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Rue de Rivoli. Journal (1966-1972)
Forrester Viviane
GALLIMARD
19,80 €
Épuisé
EAN :9782070132805
Dans ce journal d?écrivain, l?essentiel qui revient à chaque page, ce sont les questions existentielles: la littérature et l?écriture, encore et toujours. Qu?est-ce que c?est, être un écrivain? Une autre de ses qualités réside dans la profondeur des analyses littéraires des livres que lit VivianeForrester: Kafka, Virginia Woolf, Proust, Malcom Lowry. Par exemple, sur Hemingway: « lemonde est un grand hôtel dont les personnages d?Hemingway sont les clients ». Mais elle décèleaussi tout ce qu?il y a de faible, selon elle, chez Mauriac, d?un peu faux chez Sartre, Bataille,Blanchot? Nous sont présentées les années de l?Occupation, ineffaçables: les persécutions, la fuite à Pau puis à Madrid; la figure du père, homme riche, puissant, redoutable. La période que couvre ce journal est celle où l?auteur, qui habite rue de Rivoli, en face des Tuileries, est mariée au peintre néo-zélandais John Forrester; où leur couple, aussi, va se déliter. Les personnages du monde littéraire apparaissent, ce sont d?abord ceux qui publient chez ses éditeurs: Maurice Nadeau, Geneviève Serreau, les Dalmas? Octavio Paz, par exemple, est impliquée dans une scène de jalousie qui a pour protagonistes John Forrester, Bona, Viviane et Octavio. Puis survient le moment où les Forrester n?ont plus d?argent. Le peintre part pour l?Australie, mais, trop malheureux, revient aussitôt. Sans un sou de côté, Viviane Forrester raconte comment elle est obligée de faire des traductions et des critiques pour survivre. Un véritable récit se dégage de ces pages, où la vie passionnante de Viviane Forrester se révèle sous un jour très inattendu, qu?il s?agisse de la femme engagée dans sa passion pour l?écriture et pour les livres, ou de son mariage avec le peintre John Forrester, qui la propulse dans le bouillonnant milieu artistique de la fin des années 1960. Le style net et lumineux décrit sans complexe ces années difficiles et passionnantes où, bien que vivant dans une grande gêne financière, celle qui se sentait « écrivain avant la naissance » va enfin naître au monde qu?elle attendait ardemment, celui des gens de lettres.
C'est après la guerre sur une plage de Hollande. Le passé vit encore, où toutes les velléités d'action viennent échouer ; former des couples, aimer, recommencer un film avec d'autres acteurs ou, comme Rochting, l'ancien collaborateur, exploiter à nouveau ses victimes : autant de démarches que freine le passé. La mémoire d'une femme que l'on n'a pas aimée, d'un jeune homme disparu dans les camps, d'une enfance heureuse et de tant de cadavres, hante et commande les habitants de Scheveningen. En «ce temps de paix sans innocence», Sarah, venue d'ailleurs, trouvera seule la plénitude et se confondra avec le paysage, le sable, dans cette atmosphère nostalgique qui suit les grands événements.
Chatoyante et fragile, désopilante et meurtrie, voici Virginia Woolf dans le récit bouleversant donné par Viviane Forrester. La présence de Virginia nous fait trembler d'émotion, souvent ployer de rire, parfois la détester. Elle est avant tout différente de la légende tramée par son mari Leonard, qui se forgeait une carapace en projetant sur elle ses propres troubles. Dans la ronde brillante et mouvementée de ceux qui l'entourent au long de sa vie, chacun révèle des secrets, des masques jusqu'ici négligés. Surtout, jaillit à vif, à nu, dans la plénitude ou dans les affres, une femme apte à étreindre le monde, dont elle guette le vrai langage et les silences. Une femme qui eut à subir son génie, à s'efforcer de le faire accepter par les siens. Une femme qui aura pu dire: "Je sens dans mes doigts le poids de chaque mot', avant de répondre à"l'étreinte"promise par la mort en allant se noyer, les poches pleines de pierres, dans la rivière Ouse. Un suicide dont on découvrira certaines raisons passées inaperçues. Biographie de l'auteur Romancière, essayiste, Viviane Forrester, membre du jury Femina, est l'auteur entre autres de La Violence du calme, Van Gogh ou l'enterrement dans les blés, prix Femina de l'essai, Ce soir, après la guerre, L'Horreur économique, prix Médicis de l'essai."
Les Palestiniens comme les Israéliens ignorent à quel point ils sont étrangers au conflit qui les oppose. Ils sont les victimes, non pas les uns des autres, mais les uns et les autres d'une histoire qui n'est pas la leur. Une histoire européenne dont ils ne furent ni les bourreaux ni les acteurs. Les Arabes recevant le châtiment d'un désastre auquel ils étaient tout à fait étrangers, les Juifs, victimes de ce désastre, étant encouragés dans un rôle d'intrus en Palestine. A l'origine, donc, Le Crime occidental : 6 millions de Juifs exterminés sans que l'Occident ait rien fait pour les protéger. L'Occident combattit et défit l'Allemagne, certes, mais jamais il n'affronta la politique d'extermination nazie. Ni avant ni pendant la guerre. C'est le premier temps du livre. Implacable, documenté, irréfutable. Après la guerre, la mauvaise conscience fut bien sûr à son comble. Et l'Etat d'Israël est le fruit de cette mauvaise conscience. Deuxième temps du livre : l'Etat d'Israël comme effet différé du crime occidental, dont les massacres auxquels nous assistons jour après jour ne sont eux-mêmes qu'une réplique. La documentation est toujours aussi précise, l'argument tranchant, la critique accablante. Certes, cet essai ne prétend pas peser directement sur la scène politique ou diplomatique du Proche-Orient. Reste qu'en racontant cette histoire sur le mode d'une tragédie grecque, en montrant à quel point les acteurs sont étrangers à eux-mêmes, il désigne le chemin qu'il faudra bien qu'Israéliens et Palestiniens acceptent d'arpenter. Coexistence de deux Etats, donc. En toute connaissance de cause.
C'est finalement une autobiographie des plus intimes que forme cet ensemble de préfaces, critiques littéraires, conférences que Viviane Forrester a écrit depuis 1947. Pour elle, tout livre est une personne, toute oeuvre en est une aussi. Toute création est une créature. Sa voix musicale, étrangement convaincante, souvent pleine d'humour, mène irrésistiblement à la lecture, à la relecture. Celle des ouvrages si divers qui font dire à la langue ce qu'elle est faite pour taire et qui nous conduisent à découvrir ainsi nos propres et plus secret secrets...
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.