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Les Frères ennemis de la Côte. Plongée au coeur de la guerre des droites
Forray Jean-Baptiste
PLON
20,00 €
Épuisé
EAN :9782259323239
A la veille des élections municipales, le maire de Nice, Christian Estrosi, et son porte-flingue historique, Eric Ciotti, se livrent une bataille sanglante pour le contrôle de la baie des Anges. Au menu : coups tordus, affaires judiciaires et règlements de comptes en tout genre. Une saga qui épouse le destin de la droite, écartelée depuis 2017 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Tandis que Christian Estrosi a été le premier LR à adresser des oeillades au chantre du "en même temps", son ancienne âme damnée a quant à elle rallié le Rassemblement national aux dernières législatives. Au choc des ambitions s'ajoute un affrontement idéologique et stratégique. Et dire que ces deux petits Français de sang mêlé se sont tant aimés ! Quand l'un tenait l'arrière-boutique d'une main de fer, l'autre, ancienne star de la moto, montait quatre à quatre les marches du pouvoir. Un tandem fusionnel, où vie publique et vie privée s'entremêlaient à l'envi. Jusqu'au jour où Eric Ciotti a voulu voler de ses propres ailes. Cette enquête haute en couleur invite à une plongée chez les Romulus et Remus de la promenade des Anglais, à l'heure où la cinquième ville de France pourrait basculer...
Chagall aurait pu être un peintre surréaliste : Max Ernst et Eluard, en 1924, lui ont demandé d'adhérer au groupe alors en cours de constitution. C'est que sa peinture se fait souvent image du rêve : le travail de condensation et de déplacement qui caractérise le rêve est manifestement à l'?uvre dans des tableaux qui mettent en scène des lapins géants et des coqs amoureux. Le désir, la pulsion sexuelle, le plaisir trouvent leurs équivalents plastiques dans ces peintures. Chagall ne rejoindra pas les surréalistes. Mais il reste que nombre de ses ?uvres ont un caractère " surréaliste ". Le présent ouvrage en présente quelques unes. Elles montrent un Chagall qui n'obéit à aucun critère d'école ou de mouvement : ses tableaux semblent être le produit de pulsions profondes, le plus souvent organisés autour de la figure centrale du peintre, qui, palette à la main, distribue des objets de fantaisie, génère un monde qui dérape, désorganise le réel. Ce monde où l'homme-coq côtoie le lapin qui porte une belle endormie est un univers magique, pour reprendre le terme qu'André Breton emploie pour qualifier l'art de Chagall.
Résumé : Le costume cintré et le verbe ciselé, ils se ressemblent presque tous. A mille lieues de la vraie vie, ils n'ont, pour la plupart, jamais posé un orteil dans une entreprise ou une administration. Contrairement à leurs aînés, ils n'ont pas fait leurs classes à l'ENA, mais auprès d'un chef de parti ou d'un député-maire. Des "apparatchiks" comme on dit, qui excellent dans les coups de billard à trois bandes et l'art du placement. A droite, François Fillon a ouvert la voie. Grandis dans les pouponnières du PS, Manuel Valls et Benoît Hamon ont développé la filière. Un système devenu industriel. De François de Rugy (En Marche !) à David Rachline (FN) en passant par Razzy Hammadi (PS) et Guillaume Peltier (LR), les professionnels de la profession squattent tous les bancs. Or certains d'entre eux multiplient les dérapages incontrôlés et précipitent la mort des partis traditionnels : salaires en or, emplois fictifs, business trouble... Qui sont-ils ? Quels coups vont-ils imaginer pour remonter ? Ont-ils assez d'idées pour cela ? Autant de questions auxquelles Jean-Baptiste Forray s'attaque dans cette enquête sans merci et sans précédent sur le nouveau visage de la classe politique.
Parmi les 550000 élus locaux qui, dans l'ombre, retissent le lien social, une poignée d'irréductibles défraie la chronique. Presse aux ordres, majorité le doigt sur la couture du pantalon et droits de l'opposition réduits à peau de chagrin: chez ces barons, décentralisation rime rarement avec démocratisation. Issus de dynasties d'élus ou accros au cumul des mandats, ces nouveaux féodaux exercent un pouvoir sans partage. Ce livre brosse le portrait des plus emblématiques d'entre eux, tels Jean-Michel Baylet et Christian Poncelet; des plus sulfureux aussi, à l'instar de Jean-Noël Guérini; des plus rocambolesques, enfin, comme le fondateur de "la principauté virtuelle de Stalheim", feu Jean Kiffer. Tract auto-diffamatoire ou aveux incontrôlés sur l'existence d'un compte à l'étranger: certains de ces olibrius collectionnent les sorties de route. La comédie du pouvoir en version locale, tel est le fil rouge de cette enquête enlevée, riche en révélations étonnantes.
Ahmed vivait dans une famille trop pauvre pour pouvoir aller à l'école. Il a été aidé par les animaux qui vivaient dans sa maison : la souris, le coq, le chat, les lutins vers et le chameau. Ce conte fait partie des cinq histoires que Jean Bernard avaient imaginées pour les raconter à Leïla, petite fille algérienne, accueillie dans sa famille en 1983 pour se faire soigner d'une leucémie.
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Résumé : De A à Z, Evelyne Lever nous invite à découvrir la part féminine de la royauté et nous propose un éclairage nouveau, original et passionnant sur le destin des souveraines d'Europe depuis l'époque médiévale jusqu'à nos jours. Peu de femmes ont régné. Reines par mariage, la plupart des princesses ont dû lutter pour s'imposer. Donner des héritiers au royaume était leur premier devoir. Malheur aux reines stériles ! Mais, par leur charme, leur patience et leur intelligence, certaines sont parvenues à exercer une réelle influence. L'amour était rarement au rendez-vous dans ces couples unis par la raison d'Etat. Epouses de monarques volages, elles n'avaient souvent pour seule consolation que la prière. Toute liaison leur était interdite, pourtant, l'entrée Amants est l'une des plus longues de ce dictionnaire ! Il faut attendre le XIXe siècle et surtout le XXe pour que les mariages d'inclination soient possibles. Femmes de pouvoir, héroïnes tragiques ou simples incarnations du devoir, ces souveraines ont, elles aussi, tissé l'histoire de l'Europe.
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau. "Je ne suis pas né à Bordeaux. Ma ville natale est Mont-de Marsan, le chef-lieu du département des Landes, à 120 km environ au sud de Bordeaux. J'y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. Et Bordeaux dans tout cela ? Mes grands-parents paternels habitaient Bordeaux. Nous leur rendions visite, mes parents, ma soeur et moi, de loin en loin. J'en garde peu de souvenirs. A chaque rentrée scolaire, ma mère nous traînait, ma soeur et moi, chez Mod, la boutique "chic" de la place de la Comédie où elle nous habillait pour l'hiver. Elle n'aimait pas vraiment Bordeaux. Nous nous sommes installés à Bordeaux, Isabelle et moi, en 1994. Nous trouvâmes la maison de nos rêves, dans un vieil immeuble de l'impasse des Tanneries. Nous y fûmes heureux. J'ai sottement vendu cette maison en 2004, sur un coup de tête. J'étais sous le choc de ma condamnation et j'avais besoin de rupture. Nous voici aujourd'hui en plein coeur de ville, entre deux sites stratégiques : la librairie Mollat et le Palais Rohan. Quel bonheur d'aller à pied, chaque matin, à mon bureau de l'Hôtel de Ville. Je repense à la ville telle qu'elle était il y a plus de deux décennies. Elle était certes déjà belle mais elle s'était assoupie. "La belle endormie", disait-on. Les touristes qui la traversaient sur le chemin du sud lumineux la trouvaient noire et ne s'y arrêtaient pas. Elle était noire en effet. Elle y mettait une sorte de coquetterie. Quand j'ai lancé ma première campagne de ravalement, je me souviens qu'un écrivain bordelais s'est affligé, dans la presse, de voir s'effacer la ville de suie... et sa poésie très particulière. Bien vite les Bordelais se sont aperçus que ravaler, c'était aussi restaurer des bâtisses qui en avaient souvent besoin ; que c'était surtout révéler les détails d'une architecture dissimulés sous la crasse. La contagion a vite joué et les Bordelais ont redécouvert leur ville. En présentant mon premier projet urbain, j'avais deux idées directrices : d'abord doter l'agglomération d'un transport collectif moderne et puissant pour prévenir la congestion naissante des déplacements ; et reconquérir ou conquérir les deux rives de la Garonne pour ouvrir résolument Bordeaux sur son fleuve. La rive gauche avait été désertée par le port qui n'y avait laissé que des hangars en ruine. Quant à la rive droite, c'était encore, pour les Bordelais "classiques", un espace quasiment inconnu, un autre monde qu'on ne fréquentait pas. "Obscur tabou ? Loi non écrite ?" se demande J.M. Planes dans son opuscule sur les Quinconces. Les temps ont changé. Le tramway est devenu une sorte de cordon ombilical entre la rive gauche et la rive droite qui n'est plus "le rognon racorni" dans le méandre du fleuve dont parlait J.M. Planes dans un autre texte. Le pont de pierre désormais réservé aux transports en commun et aux déplacements doux accueille jusqu'à 10 000 cyclistes par jour et une nuée de piétons. L'aménagement des quais est plébiscité. Il a transformé un no man's land en lieu de vie quotidiennement fréquenté tant par les habitants de la ville et de la métropole que par les touristes. Quel bonheur pour moi d'y rencontrer des citoyens heureux, et fiers de leur ville !".