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Et jamais nous ne serons séparés. Un jour en été. Dors mon petit enfant
Fosse Jon
L ARCHE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782851814661
Avant de se mettre au travail, il s'était fixé comme objectif d'écrire une pièce avec peu de personnages réunis en un seul endroit. L'histoire devait se dérouler sans rupture dans le temps : un programme dramaturgique donc des plus classiques. Malgré la présence de cette unité d'action, de temps et de lieu, Et jamais nous ne serons séparés - comme ses autres pièces - ne ressemble nullement à une pièce classique. Les "mouvements" des personnages sont réduits au minimum. Les phrases clés sont, comme un leitmotiv dans une oeuvre musicale, souvent répétées. Ainsi Fosse crée au théâtre ce qu'on appelle au cinéma des gros plans et des ralentis. Sauf que Fosse n'utilise pas ces moyens d'une façon ponctuelle. Il en fait son style et l'angoisse, l'isolement, cet état entre vie et mort dans lequel ses personnages courent le monde, y trouvent parfaitement leur expression.
Un cimetière à la fin de l'automne. Un homme et une femme se croisent sur un banc. On devine une relation amoureuse passée - ou à venir ? Autour d'eux tout le monde s'affaire, s'agite, le temps semble s'accélérer, toujours en suspens. Que s'est-il passé ? Des fantômes ou flottements de présences nichés dans les souvenirs, qui évoquent ces "voix des limbes" dont parlait Jacques Lassalle.
Attendrissants et jubilatoires, tels un jappement de chien, Les Manuscrits des chiens sont écrits comme de longs monologues qui nous emmènent jusqu au-delà des fjords. Dans ce premier tome, Websterr n en peut plus! Impossible d être un chien solitaire digne de ce nom lorsqu on a une maîtresse comme Oline qui vous habitue aux effusions et aux caresses. Websterr, lui, est un chien solitaire, c est sûr. Il rêve de voir la mer et de porter secours à la petite chienne blanche dans la forêt, comme tout chien solitaire qui se respecte. Il ne lui reste qu une solution: partir. Au fil des rencontres, confronté à la bassesse canine, Websterr réalise que la vie d un chien solitaire n est pas si facile... Et quand en plus le remords le gagne, quelle galère!
Ce roman raconte un épisode de la vie d'un peintre norvégien très connu dans son pays, Lars Hertervig, mort au début du siècle. C'est sa chute dans la folie, alors qu'il étudie la peinture en Allemagne, en 1853, et un moment de son séjour à l'asile qui constituent les deux premières parties de ce livre. La troisième, contemporaine (1991) mettant en scène un écrivain qui ressemble à Jon Fosse et qui devant une toile de Hertervig a ressenti une émotion si intense qu'elle va infléchir sa création.
Il se lève, reste là immobile, puis elle le rejoint et le prend dans ses bras, elle se serre contre lui, et pendant qu'ils s'étreignent le téléphone sonne deux fois, ils ne bougent pas, puis elle va vers la gauche, s'arrête, se retourne, et il prend le manteau, la rejoint, lui tend le manteau, elle l'enfile et le manteau est très long, puis elle lève le bras, lui fait un petit signe de la main et sort par la gauche. Il va jusqu'au lit, s'assied sur le bord du lit et le téléphone sonne de nouveau, il s'allonge sur le lit, se glisse sous la couette, le téléphone sonne encore une fois. La lumière baisse. Noir.
Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.