce prestigieux ordre religieux de chevalerie.
Quels mystérieux secrets détenaient donc les Templiers pour que le pouvoir royal, avec l'assentiment du Vatican, les anéantisse avec autant de rage ? Quand Philippe le Bel décide de faire conduire leur chef Jacques de Molay sur le bûcher le 18 mars 1314, il est loin d'imaginer que les Templiers ne mourront pas ! Aujourd'hui encore, cet ordre mystérieux hante les esprits, nourrit les fantasmes et exerce une emprise réelle sur notre imaginaire. Mieux, les Templiers - à l'instar des Illuminati nourrissent une "histoire mystérieuse" des plus passionnantes avec ses rites, ses codes, ses sociétés secrètes et ses légendes. Christian Doumergue révèle cette autre histoire où se loge le magnétisme des Templiers. Une histoire où il est parfois impossible de distinguer le vrai du faux...
Résumé : L'ordre du Temple a-t-il réellement disparu ? Et, avec lui, son fameux trésor ? La malédiction lancée par le dernier grand maître sur le bûcher doit-elle être prise au sérieux ? Les templiers sont-ils les ancêtres des francs-maçons ? Dès la première croisade, on trouve trace des templiers et des combats qu'ils ont menés en Terre sainte aux côtés des croisés. Pourtant, la naissance de l'ordre est aussi mystérieuse que sa déchéance. Du pouvoir réel qu'il a exercé au Moyen Age entre Orient et Occident - notamment grâce à la protection du pape - aux mensonges colportés par le roi de France Philippe le Bel pour entraîner sa chute, partez à la découverte du plus énigmatique, du plus célèbre et du plus fascinant des ordres militaires et religieux.