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La priorité du juste. Elements pour une sociologie des choix moraux
Forsé Michel ; Parodi Maxime
PUF
30,43 €
Épuisé
EAN :9782130538745
L'avènement des sociétés modernes est le fruit d'une révolution morale consistant à accorder la priorité au juste sur le bien. Autrement dit, pour les Modernes, la voie légitime de sortie d'un conflit fait passer l'effort pour s'entendre et vivre ensemble avant les convictions privées de chacun quant au bien. Malgré cela, les sciences sociales se sont généralement gardées de prêter aux individus une pleine capacité de réflexion sur l'ordre social qu'ils créent. Pour sortir des impasses qui en résultent et proposer une approche renouvelée des choix moraux, cet ouvrage s'organise autour de deux interrogations principales. En premier lieu, comment raisonne un acteur qui s'efforce d'accorder la priorité au juste ? L'étude d'un sondage sur des opinions économiques permet d'éclairer les raisons d'un " spectateur équitable " et d'observer que celui-ci s'affirme particulièrement dans les cas où les intérêts et l'ambition d'imposer sa conception du bien pèsent peu. Les justifications de ce spectateur sont efficientes parce qu'elles reposent sur des arguments susceptibles d'être endossés par tous. En rendre compte suppose toutefois de s'appuyer sur une théorie des motivations qui, sans rejeter le rationnel, n'oublie pas le raisonnable qui l'encadre. En second lieu, quel principe de justice un acteur cherche-t-il à mettre en ?uvre lorsqu'il accorde la priorité au juste ? Résumé en quelques mots, ce principe se ramène à celui d'une justice comme accord unanime sur des règles impartiales pour surmonter un conflit. En examinant la logique qui le sous-tend nécessairement, on perçoit mieux que c'est toujours pour en évincer les exigences que les théories concurrentes de la justice (libertarisme, utilitarisme ou communautarisme) se heurtent à, de fortes objections. Au total, ce principe est au fondement de la cohésion sociale et, contrairement à ce que son ancrage ferme sur la liberté pourrait laisser supposer, il ne s'accorde d'aucun relativisme moral.
Sommaire de l'ouvrage Chap. 1 La division du travail Chap. 2 Les liens sociaux Chap. 3 La famille contemporaine Chap. 4 Les classes sociales Chap. 5 Action collective et conflits Chap. 6 La stratification sociale Chap. 7 La mobilité sociale Chap. 8 L'inégalité des chances Chap. 9 Egalité et démocratie Chap. 10 Valeurs et rationalisation
Ce livre met empiriquement à l'épreuve l'hypothèse de John Rawls selon laquelle, dans nos sociétés modernes, chaque individu est doté d'un sens de la justice sociale, c'est-à-dire qu'il a "le désir efficace d'appliquer les principes de justice et d'agir selon eux" . Il démontre, en prenant appui sur de très nombreux cas étudiés grâce à des sondages représentatifs, que ce sens du juste est effectivement à l'oeuvre dans des sociétés contemporaines, dont la France. Or, si l'on n'en tient pas compte, les pratiques ou les opinions des citoyens ne sont que très partiellement explicables. Qui plus est, en ignorant cette composante morale essentielle, nous sommes dans l'incapacité de comprendre ce qui fait réellement le ciment des sociétés libérales et démocratiques.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Chaque année, l?Insee chiffre le nombre de pauvres en France (8,2 millions en 2011) sans jamais proposer toutefois de lecture sur l?organisation politique qui génère cette pauvreté. Les pauvres surgissent ainsi sur la scène sociale comme une masse importante que l?on va aider ou punir, selon les mérites ou les défauts de chacun, mais rarement comme le symptôme d?une défaite sociale. Tandis que la fraction la plus riche de la population ne cesse de s?enrichir, la pauvreté n?est plus un phénomène qui relève d?une responsabilité collective. C?est pourquoi Catherine Herszberg est allée demander à des inconnus non pauvres, selon le critère européen, pourquoi les pauvres sont pauvres. Cette démarche s?inscrit dans la continuité de celle qui l?a déjà poussée à observer le sort réservé aux fous emprisonnés (Fresnes, une histoire de fou, 2007). A nouveau, il est question d?hommes mis à l?écart de la société, qu?on est soulagé de ne plus voir, leur vie n?intéressant à peu près personne. Cette enquête pointe ainsi comment le phénomène de la pauvreté s?est détaché du politique, et de notions comme la justice ou l?égalité, pour relever au mieux d?un discours compassionnel, voire charitable. Ce divorce conduit à l?acceptation de ce fait social comme une fatalité, voire une nécessité. Acceptation renforcée par la certitude que le capitalisme mondialisé produit un surplus d?êtres humains "inutiles", surplus appelé à croître dans les années à venir. "Dès lors, la seule question qui se pose est celle-ci: qu?est-ce qu?on va bien pouvoir faire de ces hommes en trop?"
Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d'éviter un tel scénario ?Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre...Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition, d'agroécologie et des mécanismes de l'entraide, il est l'auteur de Nourrir l'Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.